La Sérénissime
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Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

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Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Jeu 15 Mar - 21:06

Le destin me jouait des tours. Je passais mes journées et mes nuits enfermé dans une cage dans la chambre impériale de celle qui se faisait appeler Dame Aysun. Comment m'apaiser  alors que je me trouvais exhiber comme un tigre ?
On me nourrissait à la main, parfois, l'auguste soleil me jetait quelques mets avec son air détestable, à la fois hautain et bienveillant. Une condescendance qui m'irritait. Pour qui se prenait-elle avec ses airs supérieurs ?
Malheureusement, il fallait que j'encaisse.

Néanmoins, le danger me guettait ! Je me préservais, du moins je le croyais. Au fond, je savais que les punitions, et le temps n'étouffaient pas ma colère, mais faisait naître une soumission contre laquelle je n'avais pas les armes. Mon orgueil prenait des coups, je cherchais à me convaincre du fait que je subissais simplement pour accomplir mon dessein.

La nuit était sans doute le moment le plus périlleux. Le moindre bruit faisait sur moi tomber la foudre. Et toujours pas de Xiulan. On me récitait toujours des raisons que je jugeais obscurs.
Et le temps, encore une fois éduquait mon âme, pour éviter la douleur je restais dans les limites qu'on m'imposait.
Pire encore ! Je m'abandonnais à y prendre goût.
Pour la première fois, les étoiles dans mon ciel s'assombrissaient, et je regrettais ma folie.
On avait beau m'offrir des bains quand je me comportais bien, je savais que cela trouvait sa source dans la volonté de Dame Aysun de possédait un animal en cage avec une belle allure. Je vivais avec ce goût amer dans la bouche, et impossible de l'ôter.

Il y avait aussi ces moments, où avec plaisir, elle me montrait, comme ça, en se vantant de me posséder, en me décrivant comme une bête, et si je ne jouais pas sa partition, mon dos se zébrait de rouge.
Tu es à moi, mais tu ne seras pas malheureux pour autant ! M'avait-elle dit ! Ma fortune dépendait de mon comportement...
Et les jours s'écoulaient ainsi, dans cette belle misère, et dans cette cage décorée avec des diamants. Sans le savoir, le dragon se faisait dompter...

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Modibo Keïta le Ven 16 Mar - 21:07

Cela va faire un an, que je me retrouvais loin de ma famille, de mes amis, qu’ainsi que de ma terre natale. Mes débuts d’adaptation furent pénibles, compte tenu de la différence de culture qui existe entre nos civilisations. Le climat, également, n’était pas le même. J’avais abandonné le soleil ardent de Ouassoulou (mon village) au froid mordant de ce grand village connu sous le nom de Venise. La tribu qui la peuplait était bien différente du mien. Du point de vue de la couleur de peau et du point de vue de la mentalité. Ce qui me frappait le plus, c’était la manière dont leur regard était rivé sur moi, notamment ceux des enfants. Certains ont tenté de me toucher, car intrigué par la couleur de ma peau. Quelque part, je ne les en voulais pas, moi-même, j’aurai fait pareil. D’ailleurs, je ne me suis jamais aventuré aussi loin. Surtout, qu’il y a encore quelques années, je me posais la question : que pouvait-il avoir de l’autre côté de la méditerranée ? Les personnes qui n’avaient pas l’air gêné de me côtoyer ni même de me traiter comme une bête, était mes geôliers. J’avais conclu, qu’ils avaient l’habitude de manipuler ce genre de marchandise comme il osait me qualifier. 

Grâce à ma condition physique et à mon corps parfaitement bien structuré et robuste, je fus vendu rapidement au marché des esclaves. Mais, les difficultés auxquelles j’ai dû faire face n’étaient pas seulement ma nouvelle condition d’esclave, mais la barrière linguistique qui me séparait de mon ancien maître. Cela m’a pris énormément de temps avant de pouvoir m’exprimer dans langage correct, bien que mon accent demeurait toujours présent. Après avoir passé un an de désobéissance, car je dois bien l’admettre que je l’avais donné du fil à retordre, j’ai finalement été revendu. N’ayant pas été capable de me recadrer, mon ancien maître m’avait revendu au prix fort. Je me remémorais,  le sourire qu’il affichait après avoir conclu une bonne transaction, surtout qu’il avait tout fait pour ne pas me fouetter histoire que je sois en état d’être vendu à un bon prix. 


J’ignorai, l’identité de mon nouveau propriétaire. Tout ce que je savais, c’est que c’était une femme, et qu’elle devait être probablement riche. La demeure dans laquelle mes nouveaux geôliers m’avaient emmené était grande et luxueuse. Ces derniers me transportèrent dans une cage, comme un vulgaire animal. Décidément, le peuple de ces terres, n’avait aucun respect pour la dignité humaine. Pour s’assurer que je ne puisse pas m’échapper, et ce, malgré la cage, il m’avait placé des chaînes à chaque poignet et aux chevilles. La chambre dans laquelle je me retrouvais avait une petite touche féminine. J’en conclus donc qu’elle devait être les appartements de mon nouveau propriétaire. 


Je n’étais pas seul, il y avait une autre personne dans une cage. À première vue, s’était également un homme. Je n’avais pas compris ce qu’il faisait dans une cage, pourtant, il avait la même couleur de peau que les occidentaux. Enfin, je dirai à peu près. À la différence de lui, j’avais encore mes vêtements : pantalon en tissus blanc qu’ainsi qu’un habit blanc, mais sans cuir au pied. Assis, dos face au barreau de ma cage, j’observais mon voisin avec une certaine fascination. Surtout la disposition étrange de ses yeux.  
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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Aysun Tarsakhan le Mer 21 Mar - 13:41

La vie de Dame Aysun Tarsakhân était très belle à Venise.

Elle passait son temps à apprendre l'italien, à passer du temps dans les bras de son époux, à recevoir des artistes et à se faire longuement masser par ses servantes. , quand elle ne se promenait pas en ville pour profiter de tous ses plaisirs.

Mais tout n'était pas parfait. Pour le Soleil, la très noble épouse du Sultan Kamal, la vie loin de ses proches n'était pas toujours facile. Parfois, elle regrettait son père, les longues chevauchées libératrices dans la plaine et la surveillance médiocre de sa nourrice ; tant de monde s'affairait autour d'elle qu'elle se sentait presque prisonnière, à l'instar de son nouvel animal de compagnie, Xialong. Le bridé. Lui était véritablement prisonnier, loin de sa patrie, mais elle trouvait qu'il s'acclimatait plutôt bien. Sa petite princesse avait été envoyée dans une chambre close en raison de ses tentatives pour se dérober aux étreintes de son époux, mais elle lui réserverait la nouvelle pour plus tard, lorsqu'il lui serait certain qu'il était devenu son petit chien fidèle.

En attendant, elle désirait surtout échapper à sa mélancolie. Elle était un soleil éclatant : il n'était donc pas question de montrer sa morosité et ses regrets. Il fallait s'occuper, penser à son gentil mari qui la couvrait de présents et d'honneur ; et peut-être jouer avec ses petits cadeaux. D'ailleurs, après la nuit qu'ils avaient passé, son gentil seigneur avait eu la bonne idée de faire un nouvel achat pour elle.
La noble ottomane avait désigné son spacieux boudoir pour y accueillir la deuxième cage, et, en milieu d'après-midi, après les avoir laissé tous deux dans la solitude dorée de leur nouvel habitat, Aysun s'était finalement décidée à leur rendre une petite visite.

Revêtue d'une large pantalon d'un bleu tendre en soie précieuse, cousu de pétales de fils d'or, d'un corsage assorti incrusté de petits saphirs et d'un caftan luxueux, vaporeux et transparent brodé avec un raffinement extrême, elle pénétra dans la pièce. Sa tiare d'or scintillait à la lumière du vif soleil qui pénétrait dans la pièce, et elle dédia un sourire aux esclaves agenouillés dans leur cage. Le tout dernier l'intrigua au plus haut point avec sa peau d'ébène ; mais elle ne le montra pas, se contentant de faire signe à sa servante de lui donner un rafraichissement.
Lentement, elle s'installa sur son canapé, tapotant un livre de ses doigts aux ongles incrustés de poudre de rubis, avant de sourire aux deux hommes.

- "Bridé, sort de ta cage. Tu as le droit de parler. Libère l'autre et fais-le se prosterner. Il n'a pas intérêt à prononcer un son, où je me fâcherai... Hâte-toi, et vous me baiserez les pieds ensuite. Vous allez me divertir aujourd'hui."

Les deux hommes n'avaient pas eu à boire encore dans la journée, et Aysun prit délibérément le temps de boire quelques gorgées de vin devant eux, avec un sourire légèrement sadique. Ah làlà... ce qu'il ne fallait pas faire pour s'amuser un peu dans cette vie monotone...

- "Tu parles notre langue, j'espère, Ténèbre ?"

C'était ainsi qu'elle l'avait baptisé. Tout comme son cheval, puisqu'il était de la même teinte. N'étais-ce pas un honneur pour lui de porter le nom de l'animal préféré de sa nouvelle maitresse ?

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Jeu 22 Mar - 20:53

Soudain, des gardes ouvrirent la porte et enchantèrent ma morose solitude un bref instant. Que me préparaient-ils encore ? Quels tourments; dont la source se trouver dans la cruelle cervelle de la bien-aimée Dame Aysun; s'apprêtaient-ils à m'infliger ?
Rien ? Ils déposèrent simplement une cage dans le boudoir. A l'intérieur, s'y trouvait un homme à la peau d'ébène. Etais-je effrayé ? J'étais incapable de le dire ? D'où pouvait-il venir ? Jamais je n'avais vu ni entendu parler d'une telle existence ?

Je devais bien reconnaître que j'allais de surprise en surprise depuis que je me trouvais en Italie. Loin de chez moi, tout me semblait si différent. Mon courage avait beau être immense, il n'était pas épargné par cette goutte de mélancolie qui, chaque jour, me faisait comprendre mon erreur. Une erreur que je devais assumer à présent. La Chine me manquait. Et sans doute ne la reverrais-je jamais. Et cet homme, était-il possible qu'il puisse exister sur terre un autre territoire au-delà de l'océan et des mers ?
Je ne lui adressais pas la parole

Incroyable ! Je regardais cet homme. Contrairement à moi, il possédait une carrure immense. Une stature là aussi que jamais auparavant je n'avais vu. La cage était la même que la mienne, et il semblait avoir bien moins de place. Sans doute devait-il être encore plus grand que moi.
La porte s'ouvrit une nouvelle fois. Et cette fois, ce-fut la grande Maîtresse qui vint retrouver ses appartements. D'elle, se dégageait une lumière étincelante qui m'aveuglait parfois selon le positionnement de sa tête.

Mon coeur battait fort, et trahissait mon orgueil, en m'avouant que le dressage sur mon esprit fonctionnait. Je croyais que cela était volontaire, que je maîtrisais, mais je me trompais. Ce mal, cette soumission, ce fut elle, par ses méthodes dégradantes qui les encastra dans ma cervelle. Je n'arrivais plus à la haïr. A la place, il y avait une espèce de dévotion flottante avec de la peur, l'admiration, et quelques bribes de colère de tomber dans cette condition. Une sérénité qui m'effrayait, comme si mon calme était au service de ma docilité. Je respectais celle à qui j'appartenais malgré mes efforts inutiles pour le nier.

Le calme régnait dans la pièce. On entendait simplement le bruit des pas du soleil, et de son petit cortège. Dans nos cages, agenouillés, nous la regardions s'installer sur un sofa luxueux. Un mot qui collait certainement à tous ses gestes, et ses goûts. Elle se mit ensuite à pianoter sur un livre, avant de m'adresser la parole.
Un dresseur qui veillait encore, ouvrit la cage pour que j'en sorte. Avec une mine mélancolique et respectueuse je me levai, et m'étirai un peu. Heureusement que j'étais souple. La Maîtresse but quelque gorgées d'un verre. Elle nous narguait, nous, qui n'avons pas bu depuis pas mal de temps.

Je ne parlais pas, malgré son autorisation et ouvrit le passage à l'homme d'ébène. En m'approchant, inconsciemment par la faute de l'ignorance je restais sur mes gardes.
-" Maîtresse a décidé de t'ôter le sens de la parole. Maîtresse Aysun, toute puissante...Elle l'a pris, tu dois attendre qu'elle te le rende." Soufflais-je d'un ton mystérieux.
Je portai un doigts devant mes lèvres, je mimai qu'il ne devait rien dire. Je ne savais pas s'il parlait le latin, ou l'italien que je maîtrisais un peu maintenant.
Je l'aidai un peu à sortir, et ce que j'avais imaginé se produisit. Cet homme était impressionnant. D'un geste de la main, je l'invitai à me suivre.

Arrivé devant le fauteuil, à la distance convenable, je me prosternai devant Dame Aysun. C'était comme un autre coup de couteau dans mon âme.
Avant mon geste, je fis signe à l'autre esclave de m'imiter. Il le fallait si je voulais éviter les punitions. Avait-il compris ?
La Dame le baptisa, et lui posa une question. Qu'allait-il nous arriver ?

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Modibo Keïta le Jeu 29 Mar - 21:08


Ne voulant pas dévisager plus longtemps l’homme qui se tenait dans l’autre cage, mon regard scruta de nouveau la pièce dans laquelle je me trouvais. Prenant le soin de mémoriser chaque détail qui pourrait me donner plus ample information sur mon nouveau maître ou je devrais dire maîtresse. Cela me fit un peu bizarre. Depuis que je suis arrivée en Occident, je n’avais jamais eu de maîtresse. Déjà, la décoration de la pièce me laissait présager que je devais sûrement avoir à faire à une femme noble de culture orientale. Curieusement, il y avait une grande ressemblance avec les habitants du Maghreb, le peuple auquel j’étais vendu lâchement pour mon roi. Peut-être, s’agissait-il d’une magrébine. Des femmes reconnues pour leur grande beauté, mais avec un tempérament très prononcé. D’après mon expérience, elles ne connaissent pas la douceur. 


Soudain, l’unique porte d’entrée s’ouvrit et les rayons du soleil qui s’en échappait vinrent rejoindre ceux déjà présent dans la pièce. Une femme d’une beauté à couper de souffle nous témoignait de sa présence. Son habillement ne me trompait pas, il s’agissait bien d’une noble et d’une Maghrébine. Le teint ressemblait au peuple d’Afrique du Nord. Lorsque son regard se posa sur moi, je ne détectais aucune surprise. Cela ne m’étonna pas le moins du monde, ce peuple avait l’habitude de côtoyer les peuples de l’Afrique de l’Ouest. 


Mon voisin et moi, avions eu droit à un sourire de notre nouvelle maîtresse. Malgré ce sourire accueillant, je n’étais pas pour le moins rassuré. Ce peuple avait toujours eu des réserves envers les personnes comme moi, la preuve, ils s’adonnaient à la vente des esclaves, avec le commerce subsaharien. La jeune femme s’installa sur un sofa luxueux et transposa son attention sur le livre qu’elle tenait. Elle nous avait oubliées. Hypnotisé par sa beauté, je jetai un coup d’œil rapide sur mon pêché mignon : ses pieds. Les pieds de la gente féminine avait toujours été un secret pour moi, qui ne cessait de m’envoûter. Je dois dire, que je n’étais pas déçu. Cette femme était belle de la tête jusqu’au bout des ongles. La nature lui a doté d'une grande beauté. J'ignorai qu'il existait des femmes pareil et le teint de sa peau, me donnait l'impression d'avoir à faire à un ange. Tout était parfait chez elle, même si son petit pied était un peu étrange, mais ravissant à regarder. On pouvait voir, qu’elle l’entretenait bien. Avec toutes ces décorations.  


J’avais tellement soif, que je ne pouvais pas m’empêcher de regarder le liquide qui gonflait sa gorge à chaque gorgée. J’espérai, qu’elle nous traite bien, si elle voulait nous utiliser comme servant. Enfin, je crois, j’ignorais ce qu’elle avait derrière la tête, mais avec mes anciens maîtres s’était cela. L’homme aux yeux bizarre m’ouvrit la cage à la demande de la maîtresse. Je me sentais soulagé, car je me sentais à l’étroit là-dedans. Malgré les chaînes, je pus me mettre debout et je sentais qu’elle était plus petite que moi. N’en parlant pas pour l’autre prisonnier. Il était maigrichon. 


Je n’avais pas détecté un accent maghrébin dans sa voix, du coup, j’étais perplexe sur ses origines. Je ne comprenais pas ce que mon voisin tenta de me dire. S’il parlait un peu plus fort et correctement, je pense que j’arriverais à le comprendre. Ce qui me stoppa lorsque je me présentais devant notre nouvelle maîtresse, c’était le fait qu’elle nous ordonna de lui baiser les pieds. Je dois admettre que, baiser un pied pareil était fort tentant, surtout celle d'une femme blanche à la peau angélique, mais je n’allais pas me rabaisser. Leur couleur de peau ne me laissait pas indifférent, surtout lorsqu'elle rougissait je trouvais cela mignon. Mon regard me trahissait, car il ne se décollait pas de ses pieds. 


-Je parle bien votre langue. Après tout, cela va faire plus d’un an que je suis en Occident. J’avais fini par apprendre la langue avec mes anciens maîtres, même si j'avais un accent propre à mon peuple. Pardonnez-moi, mais je ne vais pas, vous baiser le pied. Dis-je d’un ton confiant après tout, j’avais ma dignité. Fallait voir comment m’avait-elle baptisé : ténèbres. Je me nomme Modibo Keïta. Ajoutai-je tout en soutenant son regard. Ce regard si envoûtant et magnifique, que je n'avais jamais vu chez une femme Africaine. J'étais fasciné par leur peau blanche, mais je n'allais pas laisser traiter ainsi pour autant. 
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Message  Aysun Tarsakhan le Ven 6 Avr - 11:18

Le bridé se prosterna.

Avec un petit soupir de contentement, la jeune femme lui tendit son pied délicat, qu'elle ôta de sa mule de velours grenat dans un bruit de grelots.

Elle aimait l'obéissance de ses serviteurs. Pour qu'ils soient efficaces et sûrs, ils devaient apprendre à obéir au doigt et à l’œil. Ils n'étaient que des chiens serviles, des outils, des épées dressées contre les ennemis qui pouvaient entourer son époux et qui pouvaient la menacer aussi. Par-dessus tout, Aysun Tarsakhan désirait des moyens pour protéger sa famille - parce qu'elle comptait pour elle autant qu'il lui importait d'aller au paradis des vrais croyants.

Mais le son de la voix de son nouvel esclave noir interrompit ses pensées. Brièvement, la jeune femme darda son regard sombre sur la chose qui la toisait avec morgue, debout, à lui expliquer qu'il ne s'humilierait pas devant elle. L'idiot semblait calme, le dos droit, et elle eut une moue mauvaise.

- "Tu t'appelles Ténèbre."

Aysun ne ressentait pas de colère. Un peu d'amusement ; un peu de pitié aussi pour la créature que Dieu ne pouvait reconnaitre comme sienne, vu sa couleur de peau.

Avec un sourire, elle leva la main, et deux gardes s'emparèrent de l'africain pour le plaquer contre les barreaux de sa cage. Ils lui lièrent les mains et les pieds, avant de bâillonner, puis, d'un geste souple, la noble ottomane se redressa. Elle passa une main lente dans la tignasse de son oriental, caressant doucement sa tête, sentant ses cheveux noirs sous la peau douce, tendre de sa paume.

- "Bridé, que fait-on aux esclaves désobéissants ?"

D'un geste, la maitresse aux reflets d'or et de pierres précieuses tendit son verre à l'être agenouillé à ses côtés, pour qu'il puisse se désaltérer, avant de s'approcher plus près de celui qui était indocile. Du plus fort qu'elle put, elle lui mit un coup de genoux à l'entrejambe, avant de se détourner, pour se réinstaller sur son trône.
Elle prit une voix douce et mielleuse, en tournant sa tête en direction d'une autre petite esclave qui la servait depuis un moment.

- "Viens-là, ma chérie. Tu vas obéir au bridé, sinon je ferai couper tes enfants en morceaux devant toi. Quant à toi, Bridé, déshabille-là et fais-là souffrir. Montre à Ténèbre les souffrances qu'il va endurer s'il n'est pas obéissant. Et souviens-toi que chaque punition qu'il endurera, tu la partageras aussi, d'une certaine manière. Alors montre-toi convaincant."

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Lun 9 Avr - 21:02

Mes lèvres se déposèrent sur le revers du pieds du soleil qu'elle me présenta. Je savais qu'ainsi, j'éloignais la souffrance. Me priver de l'orgueil pour cela fut dur à admettre, toutefois, le temps m'obligea à me faire une raison.
Je restai positionné ainsi, prosterné, l'orage passerait, la vie était ainsi façonnée, le ciel brillerait à nouveau. Alors que j'avais conseillé à la nouvelle acquisition de la maîtresse de m'imiter, ce-dernier refusa. Le malheureux commis le pécher d'orgueil. J'avais l'impression qu'il suivait le chemin que j'empruntai le jour de mon arrivée ici.

Toutefois, je préférai ne rien dire, ne pas me préoccuper de sa folie. La voix de notre propriétaire raisonna. Ténebre serait son nouveau nom. Il n'aurait d'autre choix que de le reconnaître. Elle leva ensuite la main, et comme des pantins fait de chair et de sang, deux gardes s'approchèrent pour s'emparer du rebelle.
La Dame se leva, et je sentis ses doigts glisser sur mes cheveux, comme si elle félicitait un chien, même si je serrai les dents, ce contact me rassurait. Et puis elle me tendit un verre, le plaisir que je devrais ressentir fut amer par la faute de la question qu'elle me posa et qui me fit revivre un terrible souvenir.

-" Ils doivent être punis et souffrir pour tel sacrilège." Répondis-je en latin d'un souffle faible en trempant mes lèvres dans la boisson. La première gorgée fit naître un soupir de joie. Une sensation si simple qui faisait en ce moment toute ma fortune.
D'ailleurs mon attention n'était même plus à la scène qui se tramait dans mon dos, j'étais resté à genoux, en profitant du délicieux breuvage.
Cela, jusqu'à ce que l'étincelante noble retrouva sa place. Mon allure restait fort humble et serein. Je terminai le verre avant que la Maîtresse ne se lance dans une tirade avec d'un ton mielleux et mélodieux.

Sa volonté me révoltait, elle était teintée de cruauté et d'un sadisme que je ne possédais pas comme arme. Mais le dressage qui depuis des jours était mon quotidien me fit embrasser le sentiment de l'égoïsme. Je me relevai, et me dirigeai vers l'esclave.
Dans ma mémoire, je me souvins alors de quelques tortures.
-" Pouvez-vous m'apporter un collier en cuir, deux fourchettes, et une tasse d'eau bouillante." Demandai-je alors en lançant un regard froid, imperturbable.

Puis un plein d'empathie pour la jeune femme qui comprenait, dont l'attitude soumise me chagrinait, mais contre lequel je ne pouvais rien. Quelques minutes passèrent, et ma commande arriva. Une tasse vide, un vase avec de l'eau qui fumait au dessus d'un brasero qu'on avait mené jusqu'ici à mon grand étonnement.
Le collier et les deux fourchettes.
Avec habileté, je liai au collier les fourchettes, pour que les dents de l'un aille vers le ciel, et ceux de l'autre vers la terre.
Je plaçai le collier autour du cou de l'esclave qui se trouvait avec des piques sous le menton et au niveau du sternum.
Sans un mot, je déposai la tasse sur la tête de la jeune femme, en équilibre, avant, et avec une grande prudence en me brûlant un peu les mains je remplis la tasse.
-" Si elle ne bouge pas, il ne lui arrivera rien ! " Dis-je en expliquant aux personnes devant le brasero qu'après un certain temps ils devraient changer l'eau.

Je revins enfin à ma place en me prosternant.
-" Chez moi, j'ai aussi vu des techniques avec des bambous, ainsi que celle où l'on chauffe un seau posé sur le ventre du prisonnier que l'on chauffe. Au préalable on y aurait mis un rat qui sous l'effet de la panique grignoterait la chair."

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Modibo Keïta le Mar 10 Avr - 0:17


Je ne pouvais qu’être déçu lorsque je me rendis compte que mon cher collègue s’était agenouillé devant cette femme. Il avait abdiqué très vite. Après tout, j’ignorais depuis combien de temps, il était esclave. Se pourrait-il, qu’on lui avait déjà brisé. Quoi qu’il en soit, il ne tarda pas à poser un baiser sur les pieds de ma nouvelle propriétaire. Je ne cache pas que lorsque son pied se dégagea de sa mule, je ne pus m’empêcher que d’apprécier la magnifique forme de membre inférieur qui était soigneusement bien entretenu. Malgré les quelques taches, qu’elle avait sur sa peau, le pied d’une femme blanche était magnifique. Surtout, lorsque les rayons de soleil caressaient chaque parcelle du pied. Cela n’avait rien avoir avec celui d’une femme africaine. L’occident m’avait-il changé ? Au point d’être complexé sur la couleur de peau de mes geôliers. Peut-être que s’était dû au fait que j’étais trop resté longtemps à leur côté et que je n’avais pas l’habitude de les côtoyer auparavant. 


Elle insista que je puisse garder le surnom ténèbres. Cela me choqua d’un côté, car j’avais l’impression d’avoir à faire à une personne m’méprisant les personnes de ma race. En même temps, je ne dirai pas que je me suis pas habitué. Je ne réagissais pas, je gardais mon calme tout en la défiant du regard. Je pouvais voir à travers son regard, qu’elle n’apprécia pas mon geste, mais aucune colère ne semblait se dessiner sur son visage. Je pense même avoir aperçu un petit sourire mesquin au bout des lèvres. 


D’un geste de la main, deux gardes me saisirent, pour ensuite plaquer ma tête contre les barreaux. En quelques secondes, je me retrouvais les mains et les pieds liés. J’avais beau essayé de me libérer, il ‘était nettement plus costaud que moi. La jeune femme se leva pour me faire face. Elle caressa les cheveux du bridé et lui demanda ce qu’il en coûte de la défier. Malgré le charabia qu’il sortit, mon cœur commençait à battre, ne sachant pas à quoi m’attendre. Étant un guerrier dans ma tribu, j’avais appris avec le temps à dissimuler mes émotions, surtout ma peur. Tête relevée, j’attendais ma sentence avec courage. Malheureusement, son genou irradia les testicules, me laissant échapper un cri de douleur qui résonna dans toute la pièce. Cela faisait un mal de chien. En quelques secondes, j’étais presque dans les vapes tellement qu’elle avait bien appliqué son coup. Elle venait de réaliser mon fantasme. Depuis le temps que j’attendais ce moment, mais je n’avais jamais oser demander à une femme de ma tribu de me le faire, sous peine qu’elle puisse penser qu’un sorcier ou un marabout m’avait pris ensorcelé. Une femme m’avait enfin frappé à cet endroit et de surcroît une femme blanche. Que demander de plus. 


Il m’a fallu près de vingt minutes avant de reprendre totalement mes esprits, j’étais presque assommé par la douleur reprenant mon souffle petit à petit. C’est fascinant de constater à quel point une femme avec un corps aussi fragile pouvait vous faire rompre aussi facilement. L’avantage qu’une femme avait face à un homme s’était le fait qu’elle n’avait pas de testicule et ne pouvait ressentir ce genre de douleur. Le coup porté était tellement puissant que je pouvais sentir mon sexe rétrécir en dessous de sa taille normale. Mais lorsque la douleur s’interrompit, il reprit de la vigueur au point même de créer une énorme bosse au niveau de mon entre-jambe. J’avais tellement aimé cela que je ne pouvais plus me retenir. Cela ne m’empêcha pas, mes yeux rouges, remarquer avec stupeur, le bridé passé maître dans l’art de la torture.  

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Aysun Tarsakhan le Mer 18 Avr - 20:05

La tournure des évènements commençait à devenir intéressante, voire même intriguante aux yeux de la noble ottomane, qui ne pouvait s'empêcher d'y porter ses yeux avec fascination. La cruauté était un péché ; mais elle priait chaque matin et chaque soir, alors elle trouverait certainement le temps de demander pardon - sans compter qu'Allah pardonnerait bien les actes inconsidérés d'une simple femme à l'intelligence inférieure.

Elle fixa d'abord le noir se tordre de douleur, en le fixant d'un air hautain, avant d'ouvrir légèrement sa tête, presque choquée. Sous ses braies se formait une énorme bosse qu'elle connaissait bien pour la reconnaitre chez son mari, et Aysun détourna pudiquement les yeux en manquant de ricaner comme une jeune vierge. Qu'il était drôle ainsi, vulnérable, battu mais heureux de l'être - si ce n'était pas de la perversion, alors elle n'avait aucune idée de ce que c'était.
Enfin, son attention fut attirée par le Bridé qui fit s'approcher l'esclave, avant d'exiger un collier d'esclave. Sans trembler et sans la regarder, il s'appliqua à inventer une nouvelle torture dont la jeune femme n'aurait jamais eu l'idée.

Ainsi, la noble dame applaudit doucement, se redressant même pour fixer la servante qui pleurait doucement, en s'efforçant de rester aussi droite qu'un piquet.

- "Cette méthode avec le rat est très intéressante. Tu devrais essayer un jour, pour montrer à mon époux. Il sera très curieux, et moi aussi d'ailleurs. Mais il ne serait pas convenable que j'y assiste... Bref. Tu vois, Ténèbre... tu vois ce qu'il va t'arriver si tu n'es pas obéissant... A partir de maintenant, j'exige que tu me sois soumis, totalement. Vous serez mes gardes du corps, et votre loyauté sera totale. Tu vois... Comme cette esclave..."

Aysun se rapprocha de la malheureuse qui tentait désespérément de ne pas trembler.

- "Celle-là répandait des rumeurs. Il semblerait que je n'étais pas assez gentille... qu'elle n'était pas assez libre."

Avec un sourire narquois, elle fit signe au Bridé.

- "Montre à ton camarade ce qu'il lui arrivera... et détache-le ensuite. Vous aurez la responsabilité de mater cette femme et de lui faire passer ses idées de rébellion. Vous êtes mes chiens, et vous obéirez comme des animaux que vous êtes. Montrez-moi votre inventivité, mais ne la tuez pas. Elle doit pouvoir garder un peu d'énergie pour la suite. Allez..."

Elle fit un geste négligeant de la main, avant de se réinstaller sur son canapé. Puis, faisant mine d'être pensive, la Dame rajouta :

- "Ne tachez rien. Bridé, tu es le chef, mais vous serez tous les deux responsables. Puis ensuite, baisez-moi les pieds. Avec toute votre adoration."

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Sam 21 Avr - 20:38

Impassible était ma figure. Mon regard, toutefois n'était pas le reflet de mon âme. Plutôt son opposé. J'avais du chagrin. Devant un miroir, je verrai un homme hideux et détestable !
Un homme faisant du mal sans motifs, si ce n'était par égoïsme, juste pour ne pas souffrir lui-même. Par peur, et qui pour cela s'était même rabaissé à cracher sur sa fierté.
Malheureusement, cet homme là, c'était moi ! Et revenir en arrière, une chimère intouchable.

La sagesse des philosophes de mon pays m'avait manqué, une sagesse que j'avais confondu avec de la lâcheté. Je croyais faire briller mon âme par un héroïsme inutile, qui au lieu de me faire toucher les étoiles, déposa mon existence dans les griffes d'une sorcière intraitable.

Les applaudissement léger de Dame Aysun m'irritaient. Un bref instant, je plongeai mon regard dans celui de l'esclave comme pour lui demander pardon pour le mal que je lui causais. Les larmes comme réplique bouleversa mon coeur, mais je n'avais plus le choix...
Le soleil de nos vies se redressa même pour voir un peu mieux l'éloge de la douleur que je venais de dessiner sous ses yeux.  

Sa voix mélodieuse raisonna ! Un compliment pour mon ingéniosité, des mots pour celui qu'elle avait nommé Ténèbre, puis l'illustration de sa cruauté si jamais il refusait de se soumettre les bras ouverts.
La Maîtresse des lieux s'approcha de la malheureuse, en contant la raison de cette sanction. L'esclave avait-elle tord ?
Une question qui méritait une réflexion que je n'osais pas faire maintenant. Je relevai légèrement le menton lorsque le soleil vénéré m'adressa la parole pour m'expliquer ce que je devais faire, et ce que nous étions, Ténèbre et moi. Un frisson me parcouru...
Quand on suit quelqu'un de bon, on apprend à devenir bon. Quand on suit un tigre on apprend à mordre ! Disait un proverbe dans mon pays.

J'inclinai mon buste pour montrer mon obéissance sans dire un mot, et je dévoila au nouveau venu la posture de la jeune femme.
A cet instant, je remarquai dans son entre-jambe une chose qui heurta mon esprit. Que voulait-dire cela ? Pouvait-on prendre du plaisir à subir des sévices ?

Avec l'aide d'un garde nous délivrâmes la nouvel acquisition de Dame Aysun. Puis l'air apaisé et serein je m'adressai à l'esclave.
-" Fais le mal, alors tu recevras le mal... Dame Aysun n'est que le reflet de ton comportement ! Comporte-toi bien, alors, au lieu de ses coups griffes, tu auras des caresses. " Dis-je avec une conviction intrigante pour dire que notre sort ne dépendait que de nous-même.
J'observai Ténèbre un instant. Sa stature était incroyable. Je n'avais jamais vu cela. Contrairement à moi, il possédait des muscles bien forts, et une silhouette de laquelle émanait une terrible puissance.

Ensuite je vins me prosterner devant la noble ottomane.
-" Maîtresse, pouvons-nous disposer d'une bassine d'eau. Ainsi nous pourrions plonger sa tête dedans... " Soufflai-je d'un ton humble. Dans le fond j'avais honte de ce que je disais... Alors brièvement je tournai la tête en direction de Ténèbre.
-" Ton esprit possède-t-il des connaissances pour assouvir le désir de Dame Aysun ? "

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Modibo Keïta le Mar 1 Mai - 16:31

Une profonde pitié m’envahissait, lorsque mon regard se posa sur l’esclave. Elle s’efforçait de lutter contre sa tremblote. Le bridé m’avait grandement déçu et écœuré. Comment pouvait-il se laisser aller à des pratiques obscènes. Cela semblait être incompréhensible. Il était esclave tout comme moi, ne devrait-il pas comprendre la douleur dans laquelle nous nous trouvions. Décidément, toutes les personnes blanches ou similaires, ne possèdent aucun sens moral. lui être inférieur. Mais qu’en est-il du bridé, qui avait une peau similaire à ceux des blancs. Décidément, toutes les personnes blanche ou similaire, ne possède aucun sens moral. 

Je voulais porter assistance à la jeune esclave, mais malheureusement, je n’étais pas libre de tout mouvement. Les deux brutes m’avaient bien ficelé. Mes testicules n’étaient plus irradiés, mais cela, m’avait laissé un souvenir, dont j’en suis pas fier.Je voulais porter assistance à la jeune esclave, mais malheureusement, je n’étais pas libre de tout mouvement. Savoir qu’une faible femme était capable de mettre à K.O un guerrier comme moi était jouissif. Je n’étais pas là pour me laisser vaincre par cette femme, même si mon corps dévoilait le contraire. 


Cette fois-ci, mon regard se posa sur le visage du bridé. De la satisfaction pouvait se lire sur chaque parcelle de sa figure. Il se sentait motivé grâce au encouragement de la maitresse des lieux. J’ignore de quelle façon elle l’avait brisé, mais en tout cas, il lui était dorénavant dévoué. Elle me mit en garde en me faisant comprendre que la même chose m’attendait si je n’étais pas obéissant. Il en faut plus que cela pour m’effrayer. 


Toute cette torture à cause des rumeurs. Au vu du spectacle et de la satisfaction de la maîtresse je finis par me dire que l’esclave n’avait pas tort. Elle était cruelle et aucune once de gentillesse ne pouvait émaner d’une femme pareille. En plus, le bridé venait d’avoir une promotion. Au vu du spectacle et de la satisfaction de la maîtresse, je finis par me dire que l’esclave n’avait pas tort. Suivant les ordres à la lettre, il vint me détacher avec l’aide d’un garde. Heureusement pour moi, j’avais débandé. Hors de question pour moi, de montrer à cette mégère mon petit côté soumis. 


Je ne comprenais pas ce que le bridé me disait. Pourquoi parlait-il de la sorte. Cherchait-il à se prouver quelque chose. Le plus important, s’était d’avoir compris l’essentiel et je savais à quoi m’attendre si je devais désobéir. Nous jouerons donc la carte de la reddition et lorsqu’ils baisseront leur garde, c’est à ce moment que je frapperai. Mon regard plongé dans le sien, j’intimidais le bridé. Il n’était rien comparé à moi. Je doute même que dans son village, il a été un guerrier. Même lorsqu’il demanda une bassine, cela ne me fit aucunement peur. Mon regard était rempli d’assurance, mais pour l’heure, je devais jouer un double jeu et quand le moment viendra, je m’occuperai personnellement du jaune et de sa maîtresse. 


-Tu en doute? Dis-je en défiant mon confrère du regard.  On pouvait voir de l'assurance dans mes yeux. Mais pour l’heure, je devais jouer un double jeu et quand le moment viendra, je m’occuperai personnellement du jaune et de sa maîtresse. Puis-je m’approcher pour baiser votre pied Dame Aysun ? 
Ajoutai-je en inclinant mon buste. Malgré le fait, que j’avais décidé de jouer la comédie, mon esprit n’était pas du même avis. À la vue de son magnifique pied, j’étais en train de baver et je me remis à bander. 

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Aysun Tarsakhan le Jeu 3 Mai - 21:09

Aysun commençait à soupirer.

Il fallait dire qu'elle commençait à s'ennuyer. Tout allait trop lentement - la servante allait céder, car elle la savait peu endurante et surtout apeurée. Il y aurait alors des taches de sang et si cela ne partait pas bien, il faudrait refaire alors toute sa décoration ! Comme si elle n'avait que cela à faire !
Ses esclaves mâles la décevaient également grandement.

Ses ordres n'étaient suivi que fort mollement, voire pas du tout, et la fille et femme de pacha commençait à s'en trouvait même irritée.
Elle lança un regard furibond à sa servante qui poussait un gémissement plaintif, et fit un signe énervé à un garde, qui la délivra de son collier improvisé ainsi que de la tasse. Puis elle se redressa, ignorant les deux mâles étrangers, parcourant de long en large son boudoir, à petites enjambées féminines et bruissantes.

- "Je ne sais pas ce qui me retient de me débarrasser de vous deux, en réalité. Si vous n'êtes pas capable de suivre des ordres simples, je ne sais que faire de vous."

Pris d'un élan de rage incontrôlable, elle s'élança sur le noir, et, montrant le sol du doigt, esquissa un sourire méprisant alors que deux gardes l'obligèrent à s'agenouiller. Sans hésiter, elle le roua alors de coups de ses babouches dorées, avant de lui cracher dessus.

- "Voilà ce que tu mérites, Ténèbre ! Je t'avais dit de me baiser les pieds APRES ta tâche, espèce de bougre d'idiot stupide ! Quant à toi..."

Elle fixa soudainement l'asiatique en tapant dans ses mains.

- "A genoux. Implore ma miséricorde. Je te donne une dernière chance, mais si ton camarade et toi ne faites pas ce que je demande, vous resterez au cachot pendant une semaine après le fouet. Et n'escomptez pas que je change d'avis, ou je vous revendrais à une maison de plaisir. Vous y serez les chiens de nombres de clients, je vous le garantie. Alors prends une bassine, ou que sais-je, mais agissez. Et vite."

A nouveau, elle soupira de rage, avant de saisir le visage du Bridé entre ses doigts, lui pinçant sans pitié le menton de ses ongles policés.

- "Montre que tu es un bon chien, Bridé. Ma patience a des limites."

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Sam 5 Mai - 20:29

La patience est une vertu. Visiblement ce n'était pas le cas chez notre soleil. La lenteur de nos actes l'agaçaient. Pourtant, j'avais pris soin de mettre en place une souffrance psychologique qui ne pouvait se manipuler qu'avec le temps.
Et puis il y avait Ténèbre, un individu étrange et paradoxal. Un instant il me défia du regard. Que cherchait-il ? A m'effrayer ? A prouver qu'il était plus fort que moi ?
Cette pensée là je lui cédai volontiers. Il faudrait être inconscient pour nier qu'il était beaucoup plus puissant, grand et costaud. Tout l'inverse de moi, dont la silhouette était plus fine, légère et souple.

Mon visage exprimait de l'indifférence, mon regard aussi. En toute circonstance, je possédais ce don là, de ne guère montrer mes sentiments. Je donnais toujours cette impression douce, ou terrifiante quant aux sentiments, qui toujours, semblaient glisser le long de mon âme sans m'affecter.
La complicité que désirait notre Maîtresse n'était, apparemment, pas prête à se montrer sous un beau jour.
La nouvelle acquisition, docilement, se proposa pour baiser les pieds de la noble. N'avait-il pas saisi la volonté qui pour nous prenait des airs de volonté divine ?  

Un garde, obéissant à Dame Aysun vint délivrer l'esclave. Devais-je regretter mon geste ? J'avais la certitude qu'elle-même avait conscience que nous n'avions guère le choix. Ne fus-je pas moi-même victime de cette cruauté ?
Le soleil exprima ensuite son mécontentement. Je gardai mon calme, et m'écarta un peu lorsque prise de fureur la noble se jeta sur Ténèbre que des gardes avaient au préalable mis à genoux. Elle le frappa avec rage.

Je n'osai pas me dire qu'il le méritait ! Pourtant je le pensais. Elle lui cracha même à la figure ! Allait-il comprendre que sa vie avait changé, qu'il ne servait à rien de brandir haut son orgueil à présent. Sans ses hésitations, son mépris à mon endroit et sa désobéissance nous aurions pu éloigner la colère et la douleur. Le destin était ainsi fait !

Après celui qui venait d'arriver, ce fut à mon tour de subir la foudre sacrée. Je connaissais la leçon par coeur. Le son de ses mains qui se choquèrent dans un son sec et mélodieux fit que comme un pantin je posai mes genoux au sol.
-" Je vous en supplie Maîtresse, pardonnez-nous. Ayez pitié. Accordez-nous votre clémence, et pour vous satisfaire, une ultime chance. " Dis-je en latin d'un ton humble et solennel. Pouvais-je faire autrement, il m'était impossible de ne pas rester ici, être vendu sonnerait la fin de mon dessein de retrouver Xiulan.

Dame Aysun, toujours dans son excès de rage me pinça le menton, allant presque jusqu'à me griffer jusqu'au sang avec son ongle. Je baissai les yeux avec humilité, en encaissant encore une humiliation que je domptai plus par habitude que par envie.
-" Oui Maîtresse..." Lançai-je dans un souffle solennel pour lui prouver ma dévotion.
Quand elle me relâcha, et s'éloigna un peu, je compris que je pouvais me relever, ce que je fis en gardant mon regard bas.

La bassine pleine d'eau glacé arriva, je me tournai vers Ténèbre. Pourvu qu'il fasse preuve de sagesse, me dis-je avec un brin d'angoisse. Savoir mon avenir lié au comportement d'un inconnu me déplaisait. Plus encore quand cet inconnu semblait disposer d'un esprit bien différent du mien.
Je posai ma main sur le bras de la jeune esclave, qui tremblante accepta son sort. Elle savait que fuir serait source d'un plus grand malheur.
Lorsqu'elle fut devant la bassine, je joignis les paumes de mes mains devant ma poitrine. D'un geste de la tête rapide je demandai à Ténèbre d'agir, d'empoigner la tête de notre consoeur et de la plonger dans l'eau jusqu'à ce qu'elle atteigne sa limite. Je lui adressai quelques mots.
-" Tu apprendras que notre toute puissante Maîtresse est gentille si tu ne la mécontentes pas. Abreuve ton existence en te montrant obéissante, ainsi ton esprit se montrera apaisé, et le soleil te sera favorable. Dans le cas contraire..." J'attendais à présent que Ténèbre agisse ! Je le regardai avec insistance

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Modibo Keïta le Dim 6 Mai - 15:57

Le regard de Dame Aysun avait changé tout d’un coup. Je gardais tout de même mon calme, attendant patiemment ce qu’elle ferait. Ce n’est pas comme si, elle avait eu un tout autre regard depuis le début de notre séance. De la colère accompagnée d’un soupçon de mépris, surtout en ma personne. Pendant un instant, ce fameux regard fut dirigé à l’encontre de la femme esclave. La pauvre était sur le point de céder. Malheureusement pour moi, son regard changea rapidement de cible. Après qu’elle ordonna à l’un de ses sbires de libérer la jeune femme, je fus saisi et contraint à me mettre à genoux contre ma volonté. Dame Aysun ne tarda à se défouler sur moi, me frappant au niveau du ventre ainsi qu’au visage. Elle n’était pas allée de main morte et je me retrouvai rapidement avec la lèvre fendue. Rien de grave, juste un peu de sang que j’essuyais d’un revers de la main. Je ne fis rien pour sa salive, qui dégoulinait le long de ma joue. Peut-être que j’avais aimé. 

Notre nouvelle maîtresse n’avait pas beaucoup apprécié notre attitude. À son goût, nous sommes lents à la détente. Sur ce point, elle n’avait pas du tout tort. Je n’avais pas saisi sur le coup ce qu’elle attendait de moi. Ceci dit, de la colère montait en moi comme une lave en fusion. Se laisser frapper sans avoir l’occasion de riposter ou de protester était irritant. Quant à mon érection, elle n’avait pas cessé et ceux, malgré le fait que j’avais été roué de coup de babouche. Pourtant l’intention de baiser son pied, ne m’avait pas paru abject cette fois-ci. Au contraire, le seul fait d’y penser avait créé une profonde excitation en moi. Mon regard restait fixé sur ses pieds. Ce même pied qui avait été le déclencheur de mon plaisir. Et que dire de sa jambe, celle qui m’avait irradié les testicules. Étais-je en train de tomber amoureux des châtiments corporels que cette femme m’octroyait ? Si je ne décidais pas de reprendre mes esprits rapidement, je risquerais de mettre ma vie en danger. 


Ce fut autour de mon cher collègue bridé. Qui s’en sortit juste avec quelques blâmes. Comme une larve, il implora le pardon de Dame Aysun dans une langue qui m’était inconnue. Le pauvre, tant que je déciderais d’être un rebelle, il aura à subir ce genre de désagrément. Ne voulant pas devenir un chien dans une maison de plaisir ni me retrouver enfermer pendant un long moment, je décidais de changer d’attitude. Du moins, pour l’instant. À contre cœur et par un regard explicatif du bridé, je savais ce qu’il me restait à faire. J’empoignais la tête de la jeune demoiselle, pour ensuite la plongée dans la bassine. Quelle horreur, je pouvais sentir le froid qui envahissait mes mains et ses cheveux mouillé qui entoura mon bras. Moi qui m’étais juré de ne pas faire du mal à une femme, je risquerai de devenir un instrument de torture pour une femme. 

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Aysun Tarsakhan le Mer 16 Mai - 13:36

Ses petits jouets faisaient enfin, enfin montre d'humilité.

Son gentil petit Bridé baissait les yeux sous la morsure de ses doigts, et Aysun Tarsakhân en lâcha un petit sourire de plaisir. Un côté en elle aimait à infliger la souffrance et la peur, à apprendre l'obéissance à ces étranges orientaux. Elle qui n'avait eu que des servantes et fort peu de serviteurs mâles - à moins qu'il ne s'agisse d'eunuques - connaissaient à son tour le plaisir de dominer l'autre, de se sentir naturellement supérieure.
N'était-elle pas fille de pacha, et épouse d'un autre ? Son rang était très élevé, car peut-être même que sa future progéniture pourrait se montrer digne d'un des nombreux fils de l'empereur ; aussi la jeune fille était-elle d'une fierté outrancière, et voir ainsi ses "protégés" ainsi remis à leur place calma sa colère.

- "Je suis d'une immense mansuétude, sachez-le. Je vous accorde ma clémence, mais tâchez de la mériter. Je ne peux tolérer de tels écarts de conduite."

Son jaune se redressa alors qu'elle regagnait son petit canapé, faisant signe à une autre servante de recommencer à l'éventer. Elle reprit ses aises, tandis que d'autres esclaves apportaient une bassine d'eau glacée. Le noir semblait s'être heureusement repris - et elle eut un petit sourire un peu amusé, en laissant son regard sombre errer sur les formes de son nouveau chien. Il sembler aimer avoir mal. c'était si... étrange qu'il ne fallait surtout pas que son époux soit au courant ! Il lui demanderait alors d'en faire un eunuque, car personne ne devait lui soupçonner une liaison.
Sa réputation devait être parfaite et intacte.

Doucement, la riche étrangère tapa joyeusement dans ses mains alors que ce dernier obligeait la domestique à se mettre à genoux, puis qu'il l'obligeait à plonger sa tête dans l'eau glacée.

- "C'est une excellente idée que tu as eu là, Bridée. Je suis contente que Ténèbre se soit finalement décidé à obéir. Mettez-vous tous à genoux, maintenant... Vous allez voir ce qui arrive à ceux qui me défie. Ensuite, vous me baiserez les pieds et vous aurez une petite surprise, que je regarderai attentivement. Puis on viendra vous donner des habits décents, et vous retournerez dans vos cages. Vous dormirez dans les geôles et on vous attribuera des tâches à l'aube. Vous allez mériter votre place."

Elle émit un petit rire perlé, en s'approchant de la malheureuse transie de froid, à genoux, toujours en train de récupérer son souffle. Doucement, Aysun vint caresser ses cheveux trempés, la fixant avec une expression compatissante.

- "Tu as été très vilaine. Sache qu'ici, je ne tolère que la plus stricte obéissance. Alors voilà ma sentence : quand les deux esclaves auront terminés de profiter de ton corps, tu seras noyée dans cette bassine par l'un d'entre eux. Ils me présenteront ta tête comme preuve de ta punition."

Du bout du doigt, elle vint cueillir une larme qui coulait sur la joue glacée, et fit signe à un garde de lui lier un pied à une cage avec une chaine de fer.

- "Tu ne pourras pas fuir, ainsi. Vous deux, je vous laisse faire. Mais vous confierez sa tête à un de mes gardes... Je la veux dans trois heures au maximum. Profitez bien de votre récompense. Quant à moi, j'ai une leçon d'italien. Il ne serait pas décent qu'une dame assiste à une scène de luxure."

Doucement, la jeune femme avança son pied d'abord vers le Bridé. Lorsqu'il l'aurait baisé, l'esclave noir devrait en faire de même ; puis la Dame se retira, suivie de ses serviteurs, ne laissant qu'un garde imposant pour veiller à ce que ses ordres soient suivis.

Spoiler:
[Je vous laisse continuer le topic, entre vous deux ! Néanmoins, je le suivrais avec attention, si vous voulez que j'intervienne à nouveau, n'hésitez pas Smile]

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Jeu 17 Mai - 18:28

Elle fit preuve de clémence. Heureusement. Même si pour cela, il fallut se rabaisser, et exécuter une action peu glorieuse.
Notre condition nous exonérait des choix, nous devions avec Ténèbres obéir pour ne pas connaître un sort plus humiliant encore que celui d'implorer le pardon.
Je devais me montrer fort, il fallait l'être pour tout perdre comme cela était le cas. Nous étions les bras de la colère de la Maîtresse à l'endroit de la servante qu'il fallait torturer.

Cette fois-ci, il n'était pas question d'échouer, ni même de chercher à adoucir la souffrance. Le nouvel esclave se décida à se soumettre enfin. Ce fut lui, qui, sous les applaudissements de Dame Aysun, vint plonger la tête de la malheureuse dans la bassine d'eau froide jusqu'à ce que son agitation signala qu'elle n'en pouvait plus, à ce moment là, Ténèbre la releva.
Une fois, deux fois, elle gémissait, implorait la pitié. Elle me causait de la peine, mais la décision ne nous revenait pas.
Alors que l'imposant esclave posa sa main sur la tête de la servante pour la plonger une nouvelle fois, la noble ottomane après m'avoir félicité pour mon idée nous ordonna à tous de nous mettre à genoux.

Ordre que j'exécutai, la servante aussi, pourvu que Ténèbre en fasse de même, pensai-je en fixant humblement le sol.
De sa voix mélodieuse la Dame déroula l'avenir proche, les habits décents, le retour dans la cage, et les tâches demain matin.
Le pire ? La fin de la phrase, gagner notre place en tant qu'esclave. Quelle misère. Une nouvelle fois, elle se mit à rire, de ce rire qui piquait l'orgueil, de ce rire qui faisait mal à l'âme et qui griffait la fierté.

Elle s'approcha de la jeune femme dont le visage et les cheveux étaient encore humides, et qui n'avait toujours pas récupéré son souffle.
Dame Aysun après le silence reprit la parole, et la sentence tomba: Elle condamna à mort la servante ! Mon coeur se souleva, pourtant je devais garder le contrôle. Quelle ignoble sorcière ! Pensai-je alors, car en plus, la mort pour cette servante viendrait de la main de Ténèbre ou la mienne.

Un pied de la jeune femme fut attaché à une cage, ainsi, disait la Maîtresse, il lui serait impossible d'échapper au destin qu'elle avait écrit.
La sentence prononcée fut suivi des mots à mon intention et à l'esclave puissant.
-" Votre volonté sera accomplie Maîtresse ! " Déclarai-je avant de me prosterner pour embrasser avec délicatesse le pied qu'elle présenta.

Lorsque l'autre esclave en aurait fait de même, elle se retira avec le reste de son cortège. Il ne restait plus qu'un immense garde pour veiller à ce que les choses soient bien faites. Ce garde était une malédiction... Sa présence rendait impossible d'exprimer sa colère, ou même de chercher une solution au grand malheur qui frappa la servante.
Je restai à genoux, puis je pris la parole après une rapide analyse de la situation.
-" La puissance dans tes mains permettront à la coupable de ne pas souffrir... " Dis-je à Ténèbre d'un ton dénué d'émotion en latin.
En effet, la force dans les bras de cet esclave devrait permettre d'offrir une fin rapide s'il appuyait bien fort lorsque l'agonie donnerait à la malheureuse ce mystérieux dernier souffle pour survivre avant que la flamme ne s'éteigne.
-" Tu as entendu notre soleil ! Si nous nous attisons sa colère, elle sera moins clémente avec nous. Hâtons d'exécuter sa volonté." Soufflai-je en me relevant avec souplesse en me haïssant, et en me demandant jusqu'où irait ma chute !

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Modibo Keïta le Dim 20 Mai - 14:34

J’espère tenir assez longtemps dans mon rôle de soumis, car je ne pense pas continuer à servir cette femme sadique toute ma vie. Elle risquera de me transformer en instrument de torture touchant au passage mon éthique. Depuis que je suis tout petit, ma famille m’avait toujours appris à respecter mon voisin que nous finissions par le considérer comme un frère. Cela faisait partie de notre culture en Afrique de l’Ouest. C’est pour cela, que nous avions développé une coutume : manger ensemble dans le même plat. Ce qui développe un esprit fraternel. Bien que nous ne sommes nullement parfait et qu’il nous arrivait d’entrer en guerre avec les tribus voisine, lorsque venais l’heure de la trêve tout le monde déposait les armes. Je ne suis pas souvent d’accord, avec la politique du nouveau roi du Mali, mais je dois le reconnaître que c’est un homme sage, qui respect nos traditions. 


L’homme blanc, est très différent nous, du point de vue culturelle et physique. Mais cela ne fait pas de lui une personne à exclure, c’est un être humain également, même s’ils ne nous voyaient pas ainsi. L’éducation ou encore ma culture m’a poussé à respecter ces personnes, quel que soit leur comportement. Surtout qu’ils n’ont pas cette coutume fraternelle comme nous les Africains. 


Sous les encouragements de ma nouvelle propriétaire, d’un geste de la main, je tenais fermement la tête de la jeune esclave. Je jouais certes mon rôle à la perfection, mais mon cœur n’était pas du tout en accord avec mon geste. Comme dirait un homme spirituel, mon esprit et mon corps était en désaccord. Un guerrier ne devrait jamais hésiter lorsqu’on lui donne un ordre, il devrait mettre de côté le doute. Malheureusement, cette jeune femme ne m’avait rien fait et elle se retrouvait dans la même situation que moi : esclave des blancs. Elle me faisait presque pitié en me suppliant d’arrêter. La pauvre, dans mon regard, elle voyait un homme sans pitié, mais elle ne pouvait pas voir mon cœur. J’avais appris à compartimenter mes sentiments pour ne pas dévoiler mes émotions à mon adversaire. 


Le bridé répondit à notre maîtresse concernant la sentence, mais moi, je ne pus répondre sur le coup. Secouant ma tête pour revenir sur terre, je pus répondre à contre cœur à maîtresse. Le pire, c’est qu’elle sera administrée par l’un d’entre nous. Mon cœur battait à la chamade, car je ne souhaitais pas une nouvelle fois prendre la vie à une personne. Ma victime fut attachée à une cage et j’écoutai avec stupeur la sentence qui lui a été donnée. Deux choses m’empêchaient de le faire. Tout d’abord, je ne souhaitais pas lui prendre, quant à la seconde chose, je me retrouvais dans un état second lorsqu’elle me présenta son pied. J’avais oublié tous mes soucis, car mon fantasme avait repris le dessus. Lorsque mon visage était suffisamment près de l’objet de mon désir, instinctivement, je sentis son pied odorant qui m’excitais de plus belle. Lorsque mon visage était suffisamment près de l’objet de mon désir, instinctivement, je sentis son pied odorant qui m’excitais de plus belle.


-Que votre volonté soit faite. Dis-je avec un accent purement africain. Je m’essuyais la bouche, car je salivais au moment où j’avais ouvert la bouche. Son pied me faisait tant d’effet. Je pus le baiser avec tendresse et passion. J’étais heureux de bander en son honneur. 
Lorsque tout ce beau monde sortit de la pièce, je me relevai de façon spontanée sans comprendre un seul mot de mon voisin qui se remettait à parler dans une langue bizarre. J’attrapai le cou de l’esclave avec mes deux mains et je commençais à l’étouffer. Cette fois-ci, mes yeux avaient viré au rouge, car j’étais au bord des larmes, prendre la vie ainsi était pénible pour moi.


-Pardonne-moi, lui dis-je, tu ne sentiras rien. 


Elle suffoqua tout en essayant d’aligner quelques mots, mais mon geste se fut pressant que je souhaitais que la vie quitte son corps le plus rapidement possible.Lorsque tout ce beau monde sortit de la pièce, je me relevai de façon spontanée sans comprendre un seul mot de mon voisin qui se remettait à parler dans une langue bizarre. Ce n’était pas la première fois que je le faisais, mais à une femme s’était le cas. 

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

Message  Xialong le Sam 26 Mai - 14:09

La noble ottoman s'était retirée avec son cortège en nous laissant, l'imposant esclave et moi face à sa volonté. Prendre une vie était tragique. Pouvais-je me consoler me donnant comme raisonnement le fait que ce n'était pas nous qui allons la tuer, mais notre soleil par sa sentence.
Avions-nous le choix ? Désobéir nous ferait tomber du maigre fil sur laquelle tenait nos vies après l'avertissement qu'elle nous lança et la clémence qu'elle nous accorda.

Je ne pouvais pas me permettre de partir d'ici. Je me devais donc de serrer les dents, et de subir les foudres, et les crachats sur mon orgueil et ma fierté.
Heureusement, l'autre esclave s'était montré docile, et avait baisé le pied de la maîtresse avec une dévotion mystérieuse.
Cet homme me paraissait curieux dans sa façon d'agir. J'avais la sensation que sa soumission n'était pas feinte, qu'il voulait se rebeller mais qu'il prenait du plaisir à se faire rabaisser malgré tout.

Un sujet dont je moquais malgré tout, car le plus important fut qu'il ne fit rien qui puisse déplaire à notre Maîtresse.
Le garde fort bien armé qui avait la charge de nous surveiller, ne faisait pas que cela. Ses yeux imprimaient nos mouvements, ses oreilles gardaient en tête nos mots, et ensuite, il deviendrait un livre ouvert pour Dame Aysun.

Ténèbre se releva aussi, et comme moi, il n'avait apparemment aucune envie de prendre du plaisir. Là, il voulait aller vite.
D'ailleurs il attaqua rapidement la tâche en plongeant la tête de la malheureuse dans l'eau. La poigne de Ténèbre n'allait lui laisser aucune chance.
Son corps s'agita, elle balança ses bras, ses jambes comme une damnée, mais rien... Ténèbre fut trop fort, et après d'ultimes gesticulations, elle cessa d'être.

Humblement, je baissai la tête, comme pour lui demander pardon et prier pour que son âme puisse trouver le réconfort.
Puis je jetai un coup d'oeil en direction du garde. Ce dernier dirait tout... Une épée était aussi là pour accomplir le dernier geste. Sans doute le pire, et cette fois c'était à mon tour, Ténébre avait dérobé l'étincelle de vie, moi je devais maintenant ôter la tête du corps qui serait ensuite présenté à la noble ottomane pour finir et accomplir la sentence de celle-ci.

Je montrai la lame à Ténèbre et mima le geste qu'il fallait faire afin de terminer la punition de la pauvre servante.
Mon mime était simple et clair et devait permettre de nous comprendre. Il devait poser le corps de sorte à ce que je puisse en un geste précis et vif et sans complication couper la tête.

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Re: Le dernier souffle de l'orgueil [ Dame Aysun ]

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