La Sérénissime
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Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

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Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Hans Von Dingen le Ven 26 Oct - 20:19

Mon cheval était au galop depuis que je pouvais voir le château, mon château. Je poussais encore sur l’animal, ayant envie d’arriver au plus vite, pour la voir elle, et uniquement elle, ma femme. J’avais envie d’arriver chez moi, de déjà y être, mais j’avais l’impression que le chemin forestier s’allonger de minutes en minutes. Ma journée à cheval avait était épuisante, tout comme ma semaine de chasse dans le domaine d’un ami, mais en ce moment, rien ne pouvait m’empêcher d’aller m’écrouler dans mon lit auprès de ma femme. J’avais distancé l’ensemble de mes compagnons de route et rien ni personne ne pouvais maintenant m’empêcher d’arriver à destination.

Mon cheval n’était même pas encore arrêté dans le cour que déjà j’avais sauté de son dos et que je je fonçais à grand pas vers la porte du château. Un serviteur voulu me parler, mais à ma démarche et au regard que je lançais, il comprit qu’il ne fallait pas venir me parler. Même moi si je me croisais dans l’état dans lequel j’étais, je ne serais pas venue me parler, parce que je sais pertinemment que si on vient m’empêcher de faire ce que j’ai envie en cette instant, qu’on vient me ralentir à me parler, je vais devenir violent. Je le sais pertinemment, mais c’est comme ça, je suis un violent, un sanguin. Je fonce dans le tas, un point c’est tout, s’en mettre les formes. Je suis un rustre, un bourru, mais c’est comme ça, e suis comme je suis, puis c’est plus maintenant que je vais changer, pas à mon âge.

J’ouvris les portes dans un grand fracas avant de monter quatre à quatre les marches qui allait vers mes appartements et ceux de ma femme. Je faisais beaucoup de bruit mais cela m’était égal. Je me dirigeais vers la porte de mes appartement que une servante, non pas juste une, mais la suivante de ma femme sortie des dis appartements. Elle me foudroya du regard :

« Madame est …

Laissez moi passé, elle reste ma femme est j’exige de la voir ! »

Je n’avais que faire d’une suivante. Mais avant de lui mettre une claque, je me retiens. Elle était intime avec ma femme et lui faire du mal me retomberai dessus quoi qu’il arrive.

« Laisse moi passer, je reste son mari et cette chambre est mienne. »

Je fis alors un pas un avant, bousculant un peu au passage la suivante qui ne s’était pas dégagée assez rapidement. Une fois les portes fermé derrière moi, je pris la direction de la pièce de nuit. Il y avait de la lumière et j’étais déjà en train de vociférer. Je n’arrivais pas à m’arrêter, je devais râler un bon coup.

« Femme ! Quelle est donc encore que cette histoire, vouloir m’empêcher de vous voir ? Je vous rappelle que je suis votre mari, vous n’avez donc rien à m’interdire ! Je suis le chef dans ce château, que ça vous plaise … ou non ... »


J’entrais dans notre chambre et je la vis alors. Elle était tranquillement assise à sa place sur le sur lit, des feuilles de papier plein les mains Sa belle chevelure rousse était complètement détachée et elle portait une tenue de nuit qui ne cachait rien de ses formes de femmes, sans être affriolante. Elle leva la tête vers moi et quand je pu enfin croiser son regard, ma rage tomba d’un seul coup. Je pu voir alors ce qu’elle tenait entre les mains. Elle faisait simplement les comptes du domaine.

« Angelica, que se passe t’il donc ? »

Il n’y avait rien à dire, mais cette femme, ma femme, Angelica, avait un pouvoir sur moi qui était incommensurable. Sa simple vision pouvait me calmer et une phrase de sa part et je pouvais perdre le fil de mes pensés. Je m’approchais alors doucement du lit, profitant d’être calme pour enlever le ma cape de voyage et mes bottes.

« Angy, quelque chose ne va pas ? »

Ma femme me rendait fou. Elle était merveilleuse, elle s’occupait de tellement de chose pour moi, pour me permettre de faire ce que j’avais envie. J’étais peut être le chef de ce château, mais elle était la fée qui le faisait fonctionner. Et mon dieu qu’elle était belle, l’âge n’altérant aucunement sa beauté, comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle. Je me couchais alors sur le lit, profitant de sa position pour venir déposer ma tête sur ses cuisses. Je plaçais alors mes bras autour d’elle, avec tout l’affection que je pouvais montrer.

« Tu m’as manqué mon amour. Tu n’imagines pas oh combien je suis heureux de te revoir enfin. »
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Angelica von Dingen le Lun 29 Oct - 18:09

La servante entra dans la chambre avec un sourire pour annoncer à sa maîtresse que le bain était prêt mais que l’idiote de petite nouvelle avait mis des seaux d’eau bouillants. Il faudrait attendre un peu pour pouvoir se prélasser. Ce n’était pas grave pour la comtesse, elle avait encore quelques factures à vérifier. Elle fit signe a Alia, sa servante de l’aider a retirer sa robe et soupira de plaisir quand elle fut soulagée de ce fardeau. Son rang l’obligeait a porter des tenues dont elle se passerait bien, mais elle n’avait pas le choix. Surtout quand son époux était absent. N’importe quel personne du domaine pouvait très bien débarquer à toute heure pour une demande. Elle n’allait quand même pas recevoir les employés en ayant l’air d’une servante ou d’une catin.  Angélica sourit à Alia qui l’aidait a enfiler un jolie déshabillé de soie. Au fil des années elle était devenue plus proche de l’amie et de la confidente que de l’employée. Elle avait été la seule a la soutenir il y a 20 ans quand elle était arrivée en Allemagne et s’est sûrement ce qui avait créé ce lien. Elle savait malgré tout rester a sa place ce qui en faisait une personne très fidèle. Elle fit une courbette et quitta la pièce.

Angy se réinstalla sur son lit, là ou elle était avant l’interruption et détacha sa tresse tout en regardant les divers papiers étalés autour d’elle. Il fallait réduire les dépenses des prochaines semaines. Sinon ils ne tiendraient pas jusqu’au mariage de leur fils. Après tout serait plus simple, la dot de la jeune mariée comblerait les dettes et laisserait même de quoi voir venir. Elle secoua sa chevelure rousse et attrapa la plume sur sa table de nuit. La trempant dans l’encrier, elle s’attela a signer quelques papiers puis a reporter les chiffres correspondants sur le grand livre de compte. La plume cassa quand elle appuya un peu fort en entendant des voix dans le couloir. Une de plus. Elle la jeta au sol près du lit, la ou d’autres étaient déjà. Elle en avait cassé plusieurs rien qu’aujourd’hui, ses nerfs étaient a fleur de peau. Trempant la nouvelle plume dans l’encrier, elle tenta de se concentrer sur ce qu’elle faisait.

«mais cette voix qu’elle aurait reconnue entre mille était celle de son mari. Il était enfin rentré de ses deux jours de chasse qui avaient duré une bonne semaine. Elle devait se retenir de réagir. Il ne méritait pas la moindre attention de sa part. Il savait a quel point elle s’ennuyait dans le froid de leur château et il la laissait seule toute une semaine pour aller courir derrière une bête sauvage qui n’avait rien demandé. Et voila qu’il rentrait en hurlant. Tant mieux cela lui simplifiait les choses, elle serait ainsi moins encline a lui adresser un sourire. Elle n’écoutait même pas ce qu’il disait, elle avait l’habitude, cela faisait 20 ans qu’il disait toujours la même chose. Il est le maître des lieux, elle lui appartient et doit juste se taire et obéir. Au début cela l’avait faite trembler. Aujourd’hui elle était indifférente, elle savait qu’il ne le pensait pas vraiment.

Quand la porte de leur chambre s’ouvrit elle le va simplement les yeux vers lu. Juste a temps pour voir disparaître la colère de son visage. Au fil des années elle avait remarqué qu’un regard ou un sourire le clamait. Et elle devait bien avouer qu’elle en profitait largement. Et elle devait bien avouer qu’elle s’était habituée a son coté ours. Si au début, elle « tait arrivée ici contrainte et forcée, elle avait finit par s’attacher a lui. C’est pour cela qu’elle lui en voulait ce soir. Il lui avait manqué. Elle n’était pas de bonne humeur a cause de ce manque qu’il arrivait a créer en elle par son absence mais aussi parce qu’elle refusait d’admettre que c’était bien plus que de la simple tendresse qu’elle ressentait aujourd’hui pour lui. Accepter le fait qu’il lui manque c’était tout simplement accepter qu’elle l’aimait. Et ça il en était hors de question.

Et voila il avait bien compris que ça n’allait pas. Il avait le don pour lire dans son regard mais pas encore celui d’en comprendre la signification. Elle haussa les épaules. Comme si elle allait s’abaisser a lui dire que ce qu’il ‘allait pas s’est qu’il ‘avait pas été là les dernières nuits, pour qu’elle se blottisse dans ses bras. Elle leva de nouveau les yeux vers lui quand sa nouvelle plume se cassa, faisant une énorme tache d’encre noire sur le livre de compte. Non mais il faisait quoi a venir grimper sur le lit sans faire attention aux papiers. Il profita de sa surprise pour s’étaler sur ses papiers et venir poser sa tête sur ses genoux. La première envie d’Angy fut de lui caresser les cheveux en réponse aux mots tendres qu’il venait d’employer mais elle se retint, tordant le nez quand a son odeur.


« TON amour était entrain de faire les comptes de TON domaine avant que tu t’écroules sur la paperasse »

Elle le repoussa et se leva du lit. Entreprenant de récupérer les papiers, elle le poussa même pour cela. Une fois tous les documents sauvés de l’ardeur de son mari, elle alla les poser sur sa coiffeuse. Elle vint ensuite récupéré ses plumes et son encrier sur la table de nuit et les mit eux aussi en sécurité loin de sa brute préférée. Tout cela attendrait demain, désormais, elle devait être une bonne épouse et se consacrer à lui. Mais la première chose n’était sûrement pas ce qu’il espérait.  Revenant vers le lit elle le toisa du regard.

« Mon cher Hans, vous ne vous étés pas dit que votre odeur après la chasse pouvait m’incommoder ? Un bain c’est trop vous demander. »

Elle avez fait exprès d’employer le vouvoiement, lui montrant qu’elle n’avait pas envie de rire. Des fois elle se demandait si elle était la seule adulte dans le château. Lui tournant alors le dos elle se dirigea vers une porte presque dissimulée par un paravent dans un coin de la pièce et l’ouvrit. Une vague de chaleur la saisit aussitôt. La salle de bain attenante a sa chambre ou un feu de bois brûlait et ou l’eau de son bai devait enfin être a une température acceptable. Juste avant de franchir le pas de la porte, elle défit la fine ceinture de soie qui retenait son vêtement et le laissa glisser au sol avant de disparaître de la vue de son mari. Mais c’est d’une voix plus douce qu’elle lui lança depuis l’autre pièce.


« Tu peux partager le mien si tu veux »
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Hans Von Dingen le Mer 31 Oct - 21:50

J’étais allongé sur ma femme, Angy mais quelque chose me gênait. Il y avait déjà le drap, c’était très gênant, sa vêtement de nuit, qui pareil me gênait, mais aussi un truc, mais que je n’arrivais pas à savoir ce que c’était. Je le compris quand Angy se mit à râler elle aussi. Je venais d’écraser des papiers et visiblement elle n’était pas contente.

« Je t’ai déjà dit que tu allais te ruiner la santé avec tous ses comptes et ses papiers. On devrait embaucher une personne pour faire ça à ta place ... »


Puis c’est qu’elle ne voulait pas de moi en prime. Elle me repoussa avant de ce lever et de ramasser ses papiers. De mon côté je n’avais qu’une envie, de tous les mettre au feu pour qu’elle arrête de se faire du soucis. Ma femme était doué pour gérer les affaires de la famille mais elle se prenait bien trop la tête pour ça. Elle devait parfois se détacher de tout cela et je n’arrivais pas encore à savoir si elle était incapable de le faire ou si justement elle était trop accaparée par cette gestion dans les deux cas elle la santé de ma femme était en jeu et je me devais de faire quelque chose. Je n’ai qu’une femme et n’en aurai toujours qu’une, alors je n’allais pas lui laisser avoir des cheveux blancs à cause de quelques chiffres sur des bouts de papiers. C’est que j’y tenais à sa chevelure rousse moi. Puis il aurait été bien dommage que son beau visage soit marqué de vilaine ride à cause du stresse car même si elle n’avait plus le visage de la jeune femme de dix huit ans, celui qu’elle avait à quarante pourrait rendre toute femme du même âge jalouse.

J’allais alors quelque chose que j’en pris pour mon grade. Mon odeur l’incommoder ? Mais elle se foutait de moi ? Elle voulait me mettre en colère ? La dernière fois j’avais voulu prendre un bain avant de la rejoindre, elle m’avait déjà fait un scandale, alors que je voulais juste être propre pour elle. Bon il était vrai aussi que je m’étais endormi dans le bain et donc je lui avais fait passer une autre nuit seule, mais je voulais lui faire plaisir ... Et là je venais la voir directement je me faisais une fois de plus réprimander ? Visiblement le cerveau féminin était bien trop compliqué pour moi … Déjà celui de certains hommes était tordus, alors celui d’une femme … Comment pouvait on tout vouloir et avec son contraire … Je n’arrivais pas à le comprendre, vraiment pas, et je savais aussi que je ne le comprendrais certainement jamais.

« Dis tout de suite que je dérange … Moi qui voulait te faire plaisir en venant te voir et ne plus te faire attendre … Mais je vois qu’essayer d’être gentil et attentionné est une perte de temps … Peut être devrais je suivre le conseil de certain de mes amis … Je suis certain que leurs femmes les accueillent avec plus d’entrain que toi avec moi … Mais je vois qu’encore une fois je n’ai pas choisit la bonne méthode. Tu aurais peut être mérité de recevoir des claques ... »

Mais au fond de moi j’en étais incapable. L’idée même de lever la main sur ma femme m’horripilait et je haïssais profondément les hommes qui faisaient cela. J’étais peut être une brute, mais ma femme était justement la seule douceur que j’avais dans ma vie, puisque sans elle je n’aurais pas mes enfants, et notamment mes filles. J’avais peut-être le caractère d’un sanglier, mais j’avais tout de même quelques principes dont celui là. Cependant elle venait de m’énerver alors pour essayer de passer mes nerfs, je lui tournais le dos pour me diriger vers l’une des tapisseries qui décorait notre chambre et je mis plusieurs coups de point dedans.

J’aillais frapper de nouveau le mur quand sa douce voix eu l’effet d’un calmant. Partager un bain avec elle, mais quelle idée incroyablement plaisante. Et si elle me le proposait de cette façon, c’est qu’elle avait vraiment envie que je l’accompagne, alors pourquoi vouloir m’énerver en me faisant une réflexion ? Juste pour le plaisir de me faire sortir de mes gonds ? Juste pour le plaisir d’avoir un semblant de pouvoir sur moi ? Cependant j’étais incapable de penser à tout cela, enfin de manière consciente. Je venais de voir le vêtement qu’Angy portait à l’instant et le fait de la savoir nue me donnait encore plus envie de la rejoindre. J’étais fou de ma femme et Angy aimait jouer avec moi. Je le savais, mais au final, j’en avais que faire, puisque c’était elle qui le faisait.

Je me déshabillais en quatrième vitesse, jetant tout dans tous les sens. On râlerait que je n’avais pas fait d’effort, mais je voulais passer un moment avec ma femme et je n’allais pas me laisser emmerder par de vulgaire morceau de tissus et de cuir. En parlant de cuir justement, j’avais enlever mon pantalon avant mes bottes et je perdis en parti l’équilibre au moment de les enlever, percutant de plein fouet le paravent qui cachait la porte de la salle de bain.Mais ou moins maintenant, j’étais capable de la rejoindre dans son bain. D’un pas décidé je me dirigeais vers la baignoire pour m’y plonger.

Je m’installais derrière Angy. L’eau était à une température idéale, parfaite pour pouvoir se détendre. Je pris ma femme dans mes bras et sa nudité plus la douceur de sa peau ne me laissèrent pas indifférent, lui montrant alors tout le désir que je pouvais avoir pour elle. En vingt deux ans de vie commune, pas une fois je fus en panne à ce niveau là, alors que bien des couples du jeune passait leur temps chez les herboristes parce que certain était incapable de ce mettre au garde à vous pour leur dame.

Mais même si le corps nu de ma femme me donnait des idée. J’avais surtout besoin qu’elle soit dans mes bras. J’avais beau être calme, je n’oubliais pas qu’elle m’avait une fois de plus poussé à bout. Je ne pouvais pas laisser la situation comme cela, j’avais un rang et dans ma tête les questions se bousculaient pour savoir comment j’allais réagir.

« Angy, Mon Amour, pourquoi as tu cherché à m’énerver ? Tu le sais pourtant que je suis d’un naturel violent et que je démarre au quart de tour. Mais tu sais que je suis incapable de lever la mains sur toi, alors comme à ton habitude tu te joues de moi. Mais c’est finalement peut être ce que tu cherches, que je te frappes … Mais je ne suis pas comme ça, tu le sais bien. Tu sais bien ce que je peux utiliser comme moyen de pression. Tu le sais parce que je les ai déjà utilisé contre toi. Alors dit moi, faut-il que je recommence ? Dois-je te menacer à nouveau ? Je pensais qu’on avait dépassé ce stade toi et moi, mais visiblement, je me trompais. »

Pendant que je parlais, l’un de mes mains avait commencé à la caresser. Mes caresses étaient douces, mais elles connaissaient pertinemment la porté de mon geste. Il n’y avait aucune ambiguïté sur leur signification. Cela faisait un moment, mais ce soir, ses caresses devenaient nécessaire. Je devais lui rappeler que j’avais toujours le contrôle, que je décidais. Elle était peut être ma femme, j’en étais peut être follement amoureux, mais il fallait qu’elle se souvienne que je décidais.

Une fois mes paroles prononcées, mes caresses changèrent. Dans un premier temps, je desserrais mon emprise sur elle, lui lançant bien plus de liberté. Puis inévitablement, mes doigts se dirigèrent vers son dos. Ils portaient encore les stigmates de sa vie de jeune fille. Il y avait là les marques des coups de fouet de son père, c’est du moi ce que j’avais toujours pensé, mais elle ne l’avait jamais dit. Elle avait beau être ma femme, Angy était encore sur bien des points un parfait mystère pour moi.

« Pourrais-je un jour gagner suffisamment ta confiance pour que tu me donnes la signification de ses marques ? Aurais-je un jour le privilège de te connaître comme tu me connais ? Ou suis-je un si mauvais mari que jamais je ne serais en capacité de t’apporter ce qu’il te faut pour qu’un jour ce soit le cas ... »
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Hans Von Dingen

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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Angelica von Dingen le Sam 3 Nov - 20:13

Depuis la pièce d’à coté, Angelica entendit son mari et ses comparaisons sur leurs couples de soit disant amis. Elle savait très bien que nombre d’entre eux trouvaient normal de taper sur leur femme. C’est sur qu’elle devaient les attendre avec le sourire le soir et être prêtes a écarter les cuisses au moindre claquement de doigt. Mais ce n’était que par peur et rien d’autre, elle n’avait sûrement aucun amour pour leurs maris et vivaient dans la simple angoisse qu’ils les frappent encore si elles ne faisaient pas ce qu’ils souhaitaient. Lui aussi lui faisait peur des fois mais il n’avait jamais levé la main sur elle. Et c’est bien une chose pour laquelle elle lui était reconnaissante. C’est aussi pour cela qu’elle avait fini par le respecter et par s’attacher à lui. Mais est ce que cela était suffisant pour faire un mariage heureux. Elle n’en savait rien mais elle devait bien avouer qu’elle n’était pas malheureuse.

Elle sursauta au moment d’entrer dans la grande baignoire. Il était encore entrain de se défouler sur les murs de la chambre. Elle soupira. Au moins il ne se ferait pas trop mal, elle avait fait installer des tapisseries partout, sur chacun des murs. Elle n’aimait pas spécialement toutes les scènes de chasse qui décoraient leur chambre mais au moins elle ne voyait plus les marques de colère de son époux. Et en plus il s’abîmait moins les mains grâce a leur épaisseur. Parce que même si elle refusait de l’avouer elle n’aimait pas le voir les mains en sang, elle n’aimait pas le voir souffrir surtout que c’était souvent a cause d’elle. Enfin surtout parce qu’il avait un caractère de cochon mais plus ou moins a cause d’elle quand même.

Angy s’installa dans l’eau chaude en soupirant. Au moins elle allait peut être pouvoir se détendre tranquillement quelques minutes. Mais ce n’était qu’une illusion. Un bruit de fracas lui fit tourner la tête vers la porte grande ouverte. Elle se retint de rire mais ne put cacher son sourire devant la scène sous ses yeux. Son mari étalé sur le sol, les fesses a l’air, le paravent en miette autour de lui. Elle l’aimait bien ce paravent mais ce n’était pas grave il s’empresserait de lui en offrir un nouveau. Elle tourna la tête pour qu’il ne voit pas son amusement, il était bien assez énervé comme ça s’en qu’elle en rajoute. Elle prit l’éponge et commença a la passer sur son corps, ne faisant plus attention à lui pour l’instant. Du moins en apparence.

Elle se décala pour qu’il la rejoigne, au moins il serait propre. Quoiqu’il en dise, sur ce plan la elle avait gagné. Et ça avait été facile. Un frisson la parcourut quand il l’enlaça, elle était si ben d’un coup entre la chaleur de l’eau et celle du corps de son mari tout contre elle. Elle appuya sa tête contre le torse de Hans, profitant de ce moment de douce complicité. Mais cela ne dura que quelques secondes avec qu’il ne rompe la magie. Ses paroles si près de son oreille, la manière dont sa main effleuraient sa peau, celle dont il la maintenait contre lui. Elle le connaissait si bien qu’elle savait exactement ce qu’il ressentait. Il lui en voulait parce qu’il savait au fond de lui qu’elle avait raison et ça il ne pouvait pas l’admettre, il était bien trop orgueilleux pour reconnaître ses tords. Alors il s’en prenait a elle. Pas en lui faisant du mal comme il prenait plaisir a le dire. Mais ces mots étaient bien plus douloureux pour elle que des coups.


« Je ne cherche pas a t’énerver » murmura elle.

Elle avait peur comme a chaque fois qu’il se comportait ainsi avec elle.  Avant c’était qu’il finisse par perdre le contrôle et qu’il fasse comme avait toujours fait son père qui lui faisait peur. Mais quand elle avait compris que jamais il ne le ferait elle avait fini par ressentir de la douleur quand il lui parlait ainsi. Il avait le don pour effacer en quelques secondes la complicité qu’elle mettait des jours a forger entre eux. Balayant tout par quelques paroles cruelles ou ce chantage sur leurs enfants. A chaque fois qu’elle croyait voir un peu d’amour dans ses yeux il balayait tout d’un revers de la main et la laissait blessée, torturée et aux prises avec des démons intérieurs qu’un autre avait créé avant lui.

Elle sentit le changement dans ses caresses mais des qu’il effleura son dos elle se raidit et profita qu’il ne la bloque plus pour avancer un peu dans la baignoire, mettant de l’espace entre eux. Pour l’instant elle devait essayer de lui faire comprendre pourquoi elle était énervée. Mais est ce que ça en valait vraiment la peine, est ce qu’il serait capable de comprendre ce qu’elle ressentait ou est ce qu’encore une fois son ego serait bien trop présent pour qu’il ouvre un peu les yeux. Elle posa la main sur son épaule, saisissant les doigts de Hans. Lentement elle décala sa main et entrelaça ses doigts au siens avant de les poser ainsi sur son ventre. c’est d’une voix méfiante qu’elle se décida enfin a prendre la parole.

« La confiance ça se gagne et toi tu as tendance a tout détruire a chaque fois que je crois que je peux enfin me laisser aller a te confier mes tourments. »

Elle se releva et se tourna dans le grand baquet d’eau chaude, pour se mettre a genoux face a lui. Elle l’avait sentit se raidir. Elle savait qu’il n’avait pas aimé ce qu’elle venait de dire. Mais avant qu’il ne parle elle posa un doigt de sa main libre sur ses lèvres pour le faire taire.

« Oui ce soir je t’en veux Hans. Parce que tu es parti il y a une semaine en me disant que tu serais là dans deux jours. Parce que tu rentres des jours plus tard sans m’avoir donner de nouvelles, sans te demander si je me suis inquiétée, et que tu espère juste que je sois a ta disposition. »

Elle s’était rapprochée de lui en parlant, nue devant lui, lui offrant une vue superbe sur sa poitrine mais c’était bien la dernière chose a laquelle elle pensait surtout qu’il connaissait son corps par cœur depuis le temps. Elle le fixa dans les yeux, les siens brillant d’une colère qu’elle contenait comme toujours. Ayant trop peur de ce qu’il pourrait faire si jamais elle laissait pour une fois sa propre fureur prendre le dessus.

« Dans ta semaine a t’amuser combien de fois t’es tu demandé si je m’inquiétais ? As tu pensé un seul instant que je pouvais te croire mort parce que tu ne rentrais pas ? Non pas une seule fois tu n’y a pensé. Tu as pensé a toi et en rentrant tu t’es dit tient si j’allais m’occuper de ma femme maintenant elle est là pour ça. Oui je suis ta femme mais je ne suis pas un objet qu’on sort d’un placard quand on en a besoin, j’ai un coeur, des sentiments et des inquiétudes. J’avais peur pour toi et tu m’as manqué »

Regrettant aussitôt de s’être laissée aller adire ce qu’elle ressentait, elle rougit. Mais elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi et elle se rassit lui tournant de nouveau le dos. Ne pas lui montrer ses sentiments de toutes façon il était trop égoïste pour les comprendre. Ne pas lui montrer non plus les larmes qui silencieusement coulaient sur ses joues. Elle rattrapa l’éponge avec rage et enfouie son visage dedans faisant semblant de se laver pour cacher ce qu’il ne méritait pas de voir.
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Hans Von Dingen le Dim 4 Nov - 3:18

J’avais à peine effleuré son dos qu’elle s’éloigna de moi, comme à chaque fois. Visiblement je n’avais pas encore réussit à obtenir sa confiance ; Mais je ne désespérais pas. Je savais que je ne pourrais changer ma nature, mais je savais que je n’aurais qu’une seule femme, aussi aucune autre personne ne compte autant à mes yeux. Donc pour elle et parce qu’elle le méritait, il était important de faire des efforts.

J’allais poser ma tête sur son épaule, cherchant une solution pour qu’elle puisse s’ouvrir à moi, quand sa réaction me prit complètement au dépourvus. Ses mots étaient durs à mon égard et j’avais envie de protester, mais je ne pouvais lui donner tord, c’était ce qu’elle ressentait et pour une fois qu’elle se livrait à moi, je n’allais pas la faire taire. Mais rien qu’à sa voix, je compris qu’elle n’était pas sereine en me disant cela.

Elle se tourna alors vers moi. Je voulais lui répondre, mais les mots restèrent bloqués dans ma gorge. J’essayais de mettre un peu d’ordre, de trouver un truc à lui dire, mais déjà elle me fit face, mettant son doigt sur ma bouche pour me faire taire, moi, son mari.

En tant normal j’aurais hurler qu’on ose me faire ça à moi. Mais je venais de lui faire une requête. Je voulais la comprendre et si pour cela elle devait m’expliquer comment je devais me comporter avec elle, alors qu’il en soit ainsi. Je fermai donc ma grande bouche, ouvrant comme jamais mes oreilles. L’exercice n’était pour moi pas facile, mais je voulais m’y tenir. Je fixais donc ses yeux plutôt que sa poitrine, laissant mes mains sous mes cuisses afin de ne pas la déranger pendant qu’elle s’exprimait sur son ressenti.

Encore une fois ses mots étaient durs, mais dans le vrai. Je soutenais son regard et je vis en lui danser un flamme de colère. De la colère envers moi. Je la trouvais injustifié, j’ai avais de hurler à qu’elle point elle avait tord, mais j’en étais incapable. Elle avait raison … Aussi je ne pus même pas profiter de la vue qu’elle m’offrait de son corps. Mais je n’en avais pas envie. Pour une fois je pouvais voir une partie de son âme, une âme qui m’était encore inconnue, alors que je connaissais son corps par cœur. Si j’avais été un sculpteur, j’aurais pu modeler son corps dans les moindres détails, de la forme de sa poitrine à la plus petite marque qui zébrait son dos. Je le connaissais par cœur. Cependant, si j’avais été un peintre, je n’aurais pu peintre ce que pouvait bien être son âme. La toile serait rester entièrement blanche, et je me rendis compte pour la première fois qu’après vingt deux ans passé avec elle, je n’avais rien fait pour apprendre à la connaître.

Ma phrase d’avant me revient alors en tête. Oui je ne l’avais jamais frappé. Amis combien de fois l’avais je écoutée ? Et j’avais ma réponse. Je n’étais peut être le plus mauvais mari. Mais j’étais bien loin d’en être un bon. Au final elle avait toujours peur de moi. Elle avait uniquement peur de moi. Je n’avais pas sa confiance et je compris surtout que je ne n’avais jamais rien fait pour cela.

« Désolé ... »

Ce fut le seul mot que je pu lui répondre quand elle eut fini son discours. J’étais incapable de dire quoi que ce soit de plus. Je restais là, interdit, devant elle. Mais je vis clairement sa tentative pour essayer de me dissimuler la peine qu’elle avait. Je vis le rouge lui monter aux joues et je compris quand elle passa l’éponge sur son visage qu’elle essayait de me dissimuler ses larmes. Elle me tournait le dos et d’un côté, j’en fus quelque peu soulagé.

Mais je fulminais. La colère monta en moi. Une de ses colères profondes, qu’en règle générale je règle à coup d’épée. Mais à celle mettais impossible. Mais alors comment faire pour déverser tout cette colère qu’elle venait de provoquer en moi ? Comment faire pour me débarrasser en cet instant de la colère que j’éprouvais pour moi même ? Je voulais me lever, courir à la salle d’arme, prendre une épée et frapper le mannequin d’entraînement avec rage jusqu’à ce que je tombe d’épuisement, comme je le faisais en règle générale. Mais n’y avait il pas un autre moyen ?

La colère que j’éprouvais envers moi était dû au fait que jamais je n’avais pris un peu de mon temps pour elle. Je lui avait toujours demandé d’en prendre pour moi, mais l’inverse n’avait jamais été vrai. Alors peut être que si je prenais un peu de temps pour elle, cela pourrait me calmer, et peut être même aussi lui faire comprendre que je voulais réellement faire des efforts pour elle. Alors d’un geste brusque, je lui pris l’éponge des mains pour le jeter en dehors de la baignoire. Ma propre femme pensait ne pas avoir le droit de me montrer ses larmes … Je mis alors ma main contre son visage, venant alors avec mon pouce essayer les larmes qui coulaient encore sur son beau visage.

« Je suis affreusement désolé Angelica … Je n’ai jamais pensé à toi et à ce que je pouvais ressentir. Je voudrais te hurler dessus, te dire que tu aurais du me e dire. Mais je suis certain que bourru comme je suis, je ne t’ai tout simplement jamais écouté. J’ai pensé à toi durant tout ses semaines, mais j’étais loin de penser que tu t’inquiétais pour moi, au contraire … Nous nous sommes quittés en mauvais terme la dernière fois, et je pensais sincèrement que te laisser plus de deux jours tranquilles, loin de moi, te serait bénéfique. Je pensais faire cela pour toi, mais si j’avais su, je serais rentré comme prévu ... »

La colère grondait toujours en moi. Je faisais cependant un effort considérable pour me contenir. Je devais laisser mon caractère de sanglier au vestiaire pour un fois. Je devais faire un effort. Je devais le faire pour elle. Je voulais alors prendre soin d’elle. Je la pris alors contre moi. J’avais le point serré sur son ventre. Je sentais mes phalanges blanchir tant je serrais fort alors que je voulais ouvrir ma main pour la poser sur son ventre. La main qui était venue essayer son visage descendit alors, venant l’enserrer dans un étreinte que j’espérais être réconfortant pour elle. Mais avec Angelica, j’avais toujours fait le choses de travers, alors j’espérais qu’elle puisse comprendre ou je voulais en venir. Elle était bien plus doué que moi à ce niveau là, comme dans la plupart des domaines d’ailleurs …

« Pourquoi ne m’as tu jamais rien dit … Tu sais que je suis incapable de te faire le moindre là … Alors pourquoi n’as tu jamais pu me dire ce genre de chose. Je m’en veux car je sais que je ne te considère, que je ne te traite pas comme tu devrais l’être. Mais je t’assure Angelica que j’ai toujours voulu être un bon mari pour toi, comme je voulais que tu sois une bonne femme pour moi. Encore une fois, tu as réussit là où j’ai échoué ... »

Plus je lui parlais plus ma colère devenais de la rage envers moi. En vingt deux ans de vie avec elle, je prenais seulement conscience de certaine chose. En vingt deux ans, elle avait tellement pour moi alors qu’au final, je n’avais jamais rien fait pour elle. Mais je me sentais perdre le contrôle. Quoi qu’il arrive, je restais un Von Dingen, je restais Hans Von Dingen, le chef militaire au sang chaud. Je savais que je ne serais plus calme pour longtemps. Alors je pris la dernière décision que je pus prendre avant de devoir laisser explorer ma rage.

« Attend moi, je vais chercher l’éponge et je vais m’occuper de toi. »


L’éponge, voilà ce que je devais aller chercher. Je me dégageais de ma femme, je sortis du bain et d’un pas lent je me rapprochais de l’éponge que j’avais jeté juste avant. Je me baissais alors pour la ramasser, mais ma colère, ma rage, ma fureur contre moi venait de prendre le dessus ? Je voulais regarder ma femme, mais je savais qu’il était trop tard.

« BORDEL ANGY !!! Vingt deux ans … Tu as dû attendre vingt deux ans … Je suis vraiment un incapable envers toi ... »

Je sentais alors ma rage et ma colère disparaître, tout comme je sentais le sang couler de mon bras. Encore une fois je n’avais pas réussit à retenir ma colère. Encore une fois je venais de démontrer à ma femme que j’étais incapable de faire des efforts et encore une fois, j’avais du frapper pour me calmer. Mon bras était contre le mur de la salle de bain. L’endroit n’était pas recouvert de tapisserie comme dans la chambre et je vis à mes pieds des morceaux de faïence, de la terre et des fleurs. Je ne mis pas longtemps à comprendre que je venais de détruire le pot en frappant le mur de mon bras. Délicatement, je repliai mon bras pour découvrir l’étendu des dégât. Heureusement pour moi, il n’y avait pas de gros morceau qui avait sectionnés les veines de mon bras. Une chance.

Je me tournais alors vers Angelica, qui était toujours dans le bain. J’avais un bras en sang, dans l’autre je tenais un éponge et à mes pieds se trouvait les restes d’un pot de fleur. Sur mon visage, je savais qu’elle pourrait y lire une certaine lassitude, une lassitude d’être toujours aussi maladroit avec elle, de ne pouvoir être le mari qu’elle avait besoin et d’être celui qu’elle méritait.

« Je suis vraiment navré Angy, mais je crois qu’encore une fois, je viens de te faire de la peine ... »
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Angelica von Dingen le Lun 5 Nov - 11:25

Enfin aurait il compris. Angelica ne bougea pas, même quand il essuya une larme entre les gouttes d’eau, même quand il la prit de nouveau dans ses bras. Il était toujours en colère elle le savait elle le sentait. Elle le connaissait si bien au fond contrairement à lui. Non seulement elle le connaissait bien mieux que lui ne la connaissait mais elle était même sure que lui même ne se connaissait pas aussi bien. Sa colère elle la sentait dans sa voix et dans chaque fibre de son corps nu contre le sien. Elle posa sa main sur son poing fermé, espérant que ce simple geste le détendrait mais il reprit la parole et elle soupira en fermant les yeux.

Non il n’avait rien compris. Il était persuadé de ne pas lui faire de mal parce que lui ne la frappait pas. Mais pourtant elle souffrait. Ses mots et ses absences étaient aussi douloureux que des coups. Ils ne laissaient peut être aucune marques sur son corps mais dans son cœur, dans son âme. Les marques étaient là, a chaque fois. Ses menaces aussi sur leurs enfants avaient laissé de lourdes traces. Même si jamais il ne les avait mise a exécution, elle n’oublierait pas ce qu’il avait dit, ce qu’il avait juste supposé faire. Et tout ça il ne le comprenait pas. Même si elle le lui disait clairement elle n’était pas sure qu’il comprenne vraiment. Il ne la comprendrait jamais quoi qu’elle fasse mais ça elle le savait depuis longtemps et elle avait décidé de faire avec.

Elle frissonna quand il sortit de leur bain pour aller chercher l’éponge. Comme si d’un coup quelqu’un avait rajouté des glaçons dans l’eau chaude. Elle soupira, tiraillée entre ses sentiments pour lui. Car quoiqu’elle puisse penser, elle avait au fil des années développé de la tendresse pour lui. Et malgré son caractère in supportable, ses élans de violence, ses absences, ses menaces, et sa manière de la traiter, au fil des années c’est en amour que cette tendresse c’était transformée. Aujourd’hui elle ne pourrait pas vivre sans lui. Elle fixait l’eau, pensive, cherchant un moyen de lui faire comprendre le problème en sachant déjà qu’il ne changerait pas, il était trop tard pour le changer.

Elle sursauta quand il se mit a crier et tourna la tête vers lui. Mais elle ne fit même pas attention a ce qu’il disait cette fois, la seule chose qu’elle remarqua c’est le sang sur son bras. Et voila son Hans égal à lui même. Il avait fallu qu’il se défoule et le mur avait prit, de même qu’un pauvre pot de fleurs innocent qui se trouvait sur le chemin. Lentement avec un soupir elle se leva et attrapa une serviette. Elle l’enroula autour d’elle cachant sa nudité, avant d’en prendre une autre. Elle s’approcha de lui et tamponna son bras pour voir la gravité de sa blessure, une de plus. Il n’y avait rien de grave mais de la terre et des petits morceaux du pot étaient entrés dans la plaie.


« Je vais faire installer des tapisseries ici aussi »

Dit elle simplement avec un sourire. Elle lui prit la main, celle qui n’était pas blessée et l’entraîna vers le baquet d’eau, comme elle ferait avec un enfant. Il avait cet air coupable comme a chaque fois qu’ils se disputaient, comme quand ils se couchaient et qu’elle lui tournait délibérément le dos parce qu’il avait encore levé la main sur un mur ou pire sur leur fils. Pourtant il la suivit et elle le fit rentrer dans la baignoire. Elle ne le rejoignit pas, elle se pencha et trempa la serviette dans l’eau avant de recommencer à nettoyer sa blessure, doucement, avec beaucoup de tendresse. Il n’y avait rien de grave, comme souvent, il aurait juste une superbe estafilade sur le bras, une preuve de plus de son caractère et de sa violence.

« La seule chose qui me fait de la peine quand tu fais ça c’est que tu arrives toujours a te faire du mal. Quel intérêt de t’en prendre aux murs ? Est ce que ça va changer quelque chose ? »


Elle avait tout en parlant terminé de nettoyer la plaie. Elle se dirigea alors vers un petit meuble et y pris une éponge propre, l’autre avait de la terre, elle serait bonne a jeter mais cela n’avait que peu d’importance. Demain sa servante nettoierait la pièce, jetterait fleurs, terre et ferait comme toujours disparaître toute traces de la scène sans poser de questions. La comtesse n’aurait droit qu’a un regard interrogateur pour savoir si son mari l’avait touché auquel elle répondrait comme toujours par un simple signe de tête et plus jamais ce qu’il s’était passé ne serait évoqué.  Pour l’instant elle revint jusqu’à son mari et se plaça derrière lui, debout derrière le grand baquet. D’une main, elle caressa sa joue et guida sa tête pour qu’il s’appuie contre son ventre. De l’’autre elle trempa l’éponge dans l’eau et la passa sur ses épaules.

« Parler n’a jamais était une grande réussite entre nous. Tu ne m’écoute pas vraiment et j’avoue que souvent moi non plus. »

Tout en lui parlant elle le lavait. Elle aimait ces moments ou ils étaient seuls au monde, ou elle pouvait prendre soin de lui. L’éponge guidait par sa main passa sur son torse, on elle ne put s’empêcher de laisser en même temps ces doigts effleurer les muscles de son mari, puis dans son dos.

« Mais sache que quand tu pars comme ça je me sent seule » Elle se pencha en avant, lâchant l’éponge et murmura la fin de sa phrase a son oreille. « Oui tu me manque quand tu n’es pas là Hans »

Déposant un léger baiser dans son cou juste sous son oreille, elle se redressa et s’éloigna de lui pour attraper une autre serviette qu’elle vint poser près de la baignoire. Cela lui avait coûté de lui avouer simplement qu’il pouvait lui manquer mais même s’il ne s’en rendait pas compte lui aussi avait dit des choses importantes ce soir en reconnaissant ne pas faire assez attention a elle.

« Sèche toi et vient me rejoindre dans la chambre que je panse ton bras. Et fait attention ou tu marches »

Elle quitta la pièce, évitant la terre, puis les morceaux de son paravent et alla chercher dans un meuble de la chambre de quoi panser son bras quand il la rejoindrait.
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Hans Von Dingen le Lun 5 Nov - 19:12

Je regardais toujours mon bras quand Angy arriva contre moi. Elle me prit le bras avec toute délicatesse et la tendresse du monde. Je posais alors mon regard sur elle, sur cette femme que j’aimais mais dont j’étais incapable de lui montrer. Il n’y avait pas plus doux que cette femme, que mon Angy. Le temps était quelque peut suspendu, elle était contre moi. Je la regardais tel un adolescent pouvait regarder une jolie jeune fille dans la rue, avec un regard candide et amoureux à la fois. Ma colère avait disparut totalement, et face à la douceur de ma femme, je savais que celle-ci ne pourrait refaire surface ce soir.

Angy était en train de s’occuper de mon bras, je continuais à la fixer quand sa voix me fit sursauter. Ses paroles se fixèrent en moi et après un rapide coup d’œil à notre chambre, je compris alors à quel point je n’avais rien compris depuis des années. J’avais toujours pensé qu’Angy rajoutait des tapisserie parce qu’elle aimait les scènes de chasse et de guerre ou qu’elle le faisait pour me faire plaisir. Mais non, je venais enfin de saisir qu’elle ne rajoutait uniquement pour que je ne me blesse pas, à chaque fois que je piquais un colère, à chaque fois que je frappais contre un mur. Et là, en regardant ma chambre, je vis le nombre de tapisserie qu’Angy avait du installer.

« Si tu veux. Mais à ce compte là, je veux qu’elle représente une femme qui prend soin de son mari. »

Je n’arrivais pas à savoir si c’était mes mots ou bien sa gentillesse naturelle, mais je vis alors un sourire illuminer son visage. Un simple sourire qui me suffit amplement. Elle me prit alors par la main pour me conduire dans l’eau. Je la suivis sans opposer de résistance, tel un enfant qui suivrait sa mère. Je devais être beau en cet instant … Moi Hans, l’homme mûr, qui suivait sa femme avec le moue des petits garçon qui vienne de ce blesser juste après d’avoir dit une méchanceté à leur mère. Malgré ma carrure je n’en menais pas large et il n’y eut aucune protestation de ma part quand elle me fit signe de me mettre dans l’eau. J’aurais cependant voulu qu’elle vienne avec moi, mais au fond de moi, je savais qu’elle ne le ferait pas. La raison m’était inconnue, mais je le savais. Encore une fois je vais de la décevoir. Encore une fois mon corps allait être marqué, marqué de cette honte constante que je lui inspirais. Mon corps était constellé de ses marques et combien de fois c’était ma femme qui avait du me soigner ? Combien de fois m’avait elle vu me blesser uniquement par colère alors que je n’avais jamais reçus de blessures lors d’un combat.

« Pourquoi ? Simplement parce que je suis trop bête pour me calmer sans me faire mal ou être épuisé ? Je ne suis qu’une brute Angy, je l’ai toujours été et je le serai toujours. Aussi je n’apprends jamais une leçon sans prendre de coups, sans me faire mal ou sans être physiquement épuisé, sans verser la sueur ou le sang. Puis tu sais, les murs ont toujours étaient de bons adversaires face à moi … Ils n’ont jamais perdu ... »

J’aurais voulu la garder contre moi, mais déjà elle s’était levée. Je la regardais, sans rien dire. L’homme que j’étais voulait voir le corps de sa femme nu, mais le petit garçon que j’étais, qui était en ce moment aux commandes, et lui voulait uniquement la douceur que pouvait donner cette cette exceptionnelle. Je la regardais d’un regard plein pour d’amour, de l’amour pour cette femme qui prenait soin de moi. Je me rendais compte à quel point sa douceur m’était précieuse, à quel point j’aimais cela chez elle, à quel point c’était pour moi le plus important. L’homme pouvait râler de ne pas avoir ce qu’il voulait, de ne pas être contenté, mais l’enfant lui, pleurerait si cela devait disparaître. Et l’enfant l’emporte toujours sur l’homme, toujours.

Je vis Angy prendre une éponge propre et revenir vers moi. Elle se plaça derrière moi, posa une main sur ma joue, m’invitant alors à me poser sur son ventre. Il était encore ferme comme celui d’une jeune femme et rien ne laissait supposer qu’elle avait eu trois grossesses. Je n’avais plus envie de penser, je restais là, à savourer l’instant, moi dans les bras de celle qui s’occupait de moi. L’éponge passa sur mes épaules puis sur mon torse. Je sentis la caresse de son doigt et ce contact me fit frissonner. Si seulement entre Angy et moi les choses pouvaient être aussi simple que cette instant. Pourquoi fallait-il que je les gâche à chaque fois. Alors pour un fois, j’allais suivre son conseil et l’écouter. Elle me répétait sans cesse que je devais le faire, aussi j’essayais de comprendre ce qu’elle voulait exactement me dire. Elle avait cependant raison, nous n’arrivons jamais à communiquer elle et oui, que ce soit de moi envers elle ou elle envers moi.

Cependant je fus interdit par la suite de sa réponse En vingt deux ans, elle ne s’était jamais dévoilée à moi de la sorte. En une soirée nous venions de plus nous en dire qu’en vingt deux ans. JE sentis l’éponge passer dans mon dos, mais je n’étais plus vraiment là. Je venais de me prendre un coup de massue et je n’arrivais pas à l’encaisser. Moi qui passait beaucoup de temps loin du château et de ma femme. Initialement parce que la raison de notre mariage ne lui avait jamais plu. Je lui manquais. Je lui manquais …

« Je … Je ... »


Les mots me manquaient … Je n’arrivais pas à penser correctement. Mais déjà Angy partait. J’avais l’impression que mon monde s’effondrait. Je voulais la rattraper, lui dire que je trouvais le temps long quand j’étais long d’elle, mais j’étais KO dans l’eau. Se furent encore une fois ses mots qui me sortirent de ma trompeur.

« J’arrive mon Amour. Et oui je ferai attention. »

Je regardais alors le sol et je compris ou elle voulait en venir. Le sol de la salle de bain et de la chambre était jonché de débris. Un sanglier dans un magasin de porcelaine n’aurait fait mieux que moins. Finalement j’étais vraiment une brute … Je ne savais pas faire les choses en finesse ou avec délicatesse ...

Je sortis alors du bain … Pris une serviette et me sécha rapidement. Une fois sec, je fis attention de ne pas planter de débris du paravent dans le pieds et je vis alors ma femme, mon Angy sur notre lit. Elle était magnifique, et la serviette ne cachait rien de son corps à mes yeux qui le connaissait par cœur. Le petit garçon voulait encore de la douceur de cette femme mais il laissa alors à l’homme le droit de s’exprimer et de montrer à quel point sa femme lui faisait de l’effet.

J’étais nu comme un vers, quand je me blotti contre elle, lui laissant mon bras pour qu’elle puisse le soigner. Je le laissa faire, en profitant pour jouer avec sa chevelure de feu. Dans le fond, elle me ressemblait un peu. Elle était douce, mais elle avait tout de même un tempérament de feu. Elle savait me calmer, mais aussi me mettre face à mes responsabilités. Je glissais ma tête dans son cou, respirant son odeur.

« Toi aussi tu me manque quand je vais à la chasse. Je ne pars jamais de bon cœur … Et j’ai toujours pensé que de laisser un peu d’air était la bonne solution … J’avais tord. »

Je venais alors déposer un baiser sur son coup. Elle soignait toujours mon bras. Ma main vient dans son dos, le lui caressant doucement sur tout la surface qui n’était pas couverte.

« Angy, voudrais tu m’accompagner pour une petite partie de chasse. Juste toi et moi, pas de gardes, pas de serviteur, toi et moi en forêt ? »
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Angelica von Dingen le Mar 6 Nov - 21:47

Installée sur son lit, Angelica brossait ses cheveux tout en attendant que son mari la rejoigne. Elle adorait passer du temps a les brosser, cela la calmait et l’aider a réfléchir ou a se concentrer. Elle leva les yeux quand il entra dans la chambre et soupira. Heureusement qu’ils avaient de belles serviettes brodées, mais elles risquaient pas de s’user trop vite avec lui. Elle sourit en repensant à sa gêne au tout début de leur mariage a chaque fois qu’il se baladait ainsi nu dans leur chambre. Cela ne l’avait jamais gêné lui alors qu’elle avait beaucoup de mal avec la nudité. Il avait fallu longtemps pour qu’elle accepte qu’il la voit nue, se cachant aussi bien par pudeur que par honte des marques dans son dos.  A l’époque elle rougissait et détournait le regard. Mais avec le temps, l’habitude et les sentiments les choses avaient peu a peu évoluées. Aujourd’hui elle ne pouvait le quitter du regard, admirant son corps musclé par les heures qu’il passait a s’entraînait ou a la chasse. Les heures loin d’elle. Elle le regarda approcher, cette fois sans colère même quand il vint tout contre elle, posant son bras sur ses genoux et s’amusant avec ses cheveux.

Elle posa sa brosse sur la tablette juste a coté du lit et regarda la longue cicatrice fine. Celle la disparaîtrait vite au moins, pas comme certaines qui marquaient le corps de son sauvage de mari ou celles qu’elle même portait en souvenir de son enfance.  Combien de fois s’était il blessé, que ce soit a la chasse, en combattant, en s’entraînant ou juste en s’énervant. Combien de fois aussi s’était elle sentie coupable des douleurs qu’il s’infligeait. Une chose de plus qui lui faisait du mal à elle sans que personne n’en voit la moindre trace. Pour l’instant l’important c’était de le soigner. Prenant la bande qu’elle avait sortie, elle commença a panser la blessure, entourant avec douceur le bras de son mari pour le protéger. Elle se concentrait sur ce qu’elle faisait, malgré les frissons qu’il lui provoqua par un simple baiser.

Elle s’arrêta d’un coup, la bande toujours dans la main quand il lui fit une étrange proposition. Elle le fixa étonnée et se mit a rire. Il était sérieux la il voulait qu’elle aille a la chasse avec lui. Elle mit un petit moment a se calmer, et reprit son bandage qu’elle termina rapidement. Oui son époux avait l’air tout a fait sérieux en lui proposant cela. Elle fit un nœud pour faire tenir la bande puis décala le bras de son mari, s’apercevant qu’il s’était aussi abîmé la main en frappant le mur. Elle soupira de nouveau, passant avec tendresse son pouce sur les phalanges abîmée elle le regarda en remarquant qu’il attendait vraiment une réponse.


« Je n’ai jamais touché une arme de ma vie Hans tu le sais … Tu veux que j’aille faire quoi à la chasse ? »

Elle se décala légèrement cherchant a éviter la douceur de la main dans son dos. Comme toujours cela la gênait, elle n’avait plus mal depuis longtemps, les années avaient effacé cela mais elle savait qu’elles étaient toujours là et y resteraient a jamais. La serviette qui cachait son corps glissa et par réflexe elle cacha sa poitrine. Elle tira le drap sur elle pour se couvrit et en profita pour enlever le reste de la serviette et la laisser tomber sur le sol près du lit avant de revenir tout contre lui. Elle prit de nouveau sa main blessée dans la sienne et la porta a ses lèvres pour déposer un baiser sur ses écorchures avant d’entrelacer leurs doigts.

« Et puis je risque de prendre pitié pour chaque pauvre bête que tu voudras tuer et la faire fuir avant que tu ne lui fasses du mal. »

Elle posa sa tête sur un coussin, sa chevelure rousse s’étalant sur le tissu blanc. Elle tira d’un coup sec sur le drap sur lequel il était allongé et le reposa sur lui avant de venir se blottir contre lui en soupirant.Elle était bien là, allongée simplement tout contre son mari, leurs mains unies, le calme revenu. Elle profitait de chaque seconde de sa présence ne pensant plus du tout a sa colère contre lui, a son absence trop longue.

« Mais si ça te fait plaisir je veux bien t’accompagner »

En fait elle se fichait pas mal de la chasse, elle voulait juste être avec lui, ne plus ressentir ce manque intense qui l’étreignait des qu’il partait pour un jour ou deux et ne revenait que des semaines plus tard. En fait elle ne voyait aucun intérêt a ce sport bizarre qui consistait a tuer de pauvre animaux qui n’avaient rien demandé. Elle trouvait cela bien plus amusant d’apprivoiser les animaux et pour ça elle avait un don. Puisqu’elle avait réussi a apprivoiser son mari. Elle le regardait en souriant et lâchant sa main, elle posa la sienne sur sa joue.


« Je te dirais bien qu’il serait plus simple que tu ne partes plus a la chasse mais je sais que ça t’amuse et je ne voudrais pas te priver de ton passe temps favori. »

Elle Caressait doucement sa joue tout en lui parlant. Il était calme et elle voulait qu’il le reste. Elle faisait donc très attention a ce qu’elle disait ne voulant pas l’énerver de nouveau, ne voulant pas qu’il pique une nouvelle crise. Elle approcha son visage du sien et effleura ses lèvres d’un baiser rapide.

« Je crois qu’on devrait surtout prendre tu temps pour parler, ce qu’on a rarement fait si on y réfléchit bien. Je te connais Hans, parce que je t’observe en silence, parce que je fais attention a toi. Mais toi tu ne prends pas le temps de réfléchir, d’observer. Tu fais pareil avec les enfants, tu réagis toujours trop vite. »

De nouveau elle effleura ses lèvres d’un baiser, pour apaiser la colère avant même qu’elle n’arrive. Elle ne voulait pas qu’il prenne ses remarques pour des critiques même si c’était un peu cela. Elle souhaitait juste l’aider a comprendre certaines choses, a mieux la comprendre elle et peut être ainsi aussi l’aider a mieux comprendre ses enfants surtout son fils. Mais c’était toujours si compliquer d’arriver a lui parler, a lui faire comprendre ce qu’elle voulait lui dire tout en évitant de se dévoiler. Peut être que si elle lui disait ce qu’elle ressentait tout s’arrangerait mais elle n’était pas prête à cela, elle avait trop peur de souffrir encore. Elle plongea son regard dans le sien, hésitante, elle pensait bien a une solution pour lui prouver qu’elle avait besoin de lui et qu’elle lui faisait confiance malgré tout mais elle avait peur de sa réaction.

«Tu veux toujours savoir… »

En disant cela elle s’était tournée sur le lit, se mettant a plat ventre et lui exposant son dos et les mystères dont il avait toujours voulu avoir la réponse. Elle avait pris sa décision mais elle devrait dire les choses sans qu’il s’énerve car vu qu’il ne pourrait pas s’en prendre au coupable, il risquait de s’en prendre a n’importe quoi dans la chambre.
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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Hans Von Dingen le Ven 9 Nov - 20:53

Visiblement ma réponse venait de la surprendre. Bien sûr que je voulais qu’elle vienne avec moi. Je passais mon temps en forêt depuis que les guerres avec les états slaves avaient cessé. Donc si Angélica voulait passer du temps avec moi, il fallait qu’elle m’accompagne. Enfin je savais aussi que la chasse n’était une activité qui l’enchanterai foncièrement, aussi je voulais pas lui proposer juste une sortie de chasse.

« Je te demande pas de me suivre une arme à la main, mais seulement de me suivre. Durant la chasse je passe aussi beaucoup de temps à marcher et cela pourrait nous faire du bien. De nous balader ensemble, juste toi et moi. Et tu n’as jamais vu le relais de chasse dans les collines au nord du château. Nous pourrions y passer une nuit. Et ne t’en fait pas, on prendra de quoi manger si je ne peux pas chasser notre nourriture. »

Ma main glissait dans son dos mais je sentis son mouvement pour s’écarter de moi. J’ai toujours connu ma femme avec ses marques dans son dos, mais j’avais l’impression vu les réactions qu’elle avait, même encore maintenant, d’en être l’autre. Je savais pourtant que non. Je connaissais l’auteur, je savais qui était responsable de ça, mais je n’ai jamais pu m’entretenir avec lui à ce sujet. J’ai appris la vraie signification de ses marques qu’après la mort de ce dernier. J’avais des doutes avant cela, mais quand on me le confirma, je fus pris d’une colère noir presque instantanément. La personne qui me l’avait dit avait aussi eu l’indécence de rire de cela. Elle fut la première pour qui j’ai appliqué la Diplomatie. La nuit fut sanglante, très sanglante, trop sanglante … Ma rage m’avait conduit à un massacre pur et simple et c’est Angy qui m’avait déjà ramassé ce soir là, quand je fus de nouveau au château, couvert de sang et de suie.

Je savais pour les marques dans son dos, mais je ne lui en avais jamais parlé. J’espérais qu’avec le temps je l’apprendrai de sa bouche, mais je savais que mon comportement avait toujours fait en sorte qu’elle ne puisse jamais avoir confiance en moi. J’étais donc condamné à ne jamais savoir. J’étais à la fois déçus et satisfait. Car ne savait pas si j’allais pouvoir rester calme si elle venait à me le dire. Mais d’un autre côté, cela démontré combien j’étais un piètre mari.

J’étais un peu perdu dans mes pensés quand elle se mit sous les draps. Je n’avais pas remarqué qu’elle avait déjà enlever sa serviette, mais je fus quelque déçus de ne pas la voir nue. Elle étais magnifique. Le temps n’avait pas d’emprise sur elle, ou au contraire, la rendez encore plus belle. Je la regardait alors s’installer. De part ses geste elle m’invita à faire de même et à peine je fus sous la couverture, que je pu sentir son corps se presser contre le mien. Ma réaction fut immédiate comme à chaque fois et pas un soir passé avec elle ne dérogea à la règle. Je la pris dans mes bras quand elle se blotti contre moi profitant du calme qui était revenue pour profiter d’elle et de la douceur des instants que je passais avec elle.

« Oui, cela me ferait plaisir que tu viennes avec moi Angy. Si ce n’était pas le cas, je ne te proposerai pas de m’accompagner. Mais je ne veux pas t’obliger … Je ne vois juste pas d’autres solutions ... »


Je compris à sa façon d’agir que la suite me ne plairait pas forcément. Elle concentrait ses caresses sur les zones qui me calmaient. Cela marchait, elle le savait. Aussi je ne pouvais pas lui en vouloir d’essayer de me garder ainsi. Cependant j’avais une légère appréhension car ses gestes étaient ceux qu’elle utilisait quand elle voulait me dire quelques choses d’important ou pouvant m’énerver. Mais ce soir je devais faire un effort. Il était peut être temps pour moi de ne pas agir avant de réfléchir un peu et s’y je n’essayais pas pour elle, je ne le ferais pour personne.

Je fus étonné par moi moi même de ne pas m’énerver. Elle avait raison mon Angy, comme toujours, mais la dernière personne à m’avoir dit que je réagissais trop vite avait prit une bonne claque dans le museau. Parce qu’en plus de m’énerver facilement, je suis parfois un peu susceptible. Mais Angy fit en sorte que la colère ne soit pas de la partie. Elle me connaissait bien mieux que je me connaissais et parfois elle me surprenait en connaissant mes réaction à l’avance. Il était rare que je la surprenne. Le contraire était souvent faux, je ne la connaissais pas comme je devrais la connaître et je la découvrais encore et encore …

« Je ne peux pas dire le contraire. Je suis et je resterais un caractériel. J’ai le sang chaud, très chaud même. Tu es la seule à pouvoir me canaliser Angy, à pouvoir trouver du bon en moi. Si je te perds, je perds ma raisons tout simplement. Tu es ce que j’ai de plus cher et de plus précieux. »


Elle plongea son regard dans le mien, j’avais envie de l’embrasser. Je voulais honorer sa féminité en cette instant, mais ça phrase me coupa toute envie. Angy voulait se confier à moi. Livrer un secret que j’avais toujours pensé ne jamais connaître. Elle se mit sur le dos me laissant l’admirer. Elle allait enfin me le dire. Je sentais mon cœur battre plus fort. Je savais que je devais rester le plus calme possible, aussi je pris deux noix dans la coupelle de fruit qu’elle avait mis sur notre table de nuit. Je jouais alors avec avant de me tourner vers elle, posant ma main dans le creux de ses reins.

« Oui je le veux Angy. Je le désir depuis que j’ai sentis ses marques pour la première fois sous mes doigts ... »

Je m’installais alors confortablement. Je savais que cela m’énerverai, mais pour elle, je devais rester en cet instant de confidences.
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Hans Von Dingen

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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Angelica von Dingen Hier à 17:28

Elle avait beau tout faire pour le comprendre, Angelica avait toujours autant de mal avec sa conception des choses. Pour lui le meilleur moyen de passer du temps ensemble c’était qu’ils aillent ensemble a la chasse. Pour elle il y avait bien plus simple c’était qu’il reste auprès d’elle ici, a la maison. Elle passait ses journées seule alors que lui courrait derrière des animaux. Après il se plaignait qu’elle passe ça vie dans les comptes et la gestion du domaine, mais il fallait bien qu’elle s’occupe sinon elle finirait par devenir folle a tourner en rond. Mais elle tenait trop à lui pour le priver de son passe temps favori, il aimait la chasse, elle irait donc avec lui puisque c’était le meilleur moyen de passer du temps ensemble, juste eux deux. Et peut être que dans ses conditions il serait plus ouvert, plus attentif et qu’il comprendrait enfin que la seule chose qui manquait dans leur couple c’était la communication.

Et puis il avait raison elle n’avait jamais vu le pavillon de chasse. Mais elle n’était pas sure d’avoir envie de l voir. Aucune femme n’avait jamais mis les pieds la bas donc ça ne devait pas être le grand luxe. Si c’était comme la maison a son arrivée. Elle avait apporté un peu de chaleur, de féminité au lieu. Déjà en réclamant le grand lit a baldaquin dans lequel ils se trouvaient actuellement. Bien plus confortable que l’espèce de paillasse ou il dormait avant. Elle avait fait importer de Venise de jolis meubles aussi. Bref elle avait tout redécoré. Et fait ajouter la belle salle de bain a coté de leur chambre, pudique comme elle l’était elle ne comptait pas se laver dans un bac d’eau froide a la vue de n’importe qui. Étrangement il avait cédé a toutes ses demandes, même s’il ne semblait pas toujours d’accord il lui avait offert tout ce qu’elle avait voulu et ce depuis le premier jour de leur mariage.


« Je viendrais, au moins pour voir le pavillon »

Elle continuait a caresser sa joue, ses doigts, effleurant sa barbe mal rasée. Elle aimait aussi ce coté rude en lui malgré la peur qu’elle en avait eu la première fois qu’ils s’étaient rencontré. Mais aujourd’hui elle avait découvert le cœur tendre derrière le sanglier sauvage. Elle savait comme le calmer, juste en le touchant. Pourtant elle arrêta un instant son mouvement quand il lui dit qu’elle était ce qu’il avait de plus cher et de plus précieux. De plus cher ça elle le savait, elle avait vu combien elle lui avait couté, combien son père l’avait négocier. Elle n’avait été qu’un simple objet, une transaction commerciale entre deux hommes. Mais ce n’est pas ce qui venait de la surprendre. Elle s’était habituée a cela depuis longtemps surtout qu’au court des premières années Hans ne se gênait pas pour lui rappeler qu’il avait payé et qu’elle lui appartenait. Non il la considérait comme précieuse a ses yeux. Peut être les mots les plus tendres et sincères qu’il lui ai jamais dit.  Car même s’il l’appelait mon amour, elle n’avait jamais su si c’était par habitude ou réellement parce qu’il le pensait.

c’est aussi ce qui lui avait donné le courage et l’envie de se confier sur les fameuses marques. Elle savait qu’il avait toujours voulu en connaître l’origine. Mais ayant vite compris son temperament elle avait préféré ne rien dire d peur qu’il s’en prenne a son père. Même si ce dernier le méritait, il restait son père et elle n’était pas du genre a vouloir souhaiter du mal aux gens, ayant trop souffert et sachant trop ce que c’était. Puis avec le temps elle avait gardé son secret, ne voulant jamais rien dire même après la mort du coupable. Mais aujourd’hui, son cher mari faisait un effort et elle lui devait enfin sa confiance. Elle frissonna en sentant sa main au creux de ses reins, elle aimait sentir sa grosse main ainsi, il montrait son coté possessif mais cela ne la gênait plus aujourd’hui, elle avait appris a aimer cela comme bien d’autres choses en lui. Et puis a cet instant  sa manière de la caresser lui donnait le courage de parler. Elle resta un moment a le regarder avant de se lancer, baissant les yeux pour ne pas voir son regard de pitié sur elle.


« Tu es bien placé pour savoir que mon père ne m’aimait pas puisque tu es celui grâce a qui il s’est débarrassé de moi. En fait il me haïssait, il me tenait pour responsable de la mort de ma mère quand je suis née. »

Elle s’arrêta un instant et releva les yeux vers lui, cherchant dans son regard la force de raconter ce qu’elle n’avait jamais confié a personne. Elle glissa ses doigts dans sa chevelure rousse comme celle de sa mère et baissa de nouveau les yeux avant de reprendre.

« En grandissant il m’a aussi accusé de trop lui ressemblait. Je ne sait plus trop quel age j’avais la première fois, ni même qu’elle fut sa raison. Il m’a prise par les cheveux, m’a traîné dans ma chambre et a déchiré ma robe avant de retirer son ceinturon. Je crois que je me suis évanouie très vite cette première fois…. »

Elle s’arrêta et releva les yeux vers lui, ne cachant pas ses larmes a l’évocation de ses souvenirs d’enfance. Elle reposa sa tête sur l’oreiller, y enfouissant son visage pour y essuyer ses larmes. Elle prit son temps avant de reprendre a nouveau.


« Cela a durer, je n’étais jamais assez bien a ses yeux, jamais a la hauteur de ma mère. Et plus je grandissait, plus je lui ressemblait et plus il me battait des fois sans raison, juste parce qu’il ne supportait pas de me regarder. Et mes sœurs n’ont jamais rien fait pour m’aider, elle finissait toujours par demander a ce que les coups cessent mais uniquement parce que mes cris de douleur les dérangeaient, pour rien d’autre. »


Elle soupira et se jeta dans ses bras, se blottissant contre lui, s’accrochant à lui comme s’il était son seul moyen de s’en sortir alors que tous ça remontait a des années, qu’elle n’avait désormais plus rien a craindre.

« Je rêvais du jour de mes 18 ans, de pouvoir fuir et m^me la il a brisé mon seul rêve en me vendant. Mais tu m’as sauvé Hans, tu m’as offert une vraie vie et pour ça je en pourrais jamais te remercier assez. »

Elle laissa éclater ses sanglots, pleurant toutes les larmes de son corps en se serrant toujours plus fort contre lui. Elle n’avait jamais eu autant besoin de lui qu’a cet instant, elle pensait qu’a la chaleur protectrice de ses bras autour d’elle. Elle en avait même oublié qu’il devait bouillir de rage contre son père, qu’il devait haïr toute sa famille vénitienne. Elle voulait juste laisser sortir sa propre rage et sa tristesse. Peut être que tout lui dire les aiderait a repartir sur de meilleure base.
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Angelica von Dingen

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Re: Le chasseur aussi à besoin de repos (PV Angelica)

Message  Hans Von Dingen Hier à 23:30

Visiblement j’étais à côté de la plaque avec l’histoire d’inviter Angy à me suivre à la chasse. Voulait elle que je reste au château ? Certainement, j’ai toujours vu ma femme comme étant une femme d’intérieur. Elle restait des heures dans le château et l’hiver quand je ne suis pas là elle passe son temps à côté de la cheminé. Après c’est eut être parce qu’elle venait de Venise. C’est vrai que le climat bavarois n’est pas un climat doux et il était vrai qu’Angy n’appréciait que peu le neige et le froid, même après vingt deux ans passé ici.

« Comme tu me promets de venir, je te promets que je ferais un effort pour passer du temps au château. Je te demanderai juste de me pardonner si je ne reste pas en place, parce que je ne reste jamais en place, sauf si je suis avec toi, tout seul avec toi. »

Je sentis ma femme se blottir un peu plus contre moi. Je la sentis frissonner. Par réflexe, je remontai l couverture sur elle, Angy frissonnait souvent, surtout l’hiver et j’avais pris l’habitude de mieux la couvrir quand elle me montrait qu’elle avait froid. Je voulais faire en sortes de lui montrait quand j’étais là pour elle. Je vouais faire ce que je pensais ne jamais avoir fait en vingt deux ans, lui montrer que j’étais aussi là pour la protéger. Je faisais mon possible pour être doux et protecteur envers elle. Je voulais vraiment qu’elle puisse enfin me confier son plus lourd secret.

Je sentis sa voix tressaillir quand elle commença. Je fis alors silence et j’essayais de l’accompagner dans ses gestes plutôt que d’aller contre elle. Aussi quand elle tourna la tête vers moi, je ne pus m’empêcher de la regarder dans les yeux. Je voulais qu’elle me fasse confiance et quand elle baisa les yeux, je pensais réellement que je venais de faire quelque chose qui venait de lui déplaire. Jusqu’au moment ou j’entendis la voix d’une petite fille apeuré me parler.

Je voulais l’aider, mais je ne savais que faire à part la garder dans mes bras. Je vis alors les larmes qui coulait sur son visage. Mais elle ne voulu pas me les montrer. J’avais déjà vu ma femme pleurer, mais je crois que c’était la première fois qu’elle me montrait des larmes dont je n’étais pas la cause. J’essaye de lui montrer que j’étais toujours là pour elle. J’encaissais ses paroles et je faisais mon possible pour ne pas réagir. Enfin c’est ce que je pensais, car au fond, j’étais calme.

Sa réaction me surprit quand elle eut fini son récit. Je ne m’attendais pas à la voir réagir de la sorte, a venir contre moi. En vingt deux ans de vie ensemble, je pense que c’était la première fois qu’elle venait se blottir contre moi pour se réconforter. Je ne pouvais cependant m’en vouloir d’avoir était celui par qui elle du souffrir, mais ses mots suivants me firent contre que dans le fond, elle tenait à moi autant que je tenais à elle. D’une main continuait mes caresses tandis que l’autre serrait toujours les noix que j’avais prise plus tôt. Angélica était contre moi je m’efforçais d’être la pour elle. Elle pleurait comme jamais je n’avais pu la voir pleurer et je sentais ses larmes couler sur mon torse.

« Je suis là Angy, je suis là. Calme toi mon Amour, il ne pourra plus te faire de mal, ils ne pourront plus. Je les en empêcherai. »

Je continuai mes caresses, évitant son dos. J’embrassais son front et après quelques minutes, je sentis mon Angelica reprendre doucement forme. Ses doigts caressaient mon torse, elle répondait à mes caresses et elle s’était calmé. Je restais là, elle sur moi, à la regarder.

Mon calme surpirt Angy. Elle leva la tête vers moi et je sentais sa main glisser vers la mienne, vers celle qui tenait les noix. Je commençais à presser les noix et je sentis qu’elle commença à paniquer. Il était vrai que j’avais plus l’habitude de m’énerver que de rester calme. Les noix se brisèrent et la tension redescendit. Je mais les noix cassé dans un petit bol avant d’en extraire le contenue et de le manger tandis que je proposais la deuxième à ma femme. Elle l’a prit dans sa main, mais je sentais bien qu’elle n’étais pas sereine. J’étais calme, étrangement calme, beaucoup trop calme pour elle qui avait l’habitude de me voir m’énerver pour un rien. Mais en treize ans, j’avais eu le temps de diriger cette information.

« Angy, mon amour, … Je … J’étais au courant ... »

Je venais de lui faire un terrible révélation. Je connaissais son plus lourd secret, aussi, je ne voulais pas quelle puisse se sentir trahie.

« Angy, je sais que ce secret te peinait beaucoup, qu’il est lourd de conséquences pour toi, et si je ne t’ai jamais rien dit avant, c’est uniquement parce que je savais que le jour ou tu me le dirais, c’est parce que je l’aurais mérité. Mais oui, j’ai appris ton secret il y a treize ans … Durant le nuit du grand incendie. »


Je ne regardais plus Angy, je ne voulais pas voir la terreur dans ses yeux, je ne voulais pas a voir se séparer de moi alors qu’elle venait enfin de s’ouvrir à moi. Il était maintenant temps que je le fasse moi aussi.

« Je rentrais à peine de ma campagne tchèque. La route passait prêt du comptoir de ton père. J’avais appris la mort de ce dernier durant la campagne et Fabio, le mari de Marina, venait de récupérer le comptoir bavarois. Ils m’ont alors invité à discuter. Passant prêt de chez eux, je me suis donc arrêté. C’était pour moi la première fois que je rencontrais ta sœur. Quand je l’ai vu, j’ai vu ton père. Elle n’avait rien à voir avec toi, rie. Fabio voulu alors négocier la rente du comptoir et il avait prévue de te rencontrer. A l’époque tu commençais à prendre de plus en plus la main sur le affaires du domaine et j’ai voulu coupé court à la discussion concernant les chiffres, en lui disant de s’adresser à toi. Malheureusement, il a cru que je te laissais les rênes de mes affaires parce que tu étais une femme de paille. Lui et ta sœur on alors commencé à parler sur toi, à te rabaisser, à essayer de me convaincre que tu étais une moins que rien. Et tu me connais, tu sais comment je suis, je n’ai pas apprécié. »

Je sentais Angy se crispait, j’avais retiré mon bras et je venais de me m’asseoir sur le lit. Je voulais lui tourner le dos, je voulais pouvoir partir rapidement si jamais je lui faisais de la peine. Elle venait de me révéler son plus lourds secret, j’aillais lui révéler le mien.

« J’ai déjà énervé, ta sœur était assise sur son fauteuil, son mari debout en train de prendre les boisons sur le plateau d’une servante. J’étais en train de prendre congé, je voulais partir quand soudain elle parla des marques dans ton dos et de sa façon de rire à chaque cris de douleur que tu poussais quand votre père t’arrachait la peau du dos à coup de ceinturons. Mon sang ne fit alors qu’un tour ... »


Dans pareil cas je me serais lever, fou de rage, mais cela faisait treize ans que je ressassé l’histoire dans ma tête, aujourd’hui j’étais parfaitement calme. J’avais eu le temps d’intérioriser.

« Elle n’eut pas le temps de finir phrase que j’étais debout, l’arme à la main, couvert de son sang après l’avoir coupé en deux. Fabio eut à peine le temps de se retourner que j’enfonçais ma lame dans son ventre. Je me souviens encore lui avoir dit que si il aimait les marques, alors il aimerait celle là. Il mourut plus lentement, agonisant à mes pieds, pendant que d’un geste, j’achevais la servante, qui avait poussé un cri et alerter toute la maisonnet. »


Je regardais mes mains. Je voyais encore le sang sur elle. Je voyais encore le visage des Mariali, j’entendais encore ce rire qui venait de me faire perdre la tête, qui m’avait complètement rendu fou, fou de rage, de haine, de colère.

« J’étais dans un colère noire Angy, une colère si noire que jamais tu n’as pu me voir ainsi. Je n’avais pas montré une part si sombre de moi depuis la mort de mon père. Les gardes avaient été prévenus, et déjà il passait la porte, leurs enfants en tête, pour voir si leur parents étaient encore vivant. J’étais seul, ils étaient une petite dizaine, sans compter les enfants, tous armés. Mais j’étais fou de rage, et tout le monde y passa, dans la pièce, puis dans le comptoir. Je n’ai que des souvenir flou, tant la rage guidait mon épée. Je me souviens juste du regard de mes hommes quand je suis sorti. Leur regard plein de peur face au carnage que je venais de faire. »

Je n’osais pas regarder ma femme. Mais j’avais besoin de continuer de vider mon sac, de lui ire ce qui s’était passé cette nuit là.

« Je me souviens alors avoir mis le feu au comptoir. Pour brûler les corps de ce que j’estimais être à l’origine de ton malheur. J’ai donné l’ordre qu’on dise que c’était un groupe de brigands qui avait fait le coup. Et je me souviens encore de ton regards terrifié, quand je suis rentré, couvert de sang et de tes mots, quand tu as dit ne pouvoir être sereine dans que la personne qui avait fait ça courrait toujours. Je suis alors repartis immédiatement. Pourchassant tous les brigands des environs. Mais en vérité, si je suis partis ce soir là, c’est uniquement parce que je ne voulais plus voir ton regard, je ne voulais pas voir cette peur en toi. Je sais que je te fais peur, mais ce soir la, dans ton regard, je voyais une terreur telle, une terreur primitive et je ne le supportais pas ... »

J’avais les yeux fermés, mais je m’apprêtais à me lever. A moindre geste d’Angy, j’étais prêt à partir, à m’éloigner d’elle car si je pourrais supporter de revoir cette terreur dans son regard, cette terreur que je pouvais lui inspirer.
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