La Sérénissime
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Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

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Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Lun 19 Mar - 22:29

Petit interméde non musical du RP « Un secret partagé »

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Tranquillement assis sur une chaise à l’entrée de l’auberge, Thibaut regardait Alina fulminait :

« Aller calme toi, elle a bientôt fini. Tu ne louperas pas le bateau ne …

Mais je suis calme ! Quelle idée j’ai eu de faire dans le sociale moi ! Ce n’est pas humain d’avoir une telle addiction à son travail ! Elle est grosse comme un noble qui aurait passé une année devant une table et ne faisant que manger, mais madame doit encore donner des consignes et tout superviser. Elle est au moins au courant qu’elle est enceinte ? »

Thibaut regarda sa femme. Il ne l’avait rarement vu comme ça et cela l’amusé de la voir dans cette état. Il du faire de grands efforts pour ne pas rire à la situation. Cela faisait une quinzaine de jours qu’Alina avait accompagné Yeria à l’Hospidale, promenade au cours de laquelle la tenancière s’était sentit mal et avait du écourter leur sortie. Il n’avait pas fallu longtemps à Alina pour comprendre qu’Yeria devait prendre du repos, ce qui la motiva à convaincre l’aubergiste à lâcher prise concernant son affaire. Yeria avait alors engagé une nouvelle serveuse pour remplacer celle qui aurait la gestion de l’auberge durant son absence. Durant tout ce processus, Alina resta au côté d’Yeria, qui avait énormément de mal à ne pas travailler et laisser faire les autres. Aussi, afin d‘être sûr que la future maman puisse se reposer, elle ne lui avait laissé d’autre choix que de la suivre à Chioggia dans la maison du couple. Mais Yeria était tenace et Alina avait du employer les grands moyens pour lui faire accepter le fait de prendre des vacances.

Perdant patience, Alina se dirigea vers les cuisines. Yeria était encore en train de donner des consignes, des conseils et un tas d’autres choses qu’une personne qui devrait se reposer ne devrait plus dire. Telle un prédateur, Alina se posta derrière Yeria et c’est avec un regard de parent grondent son enfant qu’elle toisa l’aubergiste :

« Bon ! Je vais avoir du travail pour t’apprendre le mot repos ! Puis elles savent toutes ceux qu’elles ont à faire durant ton absence. Tu leurs à déjà dis au moins vingt fois et elles connaissent leur travail. Parfois faut savoir laisser les souris danser. Elle prit Yeria par le bras pour l’emmener avec elle. Il est maintenant temps de partir. Au pire si l’auberge brûle, Thibaut te l’a remettra sur pied et tu n’en auras même pas vent. Sentant comme une résistance elle tira un peu avant d’ajouter : Puis il a l’ordre de nous tenir au courant de ce qui se passera à l’auberge, je ne suis tout de même pas une personne sadique qui te laisserait sans nouvelle et donc à te faire du soucis. »

Elle fit sortir Yeria de l’auberge et Thibaut les suivit. Ils laissèrent Yeria dire une dernière fois au revoir à ses serveuses que déjà ils disparaissaient sur une gondole pour rejoindre le port. Le trajet se passa en silence. Thibaut profita du calme pour observer Yeria dont l’angoisse montait petit à petit. Alina elle, était rayonnante et son énergie était très communicative, à tel point qu’elle rassurait Yeria et la détendait comme le ferait un chat qui ronronne sur ses genoux. Une fois au port, on invita Yeria à prendre place sur un bateau de pêche. Alina prit un peu de temps pour dire au revoir à Thibaut puis une fois à bord, le bateau l’argua les amarres et pris la direction du sud et de Chioggia. Venise commença tout doucement à disparaître derrière l’horizon et Alina ne pu s’empêcher d’éclater de rire :

« Finalement je ne suis pas si mauvaise en enlèvement ! Je vais peut être me convertir dans la pègre ! Elle prit la main d’Yeria et la serra contre elle pour la rassurer une dernière fois : J’ai hâte de te faire découvrir Chioggia. Le port marchand peut être un peu bruyant mais notre maison est suffisamment éloigné pour qu’on ne soit pas dérangé. Elle marqua une petite pause et reprit : Maintenant il est important qu’on s’occupe de toi. La grossesse ne doit pas être prisse à la légère car il en va de ta santé et de celle de l’enfant. »

La traversé jusqu’à Chioggia leur prendrai une petite partie de la journée. Alina en profita alors pour respirer l’air marin du large et du soleil, invitant Yeria à faire de même. Se reposer était une activité de tous les instants et Alina comptait bien tous les saisir.


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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Lun 19 Mar - 23:43



Yeria avait finalement accepté de partir pour Chioggia avec Alina pour quelques jours, dans leur résidence. Elle était partagée entre le soulagement de pouvoir se reposer dans un cadre tranquille et l’angoisse de quitter sa maison et surtout Guillaume. A part pour sa mission en Istrie, ils ne s’étaient pas séparés. Il en était revenu d’ailleurs avec une grosse brûlure au bras qui avait mis des semaines à guérir. Vraiment, s’éloigner de lui lui faisait peur.

Après moultes ordres, directives, conseils, rappels, recommandations auprès de son personnel, elle monta dans une gondole puis sur un bateau de pêche pour leur destination. Cela ne leur demanderait que quelques heures et elle ne s’éloignerait pas trop de Venise. Venise qu’elle commençait à voir s’estomper à l’horizon…

Alina était une gentille jeune femme, certes très volubile et s’exprimant comme un moulin à paroles, certes passablement autoritaire, mais cela partait de bons sentiments. Yeria avait parfois du mal à supporter ces travers, mais elle devait reconnaître qu’elle la faisait rire et la rassurait beaucoup.

Oui, c’est un véritable enlèvement ! Ce qui me console, c’est que Thibaut et toi ne pouvez pas vivre très longtemps l’un sans l’autre, comme moi avec Guillaume. Alors, à la première qui se languit trop de sa tendre moitié, on rentre sans tergiverser, d’accord ?

Guillaume lui manquait déjà. Elle était sur le pont du bateau, accoudée au bastingage, au soleil, laissant le vent lui emmêler les cheveux et elle caressait son ventre, se réconfortant d’être au moins avec son bébé. Alina avait raison, il fallait qu’elle prenne soin de lui avec un peu de repos. Et pour commencer, elle devait être positive pour aborder ce séjour. Tout se passerait bien. Elle se tourna vers Alina :

Une grossesse n’est pas une maladie ! Je te promets de me reposer et de prendre soin de mon ventre si tu es moins directive… Sinon, je cours dans les rues et je saute comme une furie sur tous tes coussins !

Elle éclata de rire, ce qui fit s’envoler ses angoisses comme des bulles de savon et trouva un ballot de filets de pêche pour s’y asseoir.

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Mar 20 Mar - 2:00

Le rire d’Yeria faisait plaisir à voir.

« Ho tu sais Yeria, si on leur avait dit de venir nous rejoindre si ils se languissaient de nous, je peux te dire qu’ils seraient déjà à Chioggia à nous attendre ! Puis même si j’aime être avec Thibaut, j’ai la liberté de faire ce que je veux. Puis plus je m’éloigne de lui plus je m’en rapproche. C’est paradoxale mais vrai, je en suis jamais aussi proche de lui que je n’ai était longtemps loin de lui. Puis de son côté je suis sûr que c’est la même chose. Cependant, rien au début n’aurait pu dire qu’on en arriverait là... »

Alina s’installa près d’Yeria et commença à raconter sa rencontre avec Thibaut dans la ville de Bâle au cours d’une soirée à laquelle elle participait comme prostituée Elle venait à peine d’arriver dans la ville Suisse et c’est un homme las de sa soirée qui était venu s’asseoir à côté d’elle. Alina, qui avait l’habitude de ce faire désirer tant elle était exotique dans cette ville fut intrigué par cet homme qui venait de l’utiliser comme un vulgaire répulsif à bourgeoises trop entreprenantes. C’est vexée par cette attitude qu’elle engagea la conversation avec lui. Il était froid et cynique et Alina utilisa le même registre. Voyant que le jeune femme avait du répondant, il continua et bientôt ils jouèrent à « qui est cette personne ». A tour de rôle il désignait quelqu’un et l’autre devait imaginer sa vie. Chacun avait son style, lui parlant des gens comme de vulgaire marionnette tandis qu’elle trouvait toujours une idée entièrement décalé par rapport à la description qu’elle en faisait.

Ils étaient rester tout le reste de la nuit à jouer et quand ils eurent épuisé l’intégralité des personnes encore présente, ils se quittèrent en oubliant même de se présenter l’un à l’autre tant la soirée qu’il venait de passer l’un avec l’autre passa rapidement. Chacun fit des recherches sur l’autre et s’est ainsi qu’ils se retrouvèrent au cours d’une autre soirée, puis d’une autre et encore d’une autre. A chaque fois ils se cherchaient du regards, allaient s’asseoir à l’écart et ils repartaient pour différents jeux, discutions et bien d’autres activités nocturnes. Cependant, le hasard des rencontre les lassa et l’architecte mit alors la main à la poche. De fils en aiguille, leur relation s’intensifia et Thibaut fini par lui demander sa main. Elle accepta immédiatement et une fois le projet sur lequel il travaillait fut fini, ils célébrèrent leur union.

La discussion continua entre les deux jeunes femmes quand les pêcheurs remontèrent un filet de pêche. Alina écarquilla les yeux et un sourire malicieux agrémenta sous visage. Elle alla alors voir le capitaine du bateau pour avoir un petit panier. Elle le tendit à Yeria en disant :

« Je pense qu’on a le repas du soir devant les yeux. Elle regarda alors les poissons puis en prit un : Au regarde moi cette dorade grise ! On va se régaler ! Yeria attrape ! »

Ce qui du arriver arriva et surprise par l’action d’Alina, Yeria prit en pleine tête l’animal. C’est morte de rire qu’Alina arriva à articuler :

« Je ne sais pas si la grossesse est une maladie où non, mais en tout cas je n’ai plus à m’en faire pour mes coussins ! »

Elle invita alors Yeria à jouer avec elle et très rapidement le panier fut remplis de beaux poissons, qui cependant n’avaient pas forcément fait le trajet le plus direct entre le filet et le panier.
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Mar 20 Mar - 21:26



Yeria, assise sur son tas de filets, avait le visage levé vers le soleil. Avec ce traitement, elle allait se couvrir de taches de rousseur, cela lui donnerait l’air encore plus mutin. Alina vint vite s’installer près d’elle et entreprit de lui raconter sa rencontre avec Thibaut. A les imaginer, elle vexée et lui cynique, elle pouffa de rire. Ce n’était pas du tout l’image qu’elle avait d’eux aujourd’hui. Leur histoire était truculente et finissait bien. Yeria ne put qu’applaudir à cet heureux dénouement.

Il lui a fallu bien du courage pour demander ta main ! Tu es quelquefois tellement imprévisible, Alina. Tu le malmènes et il aime ça… C’est fou ce rapport que vous avez. Mais on sent aussi tellement de complicité entre vous et tellement d’amour. Vous n’avez pas besoin de vous concerter pour savoir ce que pense votre moitié. C’est très beau !

Elle eut un pincement au cœur en pensant à Guillaume. Leur liaison clandestine ne leur permettait pas des rapports aussi ludiques. Ils se demandaient toujours s’ils pouvaient faire ci, s’ils pouvaient espérer ça… C’était beaucoup moins simple. Comme à son habitude, elle se caressa le ventre pour se consoler.

J’espère qu’un jour…

Mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’Alina s’était levée pour courir vers le Capitaine-Pêcheur. Les matelots venaient de relever un filet bien rempli de poissons frétillants. Yeria se leva à son tour pour ne pas les gêner et n’avait d’yeux que pour ces reflets argentés. Quand elle achetait ses poissons au marché, ils étaient déjà morts depuis une ou deux heures. Elle assistait là à leur magnifique agonie, à leur lutte pour retourner dans leur élément naturel, sans aucune chance d’y arriver. Alina revint avec un panier et lui lança une dorade grise qu’elle ne vit pas venir. Elle la prit en plein visage, sans pouvoir réagir, ce qui fit mourir son amie de rire.

Ooooh… Mais… il a bien claqué celui-là, il n’était pas bouilli ! Grrr, je vais sentir la marée, maintenant. Tu as de la chance que je sois bien élevée et que je ne joue pas avec la nourriture, sinon…

Elles s’amusèrent ensuite à remplir le panier en y lançant des poissons, avec plus ou moins de réussite. Les pêcheurs souriaient à voir ces femmes s’amuser avec un rien. Le panier plein, elles allèrent se rasseoir en se tenant les côtes. Qu’il était bon de rire ! Yeria ne se souvenait plus quand elle s’était amusée autant. Sûrement très longtemps.

Le bateau allait accoster sur les quais de Chioggia. Yeria et Alina remercièrent le Capitaine, payèrent leur poisson et descendirent par la passerelle. Leurs bagages furent posés à leurs pieds par les marins.

Et maintenant, ma Belle, comment se rend-on chez toi ?

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Message  Thibaut Petitecour le Mar 20 Mar - 23:38

La traversé ne dura pas bien longtemps et le port de Chioggia apparut rapidement au loin. Une fois le bateau à quai, les jeunes femmes descendirent et Alina paya le poisson et la traversé comme convenu. Une fois seule avec leur bagage, Yeria regarda Alina puis demanda :

« Et maintenant, ma Belle, comment se rend-on chez toi ? »

Alina regarda Yeria en écarquillant les yeux comme si elle était surprise. Puis elle lui sourit et elle hala un homme sur les quais pour qu’il porte les affaires des jeunes femmes.

« A pied bien sûr ! Ne t’en fais la maison n’est pas si loin que ça et marcher nous fera du bien. La marche est une bonne activité quand on ne se presse pas. Et puis j’ai quelques achats à faire, quelques légumes pour ce soir et un bon pain. »

Elle prit le bras d’Yeria et elles commencèrent à déambuler tranquillement. Alina était très calme dans ses gestes, tant qu’on aurait pu a prendre pour une autre personne. Elle prit son temps au marché pour regarder différents produits et elle remplit rapidement un deuxième panier. Yeria était toujours accrochée à son bras et elle se dirigea vers la maison quand elle sentit son amie peser plus lourdement sur elle. Si marcher faisait du bien, il fallait savoir s’arrêter au bon moment. En peu de temps, elles furent arriver et Alina pu alors lui présenter leur demeure. C’était une maison simple, sur deux étages. Il y avait aussi une cour à l’arrière avec une magnifique pergolas couverte de végétation. Il y avait aussi un petit jardin et quelque carré correspondant à un petit potager.

Devant la nuit qui tombait petit à petit, Alina invita son ami à la suivre à l’intérieur. Elle alluma les lampes pendant que le ciel s’assombrissait. Alina remercia l’homme qui avait porté leur affaires de quelques pièces et celui reparti aussitôt vers le port. Elle invita Yeria à la suivre jusqu’à la cuisine et une fois là bas elle sorti un couteau et commença à vider l’un des poissons :

« Pour ce soir c’est moi qui cuisinera ! Mais attention, j’ai bien l’attention de profiter de ton savoir faire et d’apprendre certain de tes secrets en cuisine ! J’ai été élevée dans une famille de pécheurs, comme le poisson je connais ! Tu m’en diras des nouvelles ! »

Sur ses mots, Alina continua son œuvre et rapidement une bonne odeur s’éleva dans la cuisine. Elle mangèrent en discutant de tout et de rien et une fois le ventre rassasié, elle entreprit de faire la visite à sa prisonnière. Celle-ci ne dura pas très longtemps et Alina finit la visite par la salle d’eau de la demeure qui était l’une des fierté d’Alina et Thibaut :

« Juste derrière la maison cours une petite rivière. Cette rivière alimente un moulin, un réservoirs, quelque fontaine et surtout cette pièce ! Regarde ! »

Joignant les gestes à la parole, Alina enleva une petite pièce de bois et l’eau coula directement dans la baignoire. Elle placa une grand drap propre contre le bois, après avoir rempli le double fond de la baignoire avec de grosses pierres sorties du feu de la cuisine. Elle fit alors signe à Yeria :

« Il est maintenant tant que je m’occupe de toi ! Tu sens encore le poissons, elle rigola, et si l’odeur persiste j’aurais peut être l’envie de te cuisiner à ton tour ! Alina se déshabilla alors et regardant de nouveau Yeria : Une grande baignoire c’est toujours mieux, puis les hommes raffolent des bains à deux ! »
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Mer 21 Mar - 3:22



Heureusement, un homme porta leurs bagages. Après le jeu du lancer de poissons sur le bateau, debout à compenser le tangage et le roulis, Yeria se sentait un peu fatiguée. Avec le tour du marché pour acheter des légumes et du pain, elle sentit son ventre s’alourdir, comme si elle était enceinte de deux mois de plus. Elle qui faisait son marché tous les jours pour l’Osteria, appréciait les compétences d’Alina dans ce domaine. Elle avait un choix sûr et de bon aloi.

Elle fut toutefois soulagée d’arriver à demeure. Elle put admirer les extérieurs verdoyants et calmes, puis les intérieurs chaleureux jusqu’à la salle de bain où l’eau arrivait dans la baignoire grâce à un tuyau qui la reliait à un cours d’eau : le rêve !

On se rend compte chez toi que ton mari est un architecte talentueux et toi, une excellente maîtresse d’intérieur. Tout est paisible et de bon goût, ici. Je sens que ces quelques jours à Chiogglia vont me plaire.

Elle se reposa sur un sofa le temps qu’Alina cuisinait, reconnaissante qu’elle prenne le repas de poissons en charge. Elles les mangèrent avec appétit, tout en papotant. Que faire d’autre avec Alina, plus volubile que jamais ? Malgré tout, Yeria se sentait mieux. Elle avait effectivement besoin de se reposer, elle en ressentait immédiatement les bienfaits. Pourtant, elle n’était qu’à cinq mois de grossesse, ce qui l’inquiétait fortement pour la suite. Et Guillaume qui était parti en Istrie !...

Après le repas, Yeria aurait voulu se coucher, mais c’était sans compter avec l’énergie immense d’Alina. Cette dernière leur prépara un bain et ne laissa aucune alternative à son amie, comme à son habitude. Quand Alina décidait quelque chose, tous devaient s’y plier. Mais c’était tellement fait avec affection qu’on ne pouvait s’y dérober.

Yeria se dévêtit donc et rit à la réflexion de son amie. Elle ne le savait que trop, ayant elle-même un baquet double pour les couples dans les Bains pour dames qu’elle avait fait construire. Il avait beaucoup de succès auprès des amoureux. Elle exhiba donc son ventre rebondi et entra dans l’eau tiède qui se réchauffait lentement grâce aux pierres placées dans le double fond du baquet. Elle en sentit la chaleur avec ses fesses…

Mmmmh… c’est bon ! Je crois que mon bébé apprécie aussi, il bouge, tu veux le sentir ? Pose ta main là.

Elle prit la main d’Alina et la posa sur son ventre, sur la gauche de son nombril où devaient se trouver les pieds de l’enfant en formation.

Il est bien vivant, hein ? Il se manifeste de plus en plus et il est très sensible à ma voix quand je chante. On dirait qu’il m’entend. Je suis sûre qu’il reconnait la voix de Guillaume aussi…

Encore un pincement au cœur : il était en Istrie…

Je m’inquiète pour lui, tu sais ? La dernière fois, il en est revenu blessé gravement. Mais que puis-je y faire ? Ce n’est pas un architecte, mais un guerrier, tu as de la chance.

Elle s’enfonça un peu plus dans l’eau chaude et ferma les yeux.

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Message  Thibaut Petitecour le Mer 21 Mar - 21:17

Alina rentra la première dans l’eau et aida son amie à faire de même. L’eau était tiède mais les pierres faisaient leur effet et l’eau gagna lentement en température, rendant le bain de plus en plus agréable. Yeria s’installa dans l’eau et elle proposa à Alina de sentir et mouvement de son ventre. Elle prit alors sa main et elle la posa sur son ventre. Yeria avait raison, son bébé était bien vivant et elle n’eut aucun mal à le sentir bouger. Yeria lui fit part de ses observations concernant le fait que son bébé réagissait lorsqu’elle chantait ou encore celle de Guillaume … Alina sentit alors Yeria se tendre et ses paroles lui confirmèrent. Elle s’inquiétait énormément pour Guillaume et elle lui fit part de ses craintes vis-à-vis de la guerre et de la grave blessure avec laquelle il était revenu après sa dernière campagne en Istrie. Elle lui fit aussi remarquer sa chance d’être marié à un architecte. Alina sentait les angoisses de son amie et elle devait réagir immédiatement pour éviter son ami de broyer trop de noir.

D’un mouvement félin Alina se glissa derrière Yeria pendant qu’elle s’enfonçait dans l’eau. Elle se positionna correctement avant de caler Yeria contre elle. Elle prit une éponge parfumée sur une table posée à côté du baquet ainsi qu’un gros morceau de savon. Elle les frotta l’un contre l’autre, faisant mousser le savon. Elle reposa le savon et commença alors la toilette d’Yeria. D’une voix douce elle répondit à Yeria :

« Personne ne pourra jamais rien y faire. Ni moi, ni toi. J’aimerai te dire de ne pas t’inquiéter, que je comprends ce que tu peux ressentir mais ce serait faux. J’ai effectivement la chance de pouvoir être avec Thibaut le soir venu, mais ce n’est pas pour autant que je suis sereine quand il travail. Les chantiers aussi peuvent être dangereux. Mais je suis sûr que l’expérience que tu as du vivre à l’attendre. Le monde est tellement fou et la guerre et sa pire expression … Mais nous serons plus forte a deux. »

Alina continua son affaire, elle fit courir l’éponge sur l’intégralité du corps d’Yeria. Elle faisait des gestes lents. L’eau chaude faisait son effet et Alina commença à fredonner pour continuer à détendre Yeria. Elle passa l’éponge sur les bras, sur les jambes, fit très attention en passant sur son ventre avant de passer sur sa poitrine et le cou de la future mère. Alina s’attarda sur le cou d’Yeria, délaissant peu à peu l’éponge pour ses doigts. Elle entreprit un long massage de son cou, de ses épaules et du haut de son dos. Toujours en douceur, elle laissa par courir en douceur ses doigts sur la peau d’Yeria, remontant doucement vers sa chevelure. Elle lava sa chevelure de feu tout lui massant le crane. Elle sentit Yeria lâcher complètement prise son la pression de ses doigts, la laissant à moitié consciente sous son emprise.

L’eau commençait tout doucement à se refroidir et Alina se lava en vitesse avant de sortir et de pratiquement réveiller Yeria. Elle l’aida à sortir du bain, à se sécher puis elle l’emmena dans sa chambre. Elle souleva les couvertures et installa Yeria confortablement puis elle se glissa à ses côté. Alina prit Yeria dans ses bras et recommença ses douces caresses sur sa peau. Sans un mot, sans un bruit, elle l’a laissa plonger dans les bras de Morphée avant de suivre elle aussi le même chemin.
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Jeu 22 Mar - 1:57



Yeria ne comptait plus le nombre de chevelures de dos et d’autres membres qu’elle avait savonnés et lavés depuis la création des Bains pour dames attenants à son auberge. Elle-même s’y lavait parfois le soir mais cela ne ressemblait en rien à ce que lui faisait Alina. Elle se laissa faire avec bonheur. L’éponge savonneuse était douce sur sa peau et l’eau chaude la détendait et soulageait tous ses muscles des affres de la journée. Oui, elle devait se l’avouer, elle était fatiguée.

Alina avait des mains de fée et le massage qui s’ensuivit dénoua sa nuque, ses épaules et son dos. La torture était tendre. Yeria ferma les yeux et se laissa aller avec reconnaissance sous les doigts de son amie. A tel point qu’elle somnolait presque quand Alina la fit sortir du bain et la bouchonna pour qu’elle n’ait pas froid.

C’était fabuleux ! Je me sens comme une reine aujourd’hui avec toutes tes attentions ! Mais promis, dès demain, je m’occuperai aussi de toi. Il n’est pas juste que tu me fasses du bien et que tu n’en profites pas toi aussi.

Sa voix était endormie et elle se laissa guider jusqu’à la chambre, puis coucher sous les couvertures. Elle sentit Alina venir contre elle et la prendre dans ses bras, puis la caresser comme l’aurait fait une mère ou une sœur. Yeria posa sa tête sur son épaule, comme elle le faisait avec Guillaume et entoura la taille d’Alina de son bras, lui caressant vaguement la hanche. Elle ne mit que quelques minutes à s’endormir dans la chaleur du corps doux de son amie.

Quand elle se réveilla, le lendemain matin, après une nuit reposante, sans rêve ni cauchemar, elle se demanda un instant où elle se trouvait, faisant le déroulé de la veille avant de s’apercevoir qu’Alina avait les yeux ouverts et qu’elles étaient toujours collées l’une à l’autre.

J’ai dormi comme un loir, mais toi ? J’ai dû te gêner, non, à te coller comme ça ? Humm… tu sens bon… nous n’avons pas la même odeur que les hommes… mais on ne leur dira pas, d’accord ?

Yeria partit d’un petit rire et s’étira comme un chat.

Je me sens bien, si tu savais… C’est moi qui prépare le petit déjeuner. Ici, vu qu’on n’est que toutes les deux, on peut se permettre de ne porter qu’une simple chemise. J’attends Ma Dame en bas dans une petite demi-heure…

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Jeu 22 Mar - 17:02

Bien au chaud sous les couvertures, Alina se réveilla doucement. Sa nuit avait été agréable et une fois réveillée, elle ne ressenti aucun fatigue. Elle sentit la peau douce d’Yeria sous ses doigts et elle huma sa chevelure rousse. Elle apprécia durant un long la situation, baigné dans la semi obscurité qu’offraient les volets de sa chambre. Ele commença à réfléchir à ce qu’elle pourrait faire au cours de la journée quand elle sentit Yeria, toujours lovée contre elle, émerger de sa longue nuit de sommeil. Elle resta là à l’observer, toujours collée à elle. Quand Yeria ouvrit finalement les yeux et tourna la tête vers Aina. Elle brisa alors le doux silence de la pièce :

« J’ai dormi comme un loir, mais toi ? J’ai dû te gêner, non, à te coller comme ça ? Humm… tu sens bon… nous n’avons pas la même odeur que les hommes… mais on ne leur dira pas, d’accord ?

Si cela avait pu me déranger je ne serais pas rester contre toi…, dit elle d’une voix pleine de douceur, et tu te serais certainement retrouvée par terre, je te rappelle que c'est mon lit ! Puis tu as raison, les femmes n’ont pas la même odeur que les hommes, elles sentent bons elles ! Puis au contraire il faut leur dire ! Il faut qu’ils se lavent ! »

Alina accompagna alors le rire d’Yeria et elle la regarda s’étirer et se lever, préférant rester encore peu sous les couvertures. Elle apprécia sa bonne humeur et elle ne sentit plus la tristesse et les angoisse de la vielle chez son amie. Yeria s’habilla, enfin elle ne fit que se couvrir d’une chemise et elle déclara :

« Je me sens bien, si tu savais… C’est moi qui prépare le petit déjeuner. Ici, vu qu’on n’est que toutes les deux, on peut se permettre de ne porter qu’une simple chemise. J’attends Ma Dame en bas dans une petite demi-heure…

De nous deux ce n’est pas moi qui suit ronde. Mais cela à l’air de te faire tellement plaisir que j’accepte que tu fasses le petit déjeuner. J’ai bien compris qu’avec toi j’aurais du fil à retordre, donc autant te montrer l’exemple quand je le peux. »

Elle laissa ensuite partir Yeria à la cuisine et elle resta encore un instant dans son grand lit. Très rapidement elle entendit un feu crépiter dans la grande cheminé puis une agréable vient lui chatouiller les narines. Elle se leva doucement et n’enfila comme Yeria qu’une simple chemise. Elle mit quelques coups de brosse dans ses cheveux puis descendit rejoindre Yeria dans la cuisine. Tel un chat, elle se glissa dans la pièce où Yeria s’affairait. Elle l’écouta chantonner un peu puis elle décida qu’il était temps pour elle de se manifester :

« Que ça sent bon … J’aimerai tellement redevenir une petite fille, juste pour pouvoir profiter des bons petits plats de ma maman. »

Tout en parlant, elle s’était mise derrière Yeria, elle entoura sa taille de ses bras, faisant attention à ne pas serrer son ventre, puis se colla contre elle, mettant sa tête dans le cou de son amie. Et dans un murmure, à peine assez fort pour être entendu :

« Quel dommage … Je préfère ton odeur au petit matin ... »

Tout en parlant, Alina fit glisser son nez et ses lèvres le long de la nuque d’Yeria, provoquent chez cette dernière un long frisson. Elle fit quelque aller retour lent avant d’approcher ses lèvres de son oreille et de continuer toujours aussi doucement :

« Je pourrais rester à faire ça pendant des heures, ta peau est si douce ... »

Dans un geste fluide, Alina desserra son étreinte et alla s’installer à table. Elle laissa Yeria reprendre ses esprits en silence. Yeria apporta alors le petit déjeuner et Alina reprit la parole :

« Tu es une cuisinière remarqua Yeria, mais aujourd’hui je te propose de m’aider dans mon jardin. Il a manquait de soin ses derniers temps et mettre un peu les mains dans la terre nous fera le plus grand bien. Autant profiter de ce qui est rare dans Venise, l’eau et la pierre prennent tellement de place que je me demande parfois si les gens se souviennent qu’il existe d’autre chose ! Puis elle lança un regard emplis de malice à Yeria : Et les murs de la cour son haut, suffisamment pour être à l’abri des regards indiscret ... »
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Jeu 22 Mar - 23:57



La cuisine était son domaine depuis qu’elle était à Venise et ça lui fit du bien d’allumer le feu et de faire griller du lard, trancher deux larges tranches de pain et de réchauffer un reste de soupe. Pendant qu’elle s’affairait en chantonnant, elle entendit Alina lui déclarer sa nostalgie d’enfance. Puis elle la sentit derrière elle l’enserrer tendrement dans ses bras et lui caresser, lui embrasser la nuque, lui procurant de longs frissons. Elle rejeta la tête en arrière pour lui interdire son cou.

Alina, tu me chatouilles avec tes câlins ! Et tu me donnes envie de me rendormir. Arrête… Le petit déjeuner ne peut attendre des heures, répondit-elle au murmure dans son oreille.

Elle avait cependant le sourire. Même si elle avait gentiment rabroué son amie, elle appréciait ses petites attentions tendres, ses caresses impromptues de femme. Elle ne savait pas si elle était capable d’avoir de tels gestes pour Alina et pourtant, elle le méritait amplement. Toutes deux amoureuses de leurs hommes mais loin d’eux, il était agréable d’avoir cette intimité féminine, cette complicité douce et sans équivoque.

En mangeant tranquillement, Alina proposa de travailler au jardin. Yeria en fut ravie, d’autant que la terre de son enfance lui manquait autant que la cuisine maternelle à Alina. A Venise, la terre était effectivement rare, les places et les quais pavés… Seulement, elle se souvenait que le travail de la terre était dur pour le corps et elle appréhendait un peu la pratique qui allait lui briser le dos à très court terme. La dernière remarque d’Alina, commençant à connaître son espièglerie, l’interpella.

Je suis prête à désherber, mais à genoux pour ménager mon dos… Après, chanter à tue-tête franchit les murs les plus hauts, alors je ne sais pas ce que tu as en tête. Et ne le précise surtout pas !

Yeria éclata de rire en débarrassant la table. Son amie avait de drôles d’idées, mais elle était preneuse de tous ses jeux. Elle n’avait jamais autant ri en si peu de temps et les yeux malicieux d’Alina l’enchantaient. Elle savait bien que son amie prenait grand soin d’elle et qu’elle n’allait pas lui demander des travaux trop pénibles. Et puis elle était assez grande pour arrêter quand elle le sentirait et aller s’étendre un peu.

La vaisselle terminée, elle se planta devant la femme de l’architecte les mains sur les hanches, faisant ressortir son ventre exagérément et s’exclama :

Alors, Patronne, par quoi commençons-nous ?

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Ven 23 Mar - 1:36

Alina prit son temps pour manger son lard grillé et la soupe Yeria avait réchauffé. Pour elle Yeria devenait bien plus qu’une simple amie et Alina savait au fond d’elle que j’avais elle n’avait noyé de tels liens avec une personne à l’exception de son mari. Elle écouta Yeria quand celle-ci débarrassa la table :

« Je suis prête à désherber, mais à genoux pour ménager mon dos… Après, chanter à tue-tête franchit les murs les plus hauts, alors je ne sais pas ce que tu as en tête. Et ne le précise surtout pas ! »

Les jeune femmes éclatèrent de rire ensemble avant qu’Alina puisse répondre. Yeria débarrassa les derniers couvert avant de venir se planter devant elle tel un petit soldat attendant les ordres, tout en mettant son ventre en avant :

« Alors, Patronne, par quoi commençons-nous ? »

Sans lui répondre, Alina lui prit la main et l’emmena dans une petite pièce baigné de soleil et donnant directement sur le jardin. Elle montra alors à Yeria de petit pot plein de terre. Elle en prit un et elle vérifia que la terre était encore humide et c’est satisfaite du résultat qu’elle le montra à Yeria :

« J’adore les fleurs … Leurs parfums m’enivrent, leurs couleurs sont celles de l’arc en ciel et elles ont même le propre langage … Et voici tout ce qu’il me reste de mes plantes, de nouvelles pousses qui n’attendent qu’a être mise en terre. J’ai envie de voir mon jardin plein de fleurs tout au long de l’année … »

Alina ferma un petit instant les yeux, s’imaginant le jardin de ses rêves, pleins de couleurs, plein de senteurs nouvelles … Elle se retourna vers Yeria :

« Tu voulais savoir ce que nous allions faire ? Nous allons donner à ses fleurs un lieu où s’épanouir. »

Elle donna alors le pot à Yeria. Elle prit alors quelques outils dans son petit atelier et le plateau sur lequel attendait les autres pots. Elle entraina alors Yeria directement dans le jardin, sans même prendre le temps pour quoi que se soit d’autre. Une fois dans le jardin, elle montra un carré de terre retourné vide. Elle s’installa et invita Yeria à faire de même.

« Tout ses pots contiennent des iris, mes fleurs préférés. Elles sont en fleurs toute l’année et ont pus de couleur que l’on pourrais se l’imaginer. J’ai même vu certaine de ses fleurs avoir une couleur au printemps et une autre en automne ! Je ne serais dire par quel miracle cela s’est produit, mais quel beau spectacle. »

Elle continua à lui parler de ces fleurs et elle indiqua la zone sur laquelle elles étaient libre de les planter. Elle lui donna encore quelques conseils puis d’un agile mouvement, elle se mis derrière Yeria. D’une voix douce, elle lui dit à l’oreille :

« Laisse moi de guider pour la première fois ... »

Alina releva légèrement les manche de la chemise d’Yeria d’une caresse qu’elle réitéra pour descendre vers ses mains. Elle lui indiqua les gestes à faire, telle une mère montrant pour la première fois à son enfant comment faire. Quand elles eurent fini de planter le premier pot, Alina pris la tête d’Yeria qu’elle tourna vers elle. Ces doigts était encore plein de terre et elle s’amusa même à lui mettre un petit coup sur le nez, la laissant avec une belle trace marron sur le bout de celui-ci. Elle s’exclama alors :

« Et maintenant, tachons de nous amuser ! »

Elle éclata de rire et fit un roulé-boulé afin de ce dégager de l’aubergiste et de toute tentative de vengeance de sa part. Une fois à l’écart, elle lui tira la langue comme le ferait une enfant. C’est dans cette bonne humeur qu’Alina et Yeria se mirent au travail, chacune allant taquiner l’autre de temps en temps. Alina poussa aussi la chansonnette invitant par la même occasion son amie à faire de même. Elle restèrent dans le jardin une bonne partie de la mâtiné et le soleil approchait de son point le plus haut. Chacune des deux femmes avait plein de terre sur le visage, les jambes, les bras, les mains et même les cheveux par endroit. Elles mirent en terre le dernier pot et s’est fière de leur travail qu’elles s’assirent dans l’herbe encore fraîche. Elle faisait face au soleil et Alina passa sa tête sur l’épaule d’Yeria. Elle resta un moment ainsi en silence avant de lui murmurer :

« As-tu déjà connue l’intimité d’un homme dans l’herbe fraîche, la terre et l’humus ? As-tu déjà expérimenté cette sensation particulière ? Je trouve cette sensation tellement agréable ... »

Sans attendre de réponse de la part d’Yeria, Alina se mis à califourchon sur elle. Sa tête toujours dans le cou de son amie, elle l’embrassa juste sous l’oreille, tout en la poussant dans l’herbe et la terre. Une fois Yeria allongé, Alina fit remonter ses baissés vers ses lèvres. Elle s’arrêta à la commissure de ses lèvres et positionna alors sa tête juste au dessus de celle d’Yeria, plongeant sur regard dans le sien. Yeria pouvait alors parfaitement faire rouler Alina sur le côté. Leurs lèvres s’effleuraient à peine et Alina retient son souffle un instant, laissant Yeria faire son choix.
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Sam 24 Mar - 1:22



Yeria était soulagée qu’il n’y ait que des pousses de fleurs à planter. Le carré de terre était fraîchement retourné et aucune mauvaise herbe n’y avait encore poussé. Ce n’était rien de bien difficile ni de très fatigant. Alors elle écouta patiemment Alina parler de ses fleurs préférées et de son jardin. Cela l’amusait. D’une part parce que dans ses souvenirs, les plantations qu’elle faisait pour aider ses parents étaient nettement plus matérialistes et nutritives, et d’autre part parce que c’était une facette poétique et bucolique d’Alina que Yeria ne connaissait pas.

Sais-tu que les pétales d’iris macérées dans de l’alcool font de très bons remèdes pour la cicatrisation des blessures ? Hé oui, ajoute ça à ton panégyrique, les fleurs préférées guérissent aussi en plus d’être belles.

Elle sentit Alina se glisser derrière elle pour lui montrer comment creuser un trou dans la terre pour y planter la pousse et la laissa faire malgré le fait qu’elle connaissait parfaitement la technique. Cela faisait partie du jeu entre les jeunes femmes. Les bras caressés, les mains guidées, et le nez maculé de terre fraîche.

Vas-tu cesser de me harceler de tes fausses caresses pour te jouer de moi ? Attends un peu ! Je vais me venger. Et rentre ta langue parce que je pourrais être tentée de te la faire manger ta terre !

Elles plantèrent tous les pots en se chamaillant, en se titillant, en jouant comme des gamines. Le temps avait passé à une vitesse incroyable et il était déjà presque le milieu de la journée. Le soleil était plus chaud et leur sueur avait collé la terre contre leur peau. Elles ressemblaient à des souillons, zébrées et maculées de la tête aux pieds. Elles prirent un peu de repos assises dans l’herbe plus fraîche à l’ombre. Yeria se sentait sale mais joyeuse d’avoir accompli ce travail qui la ressourçait. Côte à côte, elle reçut la tête de son amie sur son épaule avec plaisir.
Mais la question d’Alina la ramena à ses affres, à ses douleurs, à ses angoisses.

Comment veux-tu que j’aie connu ce bonheur avec Guillaume, toujours à nous cacher ? Tu as de drôles de questions ! Comme si nous avions été libres de batifoler dans la nature ?

Quand Alina la culbuta dans l’herbe, Yeria n’était plus au jeu. La question l’avait blessée et les baisers de son amie n’y pouvaient rien changer. Elle les sentit près de son oreille, puis dans son cou et remontant vers sa bouche, mais elle resta de bois. Elle ne fit pas un mouvement pour se rapprocher de ces lèvres qui quémandaient un baiser sensuel. Le charme de la nuit et de la matinée était rompu.

Quand Alina la regarda de ses grands yeux la sollicitant, Yeria tourna la tête.

Je suis fatiguée, pardonne-moi. Je vais aller faire un brin de toilette parce que je suis sale de la tête aux pieds et je vais m’allonger ensuite un moment. Nous avons sans doute chacune notre histoire mais la mienne est tellement compliquée que ta question… ta question m’a fait de la peine. J’aurais tellement voulu te répondre par l’affirmative ! Seulement, je ne peux pas te mentir, pas à toi.

Yeria se dégagea de l’emprise de son amie, se leva et partit vers la maison. Le dos tourné à Alina, elle sentit des larmes lui monter aux yeux.

Guillaume… Guillaume… Tu me manques tellement…

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Sam 24 Mar - 2:58

C’est alors qu’elle le remarqua. Que venait-elle de faire ? Le regard d’Yeria était froid. Pourquoi n’avait elle pas fait plus attention à sa réponse. Pourquoi était-elle si implusive ? Pourquoi n’avait-elle pas contrôle un peu plus ses envies ? Pourquoi ? Yeria détourna la tête, se dégagea de son emprise, je leva sans même la regarder. Et ses mots lui firent l’effet d’une noyade lente et douloureuse.

Alina n’avait pas la force de voir Yeria retourner à l’intérieur, elle plongea sa tête dans la terre. Et ne pouvait pas résister, elle ne pouvait plus. Une énorme boule lui comprimait la poitrine. Elle vouait hurler mais sa gorge était bien trop serré. Elle éclata en sanglot … Il n’y avait pas un son, pas un bruit, mais les larmes coulaient. Puis combien de temps n’avait elle pas pleuré ainsi. La mort de père, celle de sa mère ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle ne faisait que pleurer. Elle s’en voulait tellement ! C’était elle qui était à l’origine de cela c’était elle qui n’avait pas su écouter Yeria, c’était elle la coupable, la fautive, c’était elle …

La colère pris alors la place du chagrin. C’était elle la fautive, elle ! Elle se saisit de l’un des outils encore dans le jardin et elle donna de grands coups dans la terre. Elle frappa, frappa et frappa encore, abîmant au passage plusieurs bulbes d’iris qu’elle venait de planter. Lorsqu’elle le remarqua, sa colère s’évanouit aussitôt, laissant de nouveau la place aux larmes. Elle entendit Yeria au loin et elle tenta de maquiller au maximum ce qu’elle venait de faire. Yeria allait la voir, elle se dépêcha. Ses pas étaient de plus en plus proches de la porte. Il était trop tard pour faire plus. Elle se leva alors et retourna dans la maison. Elle croisa alors Yeria, elle détourna immédiatement les yeux, n’ayant pas la force de la regarder en face. Elle essuya encore un fois son visaeplein de larme, mais ses mains pleines de terre firent pire que mieux. Elle prit la direction de a salle d’eau et elle lança à Yeria, non sans difficulté :

« Laisse moi me laver et je nous préparerai le repas. »

Elle se dépêcha d’aller à la salle d’eau. Elle se débarbouilla rapidement à l‘eau froide puis alla dans sa chambre. Elle prit sa robe qui la mettait le moins en valeurs possible et attacha ses cheveux rapidement. Elle aurait tellement voulu pour s’effondrer dans les bras de Thibaut. Si seulement elle n’avait pas insisté pour venir ici. Alina se maudissait pour son idée et pour avoir été aussi têtue. Une fois prête, elle alla à la cuisine ou elle commença à préparer le repas. Elle décida de refaire du poisson comme la veille. Elle n’avait cependant pas la tête à ça et elle manqua plusieurs fois de ce couper les doigts. Elle travailla dans un silence lourd et pesant, comme si les jeunes femmes étaient devenues des pures inconnues l’une pour l’autre. Une fois fini, elle commença à les faire cuire, mais une fois encore sa tête fut ailleurs. Elle ne sut alors pas si elle s’en était rendu compte toute seule ou si Yeria avait dit quelque chose mais elle remarqua bien trop tard que le poisson était en train de brûler. Sans réfléchir, elle essaya de sauver une partie du plat. Dans la précipitation, sa main gauche toucha le poêle et elle se brûla. Elle retira instantanément sa main, mais le mal était fait. Elle poussa alors un petit cris de douleur et elle s’effondra sur elle même.

Alina, au bord des larmes, en oublia tout ce qu’il y avait autour. Elle avait plus que jamais besoin de Thibaut. Lui seul la connaissait, lui seul savait ce qu’il y avait derrière sa carapace. Lui seul pourrait la sauver à ce moment là. Sa carapace était fendue, elle était vulnérable. Elle avait envie d’être entouré des bras de son mari, de ceux de son père, de sa mère. Non elle en avait besoin. Elle avait besoin de bras réconfortant dans lesquels se blottir. Elle vouait être protégé, cajolé.

Elle voulait, ne serait ce qu’un instant, pouvoir redevenir une enfant ...
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Sam 24 Mar - 12:06



Quand Yeria croisa Alina dans la maison, toute barbouillée de terre, elle vit bien qu’elle avait pleuré. Elles s’étaient faites mutuellement de la peine et pour sa jeune amie, c’était injuste. Yeria se sentit alors très égoïste d’avoir aussi mal réagi aux propos d’Alina, propos qui se voulaient joueurs somme toute. Elle la laissa aller se laver et reprendre contenance. Quant à elle, habillée de frais, elle essaya d’analyser ce qui venait de se passer.

Elles avaient, sans que ce soit voulu, grossi leur sensation de manque au lieu de le combler. Manque de leurs hommes, manque de tendresse, manque de repères. Yeria ferma les yeux et se remémora les jeux un peu libertins des enfants de la campagne. En fait, Alina était une enfant. Sous des dehors autoritaires et capricieux parfois, elle n’était qu’une gamine qui pouvait aisément craquer. Yeria en conclut qu’elle devait se montrer plus douce et plus tendre avec elle, sans pour cela tout accepter.

Alina reparut propre mais habillée n’importe comment et les cheveux à peine attachés. Yeria eut un petit sourire en la voyant. Ce n’était plus la séductrice, la tentatrice de tout à l’heure. Elle paraissait encore malheureuse de l’incident du jardin. Comme elle se mit à la cuisine tout de suite, Yeria ne dit mot et attendit le moment propice pour lui parler et s’excuser.

Repartie dans ses pensées, elle ne sentit pas l’odeur de brûlé avant d’entendre le cri d’Alina qu’elle vit s’effondrer en se tenant la main. Yeria se précipita, retira les poissons du feu, prit un bol d’eau fraîche et y plongea la main de son amie dedans. Puis elle l’entoura de ses bras. Elle chuchota à son oreille :

Ça va aller… ne pleure pas, ça va aller… Relève toi et viens t’asseoir.

Yeria la conduisit jusqu’à un fauteuil, assez grand pour qu’elles soient assises toutes les deux. Elle la reprit dans ses bras et la berça un peu, le nez sur sa nuque. Les mots qu’elle prononça ensuite firent courir un souffle chaud dans son cou.

Nous sommes deux idiotes… Je ne promets pas d’accepter toutes tes propositions, mais je ne te rembarrerai plus comme je l’ai fait ce matin à tort. Tu n’es pas responsable de ma situation, alors que je le suis de ton éloignement d’avec ton mari. Pardonne-moi… J’ai été ingrate avec toi, mon amie.

Yeria continua à la bercer contre elle un moment, puis elle lui embrassa doucement la nuque plusieurs fois, frottant son nez dans ses fins cheveux châtaigne, parcourut la peau fine du cou jusqu’au-dessous de l’oreille de petits baisers pour lui relever enfin le menton et poser ses lèvres sur les siennes.

Tu es ma seule amie… et pour te le prouver, je vais te faire une soupe d’orties au poisson, enfin ce qu’il en reste après ton fabuleux passage en cuisine ! Tu veux ? Ensuite, je soignerai ta main, nous mangerons et je te demanderai la permission de me reposer avec toi dans ton lit. Si tu es sage, je te raconterai une histoire.

Elle avait repéré des orties dans le jardin le matin, que les riches considéraient comme de mauvaises herbes urticantes, mais que les moins riches savaient apprécier. Elle se leva avec le sourire pour aller les cueillir. Elle connaissait la technique pour éviter leurs piqûres et ne fut pas longue à les mettre à bouillir. Pendant ce temps, elle décortiqua les poissons en séparant le brûlé de ce qui était encore mangeable. Cette soupe, très vite exécutée avec les moyens du bord, laissa tout de même à Yeria le temps d’aller chercher dans son sac une pommade contre les brûlures et une bande de tissu propre.

La main gauche d’Alina bandée, elles passèrent à table.

Alors, que dis-tu de ma soupe de bandit de grand chemin ?

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Sam 24 Mar - 21:56

Tout était noire autour d’Alina. Sa main l’a lancé. Puis elle entendu une voix au loin. Elle tintait à son oreille comme celle de sa mère, morte quand elle n’était encore qu’une petite fille. On lui prit sa main est on l’a plongea dans l’eau fraîche. Cela lui faisait e plus grand bien. On lui caressa les cheveux. On la prenait dans les bras. On la protégeait. Alina se sentait mieux, elle commença à se calmer. Une voix réconfortante se fit entendre à son oreille. Elle avait envie de rester là mais la voix lui demander de la suivre. Elle s’effectua, ravalant un sanglot au passage. On l’installa dans un grand fauteuil, on la prit dans des bras réconfortant et protecteur, on la berça …

Alina savoura chaque instant de ce moment. Depuis combien de temps Thibaut ne l’avais pas cajolé  ainsi ? Depuis combien de temps ne s’était elle pas abandonné dans les bras de son mari telle une enfant dans ce de son père. Mais aujourd’hui les bras n’étaient que douceur, comme le nez qui lui caressait le cou. Elle ouvrit tout doucement les yeux pour découvrir qui était la femme qui s’occupait d’elle. Alina eut alors le souffle coupé en découvrant les cheveux de feu d’Yeria. Son cœur s’emballait, ses angoisses remontaient à la surface, elle allaient …

« Nous sommes deux idiotes… Je ne promets pas d’accepter toutes tes propositions, mais je ne te rembarrerai plus comme je l’ai fait ce matin à tort. Tu n’es pas responsable de ma situation, alors que je le suis de ton éloignement d’avec ton mari. Pardonne-moi… J’ai été ingrate avec toi, mon amie. »

Son amie. Yeria lui pardonnait elle ? Lui pardonnait elle ses actions et ses paroles ? Alina n’osait pas savoir si c’était le cas, elle voulait uniquement oublier les derniers événements et profiter de ce moment si particulier. Elle prit une grande inspiration et regroupant tout son courage, elle lui répondit, sa voix étant à peine audible :

« Je suis sincèrement désolée. J’ai dépassé les limites ce matin. Je n’aurais pas dû, je …, j’aurais dû faire plus attention à toi. Je n’avais pas à être si égoïste. Je ... »

Yeria continuait de la bercer. Elle lui embrassa doucement sa nuque, et ce à plusieurs reprises. Un frisson parcourue son corps. Yeria caressa ses cheveux avec son nez. Ses lèvres parcoururent son cou jusqu’à ses oreilles. Ses frissons augmentaient, ils étaient plus longs, plus intenses … D’un geste doux, Yeria lui releva le menton et elle l’embrassa. Le baisé était doux, ses lèvres chaudes. Le moment ne dura qu’un instant. Yeria lui dit alors :

« Tu es ma seule amie… et pour te le prouver, je vais te faire une soupe d’orties au poisson, enfin ce qu’il en reste après ton fabuleux passage en cuisine ! Tu veux ? Ensuite, je soignerai ta main, nous mangerons et je te demanderai la permission de me reposer avec toi dans ton lit. Si tu es sage, je te raconterai une histoire.

Oui je veux bien. Sa voix était encore légèrement tremblante. Toi aussi Yeria, tu es ma seule amie et je ne veux pas gâcher notre relation. Et je pense aussi te devoir quelques explications. »

Elle prit la tête d’Yeria entre ses mains et elle l’embrasa aussi en retour. Elle se leva puis alla attendre dans la cuisine. Yeria arriva rapidement avec des orties. Elle les fit bouillir puis elle s’attaqua au poisson qui était en partie brûlé. L’odeur de la soupe emplie la pièce d’un doux fumet. Puis Yeria alla chercher une pommade qu’elle appliqua sur la main d’Alina. Elle se laissa faire, même si elle ne pensait ne pas en avoir besoin. Yeria lui fit ensuite un bandage à l’aide d’une bande de tissu propre puis elles se mirent à table. La soupe était bonne et elle fini par dissiper la boule qui était dans la gorge d’Alina. La question qu’Yeria lui posa ensuite lui redonna du baume au coeur :

« Alors, que dis-tu de ma soupe de bandit de grand chemin ?

Si les bandits mangent cette de soupe tous les jours, alors je les rejoints ! C’est bien meilleur que la cuisine brûlée de certaine citadine. »

Les jeunes femmes éclatèrent rire, balayant ainsi toutes animosité dû à l’incident. Le repas se fini rapidement. Alina aida Yeria à débarrasser la table. Elles montèrent dans la grande chambre pour permettre à Yeria de se reposer. Yeria s’allongea dans le lit et Alina alla se blottir contre elle. Alina avait envie de retrouver la sensation qu’elle avait eu quand Yeria l’avait prise dans ses bras. Sa part dominatrice était actuellement loin et elle était incapable de prendre des initiatives comme à son habitude. Telle une enfant, Alina prit une mèche de cheveux d’Yeria et elle commença à jouer avec. Elle posa ensuite sa main bandé sur le ventre de son amie. Le bébé se manifestait facilement et ce petit morceau de vie l’apaisa grandement. Elle dit alors :

« Tu es la seule personne après Thibaut à m’avoir vu dans cette état. Je ne suis pas en réalité la jeune femme forte et indépendante que je voudrais. Ce n’est qu’une carapace que j’utilise pour protéger la petite fille que je suis encore au fond de moi. »

Il y eu un petit silence. Les doigts d’Yeria l’effleurèrent et un frisson si intense la parcourue qu’elle en trembla. Telle une supplicière, elle réclama d’autres caresses, d’autres attentions de la part d’Yeria. Après quelques instant, elle changea de position, elle rapprocha sa tête de celle d’Yeria :

« Tes lèvres sont tellement douces. J’aimerais tellement pouvoir y goutter encore une fois … Mais je ne veux plus te mettre mal à laisse et si je devais choisir, je préférerai être la petite fille sage à qui l’on promettait des histoires. »
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Dim 25 Mar - 11:30



Yéria s’étendit sur le lit avec apaisement. Elle accueillit son amie contre elle et lui effleura la joue du bout des doigts.

Nos forces et nos faiblesses font de nous ce que nous sommes vraiment. Il ne faut pas en cacher une partie, autrement, tu vois, quand elles font surface, c’est dévastateur. Alors autant vivre tous les instants avec. Sois vraie, tu y gagneras. Surtout que ton joli minois ne va pas du tout avec cette dureté que tu affiches.

Elle soupira, resta un instant silencieuse et eut un petit rire en entendant Alina demander un autre baiser ou l’histoire promise.

Tu auras les deux. Te cajoler ou t’embrasser ne me dérange pas. Mais l’histoire d’abord.

Yeria se mit alors à raconter les aventures d’une petite fille qui avait fui la ferme paternelle au moment où elle allait être mariée avec un notable d’un village voisin qu’elle ne connaissait pas mais qui était plus vieux qu’elle. Elle relata les étapes du long chemin, la faim, la mendicité, les haltes dans les couvent et les monastères, où elle avait appris à lire et à écrire au fil des rencontres avec ces religieux érudits, leur bonté, leur protection… durant trois ans. Elle décrivit l’arrivée clandestine à Venise à bord d’un navire et sa quête de travail. Bien sûr, Alina avait dû comprendre qu’elle retraçait sa propre histoire.

J’ai débuté à l’Osteria del Gatto Rosso ainsi comme serveuse. J’y ai rencontré mon premier compagnon qui a disparu, et une amie, elle aussi disparue. Et beaucoup plus tard, il y a eu Guillaume auquel j’appartiens désormais parce qu’il n’y en aura pas d’autres que lui.

Elle se pencha sur Alina pour déposer un doux baiser sur sa bouche et la serrer contre elle.

Je ne pourrai jamais avoir de telles relations amoureuses avec une femme ni même avec un autre homme maintenant. Tu comprends ? Mais ce soir, je me baignerai encore pour m’occuper un peu de toi et tu pourras me masser le dos si cela te convient.

Elle relâcha son étreinte et ferma les yeux pour se projeter dans les bras de Guillaume et s’assoupir.

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Dim 25 Mar - 16:08

Le désir d’Alina monta quand elle entendit Yeria lui promettre un baiser. Elle approcha ses lèvres de celle d’Yeria mais le doigt qu’elle lui mit sur la douche en déclarant qu’elle aurait en premier lieux l’histoire la frustra grandement. Elle prit cependant son mal en patience, écoutant avec attention l’histoire de son amie.

Yeria lui narra les aventures d’une petite rousse, vivant dans une grande famille dans la ferme familiale. Elle parla son enfance puis de sa fuite avant un mariage arrangé avec un vieux notable du coin. De part son passé, Alina voyait très bien de ce dont elle parlait, ayant déjà eu à faire à ce genre de personnage en tant que prostitué. Elle savait bien que je genre d’avenir ne pouvait pas faire rêver une petite fille. Elle écouta son voyage le long des chemins, son passage par la mendicité, ses haltes dans des couvents, son apprentissage de de la lecture et de l’écriture. Cependant Alina ne partagea pas forcément son avis sur les vieux religieux et leur bonté. Puis elle raconta son arrivé à Venise, caché dans un bateau et de son envie de travailler. Elle lui fit ensuite part de son début à l’Osteria del Gatto Rosso en tant que serveuse, sa rencontre avec un première amour, disparu, puis de sa rencontre Guillaume.

L’histoire lui fit oublier la promesse qu’Yeria lui avait faite et elle fut prise par surprise quand elle l’embrassa. Elle répondit à son baiser mais fit attention à ne pas aller trop vite pour ne plus brusquer Yeria. Elle sut qu’elle avait fait le bon choix quand Yeria déclara qu’elle était entièrement dévoué à Guillaume, étant incapable d’avoir des relations amoureuses qui que ce soit d’autre. Alina eut un pincement au cœur. Elle comprit que ce qu’elle ressentait pour son amie n’était pas uniquement de l’amitié. Cependant ce n’était pas non plus un désir brûlant qu’elle avait pu ressentir parfois vis à vis d’autres personnes.

Alina sentit alors l’étreinte d’Yéria se défaire. Elle se redressa, voyant son ami les yeux fermés, certainement en train de s’imaginer dans les bras de Guillaume. Pour la première fois, elle ne savait pas comment réagir. Elle n’avait pas envie de réitérer l’incident du matin et elle commençait seulement à comprendre à quel point Guillaume était important pour Yeria. Thibaut aussi était extrêmement précieux pour Alina et la jeune femme savait qu’elle n’aurait jamais aucune relation de la sorte. Elle avait beau être assez libre, elle revenait toujours à lui, telle le métal toujours attiré par les pierres magnétique. Alina se mis au dessus d’Yeria :

« Yeria, je ne veux pas prendre la place de Guillaume comme je ne veux pas que tu prennes la place de Thibaut. Ce que je peux éprouver pour toi n’est pas facile à décrire mais je sais que tu compte énormément pour moi, j’ai besoin de notre amitié, si particulière soit elle. Je vois en toi la mère où la sœur que je n’ai jamais eu. J’ai besoin de ta douceur presque autant que j’ai besoin de la force de Thibaut. »

Elle prit a tête d’Yeria dans ses main et l’embrassa langoureusement.

« Je te dois aussi des explications Yeria. Je te dois mon passé pour te montrer qui je suis réellement … Je voulais être forte pour nous deux, je voulais te protéger et je le veux toujours. Je sais maintenant que je ne le ferai pas t’imposant ce que je pense être bon pour toi, mais juste en étant à tes côtés et en étant parfois plus têtue que toi quand j’estimerai devoir l’être. Je n’ai cependant pas le cœur à tout narrer cela maintenant, laisse moi juste un peu de temps pour me préparer à cela. »

Elle resta un instant en silence contre son amie. A l’extérieur, le soleil commençait à descendre. Alina retrouvait son énergie et de la contenance, elle était de nouveau prête à bondir dans tous les sens, mais elle était aussi étrangement calme, comme si un poids lui avait était enlevé de sûr ses épaules. Son autorité était toujours là, présente au fond, mais ce n’était plus la carapace impénétrable d’avant, mais un moyen de protection qu’elle aurait en cas de besoin. Elle se remémora alors les paroles de Thibaut, qu’elle murmura à voit base :

« Soit une enfant quand tu le pourras, mais une femme quand tu le devras. »

Ses paroles prenaient enfin tous leur sens en cet instant. Elle savait qu’Yeria l’avait entendu et c’est dans un rire communicatif qu’elle commença à la chatouiller :

« si je peux faire l’enfant alors je ne vais pas me gêner !Aller Yeria ! Il va tout de même falloir penser à bouger un peu ! Sinon on n’arrive ra pas à dormir de la nuit ! Puis c’est à toi de faire la mère ! Moi je vais garder mon rôle encore quelques instant ! »
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Thibaut Petitecour

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Lun 26 Mar - 0:02



Yeria ne lui répondit pas, elle ne lui avait rien demandé. Chacun son heure pour se confier suivant l’envie ou la nécessité. Elle en avait senti l’urgence pour qu’Alina comprenne sa position. La jeune femme la chatouilla pour la faire bouger mais Yeria, se mordant la lèvre pour ne pas rire, fit comme si elle ne voulait pas sortir du lit, en grognant.
Et d’un coup, elle se relava en saisissant les poignets de son amie et les plaqua de chaque côté de sa tête. Elle prit alors le ton courroucé d’une mère qui gronde sa fille turbulente.

Veux-tu une fessée pour me maltraiter ainsi ? Je veux que tu te changes immédiatement et que tu descendes pour que je te coiffe correctement ! Je t’emmène te promener et dîner en ville et je ne supporterai pas d’avoir honte ! Hai capito ?

Dans un grand éclat de rire, Yeria quitta le lit d’un bond et s’enfuit de peur de représailles. Mais elle vit Alina la rejoindre dans une jolie robe et sa brosse à cheveux à la main. Quelle docilité !
Elle se mit derrière la jeune femme assise et lui massa le cuir chevelu, les tempes, la nuque longuement avant de faire courir la brosse dans ses beaux cheveux fins légèrement bouclés. Le brossage était un moment de pure relaxation, c’était un geste aimant et doux, lent et apaisant. Après quelques longues minutes, la chevelure d’Alina était lustrée et prête à être coiffée. Mais Yeria se contenta de lui placer un collier de front en or ouvragé qui mettait la teinte châtaigne de ses cheveux en valeur et de bien dégager son joli visage.

Tu es magnifique, ainsi ! Prête à sortir ? Alors, je t’invite, mais tu me guides. Je ne connais pas Chioggia. Et nous avons le temps de nous promener un peu, je me suis bien reposée cet après-midi. C’est exactement ce qu’il me faut : de bonnes nuits et de petites siestes. A cinq mois de grossesse, c’est fou comme je me fatigue vite.

Elles sortirent bras dessus, bras dessous, Alina papotait sans arrêt pour présenter Chioggia à Yeria qui n’écoutait que d’une oreille tant cette balade la ravissait. Elle connaissait déjà le port, mais elle ne l’avait pas apprécié à son arrivée, trop lasse et pressée de découvrir la maison de son amie. Là, vraiment, elle dégustait tout.

Que c’est beau ! Demain, il nous faudra aller au marché si nous voulons manger. J’ai l’impression que je pourrais manger une vache entière ! A moins que ce ne soit toi ? Oh non, voyons, je ne te traite pas de vache ! Quoique, avec ton caractère…

Et une fois encore, Yeria éclata d'un rire taquin.

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Message  Thibaut Petitecour le Lun 26 Mar - 2:07

Alina avait envie qu'on la materne un temps soit peut, elle fut servit. Brusquement Yeria lui prit les mains et telle une mère grondent son enfant. Elle avait le regard dur et son ton était faussement courroucé mais elle était juste. On lui promettait une fessé, mais elle préfèrait qu'on lui resserve ce genre d'attention pour d'autres jeux. Yeria lui demanda alors de changer de vêtements et de la rejoindre pour se faire coiffer une fois que cela serait fait. Yeria avait envie de se balader pour la fin de soirée et elle ne voulait pas qu'Alina puisse lui faire honte. Alina regarda sa tenue qu'ele n'avait choisit initialement que pour se cacher d'Yeria et cacher sa féminité au maximum.

Quand Yeria eu fini ses remontrances, elle sauta hors du lit, comme pour éviter toutes tentatives de représailles. Alina arait volu continuer le jeu, mais elle devait être une bonne enfant. Elle se diragea alors vers sa grande armoire pour choisir une jolie robe comme Yeria lui avait demandée. Elle porta son choix sur une robe avec une cape assorti d'un bleu colbalt de la même couleur que les yeux de Thibaut. Il n'étais pas avec elle en ce moment, mais cette robe lui faisait penser que si. Elle refit rapidement son maquillage, surtout pour cacher ses yeux qui portaient encore les stygmates de ses larmes puis elle alla rejoindre Yeria. Elle prit son tempspour la peigner, lui massant même la tête au passage et sa nuque. Les mains d'Yeria était douce et experte et ce moment mis Alina dans un demi someil extrêment relaxant. Après un long moment passé ainsi, elle senti qu'on lui possait quelque chose sur la tête. Quand elle se regarda dans un miroir, elle vit alors un magnifique collier de front d'or ouvragé. Il n'était pas à elle et elle fut presque effrayé de le portait à l'extérieur tant il devait être précieux pour Yerira. Cette dernière lui révéla ses plans pour la soirée et son besoin d'être guidée.

« Je ne peux pas Yeria ! Non pas que je ne connaisse pas la ville ou que je n'ai pas envie de sortir avec toi, mais je ne peux pas accepter de porter ce si beau collier qui t'appartient. Il est si précieux que je ne voudrais pas ... »

Yeria lui it mine de se taire et elle lui prit le bras pour mettre fin à sa protestation. C'est sans un mot qu'elles sortirent dans la ville. Alina ui indiqua alors qu'elle l'emmenait au Hollandais Voguant, une taverne du centre ville où l'on pouvait goûter des recettes des flandres très différentes des recettes Italienne dont on pouvait avoir l'habitude. Elle commença aors à lui faire une viste guider de Chioggia. Elles passèrent non loin du port, par la place du marché et surtout par le parc de Chioggia, un endroit magnifique où Alina adorait regarder les fleurs.

Avant d'arriver à l'auberge, Yeria lui fit remarquer qu'elle devrait refaire un tour au marché si elle voulait combler leur appétit pour la journé de demain, mais Alina avait un autre projet qu'elle devait alors dévoiller à Yeria.

« S'il te plaît Yeria, laisse moi organiser la journée de demain. J'aimerai que tu m'accompagnes pour une chose que j'aurais du faire il y a longtemps. J'aurai besoin de toi, mais je ne peux rien te dire pour le moment. C'est ..., je ne ... Tu sauras tout demain, je te le jure. Profitons encore de cette soirée, je t'en prie. »

Elle ne voulait pas en dire plus car si elle le faisait, elle n'aurait plus le courage de le faire par la suite. Elle emmena donc son amie à l'intérieur de la taverne et elle demanda une table pour deux dans un coin calme. La serveuse qui les accueilli leur proposa une table un peu à l'écart dans la salle pricipale. Alina laissa son amie suivre la serveuse le temps d'aller voir l'aubergiste pour lui demander un service. L'homme accepta et ses avec une chose à penser de moins qu'elle rejoignit Yeria à la table. La serveuse l'attendait pour prendre la commande et Alina prit l'initiative de choisir les plats. Elle demanda du poisson à l'hollandaise et un waterzoï de poulet. Elle se prit une bière des flandres et laissa Yeria choisr sa boison.

« Si tu veux goutter la cuisine hollandaise, il n'y a pas mieux que ces plats croit moi ! Elle prit un air un peu plus sérieux et regarda Yeria. J'ai aussi négocié pour demain. Si tu es d'accord pour me suivre, sache que tout est prêt. »

Alina pit une grande inspiration. Elle savait que son amie devoir savoir ce qu'elle voulait faire, mais elle ne pouvait pas lui dire, pas maintenant. Cela faisait onze qu'elle devait le faire et elle trouvait seulement la force de le faire, elle ne pouvait se couper l'herbe sous le pied. Yeria avait dû remarqué l'absence d'Alina qui sursauta presque quand on leur apporta leur boison. Alina prit la choppe qu'on lui tendit et une fois la serveuse repartie, elle se pencha vers Yeria :

« Je suis désolé si mon esprit s'absente, je pense énormément à la journée de demain et de suis quelque peu tendue à cette idée. Elle chercha de l'aide dans le regard de son amie puis elle continua : Comme je te l'ai dit hier sur le bateau, lorsque j'ai rencontré Thibaut, nous avons joué à un jeu, celui d'inventer la vie des gens que nous voyant. Aussi je te propose de se détendre un peu un attendant nos assiettes en y jouant nous aussi. »

Alina balaya rapidement la salle du regard. Elle s'arrêta alors sur un homme assit à l'autre bout de la pièce. Il était grand, jeune et bien musclé, mais il avait un visage extrêment disgracieux, avec un monosourcil et une gros grain de beauté de sous l'un de ses yeux. Elle le montra discrètement à Yeria.

« Lui par exemple, je suis sûr que de loin tous les jeunes filles raffolent de ses charmes, mais de près cela doit être une autre histoire ! Vu sa carrure il doit certainement travailler au port, mais à quai, pour tuer le poisson une fois à terre à l'aide d'une crise cardiaque. Tu comprends, en mer, il le ferait fuir les poissons et les pêcheurs ne rapporteraient plus rien avec lui ! Elle regarda Yeria, le sourire aux lèvres. A ton tour maintenant ! Laisse parler ton imagination. »
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Lun 26 Mar - 19:55



Qu’Alina lui proposât d’organiser la journée du lendemain et au vu de la nervosité qu’elle affichait à cette idée, Yeria n’en menait pas large. Qu’avait-elle encore inventé pour être aussi peu sûre d’elle et aussi fébrile ? Elle n’osait pas se l‘imaginer !
Du coup, la jeune mère était un peu crispée mais la bonne odeur de beurre dans la taverne la réconforta et surtout, lui ouvrit l’estomac. Elle n’avait jamais gouté à la cuisine hollandaise et laissa Alina commander des plats aux noms inconnus. Par contre, cette dernière était toujours préoccupée et comme absente, sursautant même quand on leur apporta la bière et l’eau. Yeria était vraiment intriguée et même quelque peu inquiète.

Puis, reprenant pied dans la réalité, Alina lui proposa le jeu grâce auquel elle avait rencontré Thibaut. Cela la fit sourire : si elle savait combien de fois elle s’était adonnée seule à ce jeu avec les étrangers de passage dans son auberge, leur inventant un passé, un présent et même un futur ?
Elle l’écoutant en souriant, ayant repéré sa cible. Pauvre homme défiguré !
Elle prit une autre cible, pour sa part : une femme qui était très quelconque, mais qui se manifestait par un rire sonore à une table où deux hommes l’accompagnaient.

Tu vois celle-ci ? Elle n’a aucune confiance en elle, mais elle veut plaire et qu’on la remarque, même au-delà des deux hommes avec qui elle est. Elle est malheureuse et seule parce qu’elle ne montre pas sa véritable nature. Elle est belle, alors les hommes l’invitent à leur table comme un trophée, mais ils n’ont aucune estime pour elle, ce qui la navre. Elle rêve d’être enlevée par un beau pirate qui lui plaquerait la main sur la bouche pour l’empêcher de se ridiculiser en public parce qu’il l’aimerait…

Yeria se tut, plus chagrinée par cette analyse qu’amusée par le jeu. Avec le nombre de personnes qu’elle voyait entrer et sortir de son auberge, elle avait acquis un jugement sûr qui ne la rendait pas toujours heureuse pour les autres. Question d’empathie et d’expérience.
Heureusement, le plat de poisson arriva mais elle eut presque un haut-le-cœur devant la sauce jaunâtre qui le baignait. Elle but un verre d’eau pour calmer son estomac et gouta la sauce du bout du doigt. A son grand étonnement, elle était onctueuse et légèrement aigre, elle lui plaisait. Elle sourit bravement à Alina et attaqua son plat.

Tu ne veux vraiment pas me dire ce que tu nous prépares pour demain ? Dis-moi au moins comment je devrais m’habiller…

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Mar 27 Mar - 0:32

La réponse d’Yerai au jeu fut plus froide qu’amusé. Alina se dit qu’elle devait réagir. Elle ne voulait pas une fois de plus lui mettre de mauvais idée en tête, elle ne voulait pas lui refaire vivre le même genre de chose que ce matin. Elle cherchait quoi faire quand on leur apporta les plats. Yeria fit alors la grimace en voyant la sauce qui était sur le poisson qu’on lui posa devant le nez. Alina avait fait la même grimace en voyant cette sauce jaune ressemblant un peu à rien aux premiers abords. Yeria se fit violence et une fois la sauce goutté, son visage repris des couleurs, faisant définitivement passer le haut le cœur du début. Alina aller prendre sa première boucher quand Yeria lui demanda des précisions sur le lendemain et ce qu’elle prévoyait pour elles. Elle ne lui demandait qu’une tenue, mais elle savait qu’elle cherchait à un apprendre plus.

« Pour demain une robe de tous les jours suffira. »

Alina n’avait vraiment pas envie d’en dire plus mais elle savait que si elle n’en dévoilait pas d’avantage, Yeria n’aurait de cesse de lui poser des question. Prenant son courage a deux mains, elle enchaînât :

« J’aimerai faire un petit voyage demain. J’ai déjà réservé une carriole pour nous conduire et l’aubergiste nous prépare de quoi manger. »

Cela fit du bien à Alina de le dire, bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Elles continuèrent à manger en discutant de choses diverses. Alina commanda un petit dessert, une part de tarte au pomme et à la cannelle. Le repas de fini rapidement après. Comme promis c’est Yeria qui paya la note et elles rentrèrent rapidement à la maison. Elles montèrent directement dans la chambre et une fois déshabillées, elles se couchèrent l’une contre l’autre dans le grand lit.

Pour aider Yeria, Alina lui fit un long massage du dos. Alina adorait la contact de la peau de soie d’Yeria sous ses doigts et c’était pour elle l’une des plus agréable sensation qui soit. Elle aimé le contraste entre elle deux. Bien qu’elle ait une crinière de feu, Yeria était une rivière calme et paisible, dont les sortit pouvaient être terrible pour celui qui n’y était pas habitué. Elle était posée, toujours à avancer quelque soit le nombre de virage. De son côté, Alina se voyait plus comme un incendie. Elle débordait d’énergie, était impulsive, dominante parfois. Mais elle était surtout dans un équilibre précaire que l’on pouvait facilement briser si l’on appuyait au bonne endroit.

Alina continua à parcourir le dos de son amie. Sa blanche contrastait énormément sous les doigts bruni par le soleil d’Alina. Elle voulait leur faire parcourir l’intimité d’Yeria, mais elle ne pouvait ignorer la pudeur de son amie et par respect elle n’en fit rien. Après un long moment à pétrir le bas du dos de son amie, la partie la plus douloureuse du dos d’une femme enceinte, elle se colla contre Yeria. Elle voulait être au plus proche de son amie, cherchant le plus possible le contact.

Alina trouvait enfin en Yeria, sa féminité et leur amitié ce qui lui manquait depuis des années. Elle avait d’un côté Thibaut, un homme pouvant être froid et cynique, mais pas avec elle, qui la protégeait et dont elle avait embrassé l’ambition. Il était toujours posé et calculateur. Cependant il n’était pas une rivière, il était un glacier, ses immenses étendu d’eau gelé avançant et broyant tout ce qui se mettait sur son passage.

C’est telle une moule sur un rocher (soit dit en passant, la plus belle moue le le plus beau rocher de tout Chioggia), qu’Alina s’endormit. La nuit fut sans rêve pour elle et elle se réveilla avec une énorme boule au ventre au vu de ce qu’elle avait prévue pour la journée. Yeria dormait encore et Alina décolla ses derniers morceaux de peaux encore collés à la jeune aubergiste par la transpiration. Elle avait du bouger dans la nuit et le lit ressemblait plus à un champs de bataille qu’a un lit, l’une cherchant fraîcheur et tranquillité, l’autre cherchant chaleur et proximité. Cela donna assez de courage à Alina pour se préparer. Elle passa rapidement une éponge humide sur elle pour enlever la transpiration puis s’habilla. Elle prit une robe de voyage très confortable et elle descendit après s’être coiffée à la cuisine pour préparer un semblant de petit déjeuné. Le soleil étant encore bas, elle profita du peux de temps qu’elle avait pour cueillir quelque fleur ainsi que pour finir de réparer son coup de sang de la veille. Quand elle eut fini de tout remettre en ordre, elle monta rejoindre Yeria avec un plateau repas. Elle passa aussi par la salle de bain pour prendre une éponge propre qu’elle parfuma.

Une fois de retour dans la chambre, Alina commença à laver Yeria très délicatement. Elle se mordait les lèvres devant le spectacle que lui offrait le corps de la jeune femme enceinte. Comme la veille, elle contrôla ses gestes pour ne pas paraître déplacé et elle passa l’éponge sur l’intégralité du corps d’Yeria, la séchant immédiatement après à l’aide d’une serviette. Elle entendu alors les murmures du réveil de son amie et elle déposa un doux baiser sur ses lèvres quand Yeria ouvrit les yeux.

« Je pense que c’est à moi maintenant de devoir te présenter des excuses. J’ai été une véritable sangsue cette nuit alors pour me faire pardonner, je t’ai apporté ton petit déjeuné. »

Elle lui déposa le tableau sur les genoux pendant qu’elle s’asseyait dans le lit. Elle l’a laissa manger tranquillement, se mettant dans un coin et la regardant avec attention. Quand elle eut fini, elle l’aida à s’habiller puis elles descendirent dans la cuisine. Entendant le bruit d’une carriole qui approche, Alina se retourna vers Yeria légèrement paniquée :

« Promet moi de m’obliger à continuer si jamais je refuse, je dois le faire et j’ai besoin de toi »

Alina saisit le petit panier rempli de fleurs et monta dans la carriole. Elle s’installa à côté d’Yeria et une fois que la carriole se mit en route, Alina se blottit contre son amie déclara :

« Nous nous rendant dans un petit village un peu plus au sud. Nous y seront dans deux heures environs ... »
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Mar 27 Mar - 18:04



Après le bain du soir où les deux jeunes femmes s’étaient mutuellement lavées en s’amusant, elles se massèrent. Alina commença et la future mère apprécia les mains de son amie qui lui pétrissait les muscles douloureux du dos. Elle sentait ses petites mains qui s’appliquaient. Leur pulpe étaient ramollies par l’eau chaude du bain et leurs peaux adhéraient, ce qui augmentait l’efficacité du massage. Mais Yeria ne pouvait plus rester trop longtemps allongée sur son ventre qui la gênait. Alors elles inversèrent les rôles pour le plus grand plaisir d’Alina.

Pour dormir, Alina se colla contre elle. Dans la nuit, Yeria essaya bien de se dégager de l’emprise de son amie, ayant trop chaud, mais elle n’y parvint pas. Chaque fois qu’elle se reculait un peu, Alina bougeait dans le même sens et se recollait à elle. Elle passa donc une nuit entrecoupée de réveils par suffocation. Quand elle sentit Alina se lever, elle en profita pour plonger profondément dans le sommeil.

C’est ainsi que lorsque l’éponge la nettoya de sa sueur, elle rêva que c’était la main de Guillaume qui parcourait son corps et c’était agréable, rafraîchissant. C’est la serviette qui la sortit de sa torpeur et le léger baiser de son amie la fit sourire.

C’est vrai, tu es collante quand tu dors ! Pourtant, il ne faisait pas froid cette nuit. Humm… Un petit déjeuner au lit ? Tu me gâtes !

Elle se régala et s’habilla avec l’aide d’Alina. Quand elles descendirent, la carriole arrivait déjà. Yeria lut de l’angoisse, de la peur dans les yeux de son amie. Pourquoi ? Quelle était cette chose qu’elle devait faire et qui la rebutait autant ? Quand elle vit le panier de fleurs, elle commença à deviner leur destination. A qui apportait-on des fleurs ?

Je suis là, ne t’inquiète pas. Tu vas y arriver.

Une fois dans la carriole, elle sentit son amie se blottir contre elle comme un petit animal peureux. Ça n’allait pas être facile, mais justement, c’était ce qui allait être beau et courageux.

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Mar 27 Mar - 21:51

La route jusqu’à leur destination fut très longue pour Alina. Elle avait beau être collé à Yeria, elle n’arrivait que difficilement à rester calme. Elle n’osait pas regarder dehors ce paysage qu’elle connaissait par cœur. Dans la carriole il n’y avait pas un bruit puis soudain elle ralenti et s’arrêta. Alina resta un instant là, n’arrivant tout simplement pas à bouger. Elle inspira profondément plusieurs fois puis avec l’aide d’Yeria, elle sorti.

Les deux jeunes femmes se trouvait dans un petit village côtier. Il y avait une petite place au milieu de celui-ci qui donnait directement sur un petit débarcadère. La carriole venait de les déposer devant une petite mais en mauvais état. Elle était couverte de lière et de poussière. On voyait aussi qu’elle n’avait pas était entretenue depuis très longtemps. Il y avait un petit portail qu’Alina franchit. Elle avait les larmes aux yeux et chaque pas dans la petite cour était pour elle une épreuve. Elle s’appuyait sur Yeria de plus en plus. Elle se dirigea vers un petit coin du jardin, un endroit où se trouvait deux tombes, l’une au nom d’Elena Ciarlo et l’autre au nom de Marcielio Ciarlo. Alina tomba alors à genoux, éclatant en sanglot. Elle ne pu alors ne dire que deux mots :

« Maman … Papa … »

Alina resta un très long moment en larme devant les deux tombes. Elle sentit le soutient d’Yeria derrière elle mais Alina se vida de toutes les larmes de son corps. Elle resta dans la même position durant tout le temps. Cela faisait maintenant onze ans qu’elle était parti et qu’elle s’était promis de ne plus revenir. Durant ses longues minutes, Alina eu l’impression de pouvoir dire tout ce qu’elle avait sur le cœur à ses parents et quand la dernière larme coula, elle se sentait extrêmement plus légère.

Le cocher, à qui on avait donné des consignes, avait déposé un panier repas à l’entré du jardin avant de repartir vers la place du village. N’ayant plus la force de bouger, Yeria alla chercher le panier et elle mangèrent son contenue. Alina n’avait pas très faim et quand elle senti son estomac se serrer, elle laissa son repas. Elle laissa Yeria finir puis Alina commença à raconter son histoire à son amie.

Elle lui raconta son enfance heureuse, elle n’en avait pas de souvenir mais elle savait qu’elle devait sa passion pour les fleurs à sa mère, qui était herboriste dans le village et qui aidait ceux des alentours. Elle était morte alors qu’elle lutait contre une épidémie de tuberculose alors qu’elle était enceinte. Elle expliqua à Yeria que c’était de la que lui venait son protectionnisme vis à vis des femmes enceintes et qu’elle était toujours fortement attiré par elle. Elle lui raconta la suite de son histoire et à quel point ce fut difficile par la suite pour son père et pour elle. Pour oublier son chagrin, son père restait de long moment en mer laissant Alina de plus en plus seule. Un jour, alors qu’elle n’avait que douze ans, on avait retrouvé le bateau de son père échoué sur la plage sans personne à son bord.

Se fut à ce moment là qu’elle décida qu’il était tant pour elle de partir de la lacune et de découvrir le monde. Elle parti en direction du nord, vers Milan. Elle était jeune mais elle savait suffisamment se débrouiller pour obtenir de quoi manger, voyager avec les caravanes de bardes. Puis, n’aimant pas trop l’incertitude dans laquelle elle vivait, elle décida de vendre ses charmes. Gagnant suffisamment d’argent, elle pu continuer son voyage et arrivé à Bâle.

« A partir de là tu connais le reste de mon histoire. Je mettais promis de ne plus jamais revenir ici, mais après ce que tu m’a dit, j’ai comprit que je ne serais jamais moi-même si je ne revenais plus ici. C’est moi cependant qui a demandé à Thibaut de venir sur Venise, mais je n’avais pas alors conscience que c’était par ce que c’était endroit me manquait tant. Sans toi Yeria je n’aurait jamais pu comprendre cela et je n’aurais jamais pu franchir le pas. »

Alina se blotti contre Yeria, elle avait le cœur léger et jamais elle ne pourrait être suffisamment reconnaissante envers son amie.
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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Invité le Jeu 29 Mar - 23:27



Quand elle vit la petite maison de pêcheur envahie par la végétation, Yeria se dit qu’elle avait deviné juste : Alina revenait vers ses racines et ses morts. Elle la suivit jusqu’aux tombes, jamais nettoyées, jamais fleuries et elle en eut du chagrin. Elle espérait que dans son pays, il resterait des frères et sœurs pour prendre soin de leurs parents. Mais elle ne le saurait sans doute jamais.

Elle laissa Alina se recueillir et pleurer. C’était un moment très intime et elle était un peu gênée d’y assister, mais son amie l’avait voulu ainsi. Alors elle resta silencieuse et se contenta d’être là, recueillie elle aussi devant ces sépultures de parents. Elle l’entendit murmurer des mots pour eux et pour elle aussi sans doute. Des mots d’amour qu’elle se reprochait de ne pas avoir dit plus tôt. Mais les morts avaient le temps… l’éternité.

Pourquoi ne voulais-tu pas revenir ici ? Tu leur en voulais ? Je me doute que la petite fille que tu étais a dû se sentir lâchement abandonnée, mais ce n’était pas leur faute. Ils auraient sans doute préféré rester avec toi et profiter de ton amour pour eux. Tu ne crois pas ?
C’est bien que tu sois revenue pour leur dire que tu es heureuse avec Thibaut.

Yeria l’aida à disposer les fleurs sur les tombes. Ça faisait déjà plus gai ! Puis elle alla chercher le panier udu déjeuner déposé par le charretier, mais elle se doutait qu’il ne serait pas honoré. Elles picorèrent en effet. Elle écouta ensuite l’histoire d’Alina. C’était triste, mais elle s’en doutait au vu de la recherche d’affection constante qu’avait la jeune femme.

Pourquoi ne louerais-tu pas cette maisonnette à des pêcheurs pour une somme modique contre l’entretien de la bâtisse, du jardin et des tombes de tes parents ? Tu sais que tu pourrais faire des heureux dans ce village et ainsi être tranquille. C’est à penser, mon amie…

Elle reçut Alina dans ses bras, la berça en lui chantant une berceuse qu’elle réservait à son bébé. Puis elles s’allongèrent dans l’herbe haute et fraîche avant de repartir à la Villa.

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

Message  Thibaut Petitecour le Ven 30 Mar - 11:30

« Je ne leur ai jamais voulu. Cet endroit m’avait juste tout pris et une fois la pierre tombale mise à côté de celle de ma mère il n’y avait plus rien pour moi ici. Je pensais ne plus avoir de raisons de venir ici. Pour moi mon passé était derrière moi et seul le présent comptait. Je n’avais cependant pas compris avant de te rencontrer à quel point celui-ci m’affectait et à quel point j’ai eu tort. »

Alina resta un moment d’en les bras d’Yeria, se laissant berçait par ses soins. Une fois allongé dans l’herbe, elles profitèrent du soleil et Alina repensa à la proposition de son amie de louer la petite maison. Une part d’elle-même trouver cette idée très bonne car cela lui permettrait de la faire entretenir et d’aider une famille, mais une autre partie d’elle lui implorait de la garder. Elle ne savait quoi en faire depuis des années et elle savait qu’elle ne trouvait pas la solution qui lui conviendrait dans l’après-midi. Cependant, elle avait hâte de revoir Thibaut. Cela ne faisait que trois jours qu’elle était partie pour Chioggia, mais les récents événements venaient de balayer les certitudes qui lui servaient de bases depuis des années.

Une bonne partie de l’après-midi venait de s’écouler quand le cochet réapparu et qu’il fut ‘heure de rentrer. En montant dans la carriole, Alina se promis de revenir très vite ici pour s’occuper de la maison de ses parents. La route jusque Chioggia fut plus agréable qu’à l’aller et Alina reprit doucement de la consistance. Elle expliqua la région à Yeria en lui montrant les lieux qu’elle reconnaissait un peu partout.

Une fois à Chioggia, le soleil était encore haut dans le ciel et les deux jeunes femmes firent un tour dans le marché. Alina laissa Yeria choisir les produits, réglant par la suite la note. Très vite le panier fut garnit avec de quoi nourrir les jeunes durant quelque jours et c’est ainsi chargé quelles rentrèrent à la villa du couple.

Une fois sur place Yeria s’affaira en cuisine et Alina resta avec son ami pour qu’elle puisse lui montrait quelques-uns de ses secrets. C’est donc dans l’indiscipline la plus total que la préparation du repas se fit. Alina était certes très attentive à ce que lui disait Yeria, mais elle ne manqua aucune occasion pour s’amuser et Yeria n’eut d’autre choix que de prendre part elle aussi au jeu si elles voulaient finir par manger quelque choses avant une heure très avancé de la nuit.

Lorsque le repas fut enfin prêt et servit, Alina regarda le résultat de ses jeux et en se retournant vers Yeria :

« Moi qui allait de demander si tu voulais faire quelque chose pour demain, je pense qu’au final je vais devoir rester ici. On dirait que ceux sont des hommes qui ont fait la cuisine tu ne trouves pas. En tout cas demain pour moi c’est habille de souillon et nettoyage complet de cuisine. Et si j’arrive à finir avant de devoir aller dormir, je pense que je pourrais faire un petit tour dans certaines autres pièces de la maison. »

Elle se retourna alors vers Yeria et c’est avec une mauvaise fois non dissimulée qu’elle lui dit alors :

« Mais bon, si madame Yeria Driartum ici présente veux bien me laisser faire et ne pas venir me chercher ni même me déconcentrer avec son gros ventre, ses seins gonflés et sa propension à faire n’importe quoi et surtout des bêtises, je suis sûr que ma cuisine serait encore propre ! Qu’est ce qui m’a pris d’inviter une personne aussi dissipé chez moi ! »

Pour conclure sa phrase, Alina badigeonna le visage d’Yeria de sa main encore sale des jeux dont elle était à l’origine.

« Irrécupérable celle-là … »
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Thibaut Petitecour

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Re: Une grossesse c'est moins pénible au soleil. (PV Yeria) [Terminé](soldé)

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